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Un résumé rapide de « 27 av. J.-C., la paix du plus fort : épisode du podcast Paix, anatomie d’une promesse » selon notre rédaction.
Éléments à garder en tête
« Là où les Romains ont semé la désolation, ils appellent cela la paix« . Par ces mots, l’historien romain Tacite, dans Vie d’Agricola, 98 ap. J.-C., interroge l’héritage d’un Empire qui a fait de l’ordre sa priorité absolue. Alors que certains dirigeants invoquent encore de nos jours la « paix par la force », que signifie réellement ce modèle dont l’héritage s’inscrit depuis l’Antiquité ? Le politiste Bertrand Badie, professeur émérite à Sciences Po et auteur de L’Art de la paix (Flammarion, 2024), revient sur la naissance et l’ambiguïté de cette conception verticale du monde qui pèse encore sur notre histoire.
La Pax Romana ou l’ordre imposé par le glaive
L’histoire de la paix en Occident commence paradoxalement sous le signe de Mars, le dieu de la guerre, et non de la déesse Pax. Entre le siècle d’Auguste et la mort de Marc-Aurèle (1ᵉʳ-2ᵉ siècles ap. J.-C.), la célèbre Pax Romana ne désigne ni le bonheur, ni la coexistence harmonieuse, mais une stabilité obtenue par la force de l’Empire. Pour les Romains, la paix se confond nécessairement avec l’Imperium (le pouvoir) : c’est la « paix du plus fort » qui maintient l’ordre en réprimant toute dissidence à la périphérie de Rome. Ce modèle repose sur deux piliers : la coercition militaire et la romanisation, une conséquence culturelle visant à garantir la stabilité du monde civilisé par des convictions partagées imposées par le plus fort.
Du christianisme contestataire à la « paix de Dieu »
L’arrivée du christianisme au 4ᵉ siècle aurait pu changer la donne en introduisant une dimension spirituelle et vertueuse de la paix. Si le premier christianisme se voulait contestataire en dissociant le pouvoir de César de celui de Dieu, il a rapidement été intégré au système politique. De la conversion de Constantin à la théocratie pontificale, l’idéal de paix redevient un instrument de souveraineté au service de l’ordre. Au Moyen Âge, la « paix de Dieu » naît d’ailleurs de l’intérêt de protéger les biens de l’Église face au désordre féodal, avant que la notion de « guerre juste » ne vienne légitimer l’usage de la force au nom de la foi
Vers une définition positive de la paix ?
Pourtant, des voix alternatives émergent dès l’Antiquité. L’occasion de revenir sur l’intuition de saint Augustin, évêque d’Hippone, qui portait un regard critique sur cette paix de stabilité. Pour lui, la vraie paix n’est pas l’ordre impérial, mais une condition positive où chaque humain peut satisfaire ses besoins fondamentaux.
Un premier volet qui analyse l’ambiguïté fondamentale dont nous ne sommes toujours pas sortis en 2026 : cette confusion historique entre la paix et la simple absence de guerre maintenue par la puissance.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Notre équipe continuera à fournir une analyse régulière.

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