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10 avril 2026Analyse : L’équipe éditoriale propose un résumé des informations principales.
Selon notre équipe, l'article intitulé « Cinq ans de prison requis à Paris contre une figure d’ETA réclamée par l’Espagne » mérite un regard attentif.
Résumé rapide
L’avocate générale Naïma Rudloff a demandé à la cour d’assortir la condamnation d’une interdiction définitive du territoire français pour Josu Urrutikoetxea, qui vit dans le sud-ouest et a comparu libre sous contrôle judiciaire.
Le parquet général de la cour d’appel de Paris a requis vendredi cinq années de prison avec sursis pour des faits vieux de plus de vingt ans contre Josu Urrutikoetxea Bengoetxea, une figure historique d’ETA qui avait acté la dissolution de l’organisation séparatiste basque en 2018. Au-delà de la peine éventuelle, la décision de la cour, qui devrait être mise en délibéré, présente un enjeu crucial pour celui que la police espagnole surnomme Ternera, personnalité majeure de l’histoire d’ETA, désormais âgé de 75 ans: la justice française a accepté en 2020 le principe de sa remise à l’Espagne, une fois closes les procédures judiciaires en France.
L’avocate générale Naïma Rudloff a demandé à la cour d’assortir la condamnation d’une interdiction définitive du territoire français pour Josu Urrutikoetxea, qui vit dans le sud-ouest et a comparu libre sous contrôle judiciaire. Il est notamment réclamé par la justice espagnole dans l’enquête sur l’attentat contre une caserne de gardes civils de Saragosse qui, en 1987, avait tué onze personnes, dont cinq enfants. Josu Urrutikoetxea nie toute responsabilité dans cette attaque qui avait profondément choqué l’Espagne, commise six mois après l’attentat contre le centre commercial Hipercor à Barcelone, le plus meurtrier de l’histoire de l’organisation (21 morts).
16 années de cavales
Josu Urrutikoetxea, qui souffre de problèmes de santé, aura encore la possibilité de se pourvoir en cassation en cas de condamnation, ce qui retarderait l’exécution des mandats d’arrêt européens émis par l’Espagne. Le militant basque est jugé à Paris parce que ses empreintes digitales et génétiques ont été retrouvées dans des caches de l’ETA en 2002 et 2005 à Lourdes (Hautes-Pyrénées) et Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne). Durant deux jours d’audience, il s’est employé à nier tout rôle militaire au sein de l’ETA, où il a commencé à militer à 17 ans à la fin des années 1960, sous la dictature de Franco. Considéré comme l’ancien chef politique d’ETA, il s’est dépeint en négociateur avec les autorités espagnoles et a réfuté avoir été un responsable de l’organisation ou exercé un rôle militaire.
Un temps député au Parlement autonome basque espagnol, il a été acteur des pourparlers avec Madrid qui ont conduit à l’abandon de la lutte armée en 2011 puis à la dissolution de l’organisation tenue pour responsable de la mort de plus de 850 personnes entre 1968 et 2010. Un an après, Josu Urrutikoetxea avait été arrêté dans les Alpes françaises au terme de seize ans d’une cavale entamée quand il avait été convoqué dans l’enquête sur l’attentat de Saragosse. «Avant même d’être jugé, on me traitait d’assassin au Parlement» et «je n’avais aucune garantie pour me défendre», a justifié le septuagénaire.
Naïma Rudloff a contesté le portrait de «faiseur de paix» dressé par son avocat Laurent Pasquet-Marinacce. Elle a évoqué ses «responsabilités militaires», rappelé une arrestation en 1989 à Bayonne en possession d’une arme: «On a un peu du mal à voir le synthèse avec le statut de négociateur que vous avancez aujourd’hui.» «Je ne peux me dissocier» de l’action d’ETA, «j'(étais) militant d’une organisation qui (commettait) des attentats» et pour laquelle «je travaillais dans mon rôle de négociateur», a expliqué Josu Urrutikoetxea. «L’ETA c’est 43 ans de terrorisme» et «la paix c’est aussi la réparation due aux victimes de l’ETA», a répliqué Naïma Rudloff, regrettant que le prévenu n’ait pas eu une parole pour elles. Pour l’avocate générale, Josu Urrutikoetxea a été, «sans contestation», «engagé dans le processus de négociation», mais en conservant «un pied dans le terrorisme».
Source : www.lefigaro.fr
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