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Nos rédacteurs mettent en avant les points clés de « 1928, la guerre illégale : épisode du podcast Paix, anatomie d’une promesse ».
Résumé rapide
« Les hautes parties contractantes déclarent solennellement […] qu’elles condamnent le retour à la guerre pour le règlement des différends internationaux et y renoncent en tant qu’instrument de politique nationale. » Pacte Briand-Kellogg, 27 août 1928. Extrait du pacte qui rendait ainsi la guerre illégale et signalait les prémices d’un droit international. Alors que l’on invoque aujourd’hui régulièrement « l’esprit munichois » face aux crises géopolitiques, que signifiait réellement ce moment où la diplomatie a tenté de substituer l’arbitrage à la force ? Le politiste Bertrand Badie raconte cette césure où le monde a cru, le temps d’un été, pouvoir changer le cours de l’histoire.
Le Pacte Briand-Kellogg : l’arbitrage de la violence
En 1928, dans une Europe encore marquée par les 16 millions de morts du premier conflit mondial, Aristide Briand et Frank Kellogg tentent l’impossible : ériger la paix en principe fondamental. Ce pacte intervient dans une période de détente relative, portée par les illusions d’une Société des nations (SDN) naissante. Pour la première fois, la guerre n’est plus considérée comme un outil fonctionnel de souveraineté, mais comme un crime. Il s’agit d’analyser les limites de ce modèle, notamment la réticence des États-Unis à accepter un multilatéralisme qui viendrait brider leur propre souveraineté, un paradoxe qui mènera à l’échec de la SDN.
L’illusion de Munich (1938) et les dérives de l’ultra-pacifisme
Puis vient l’envers du décor : comment la volonté de « la paix à tout prix » a-t-elle pu conduire au désastre de la Seconde Guerre mondiale ? Comment Daladier et Chamberlain, en cédant face à Hitler, ont-ils commis l’erreur de ne pas regarder en face les rapports de force réels, fondés sur l’héritage de l’humiliation de la défaite ? Dans cet épisode, vous allez comprendre que la paix n’est pas simplement l’absence de guerre ; elle possède ses propres piliers que sont la dignité, le respect et la liberté. Et en oubliant ces valeurs au profit d’une sécurité illusoire, les mouvements ultra-pacifistes de l’époque ont involontairement balisé le chemin vers la Seconde Guerre mondiale.
Un changement de paradigme : quand le faible gagne
Enfin, Bertrand Badie souligne une rupture majeure avec le passé. Si à l’époque de Munich, la puissance militaire faisait encore la loi, le monde contemporain a changé de visage. Des guerres de décolonisation au Vietnam, jusqu’aux interventions en Irak ou en Afghanistan, l’histoire récente montre que la force brute ne garantit plus la victoire. Aujourd’hui, les relations internationales sont marquées par une appropriation sociale où les opinions publiques sont devenues des acteurs autonomes, rendant caducs les anciens équilibres westphaliens fondés sur la seule puissance des États.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : La rédaction continuera à observer cette actualité pour informer ses lecteurs.

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