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10 avril 2026Projet solaire sur un ancien site pétrolier pollué : une association dénonce « l’opacité » d’une procédure jugée confuse
Analyse : Voici les faits principaux observés par nos rédacteurs.
Voici quelques observations de notre rédaction sur « Projet solaire sur un ancien site pétrolier pollué : une association dénonce « l’opacité » d’une procédure jugée confuse ».
Points essentiels de l’article
Une centrale photovoltaïque de 11 MW sur près de 10 hectares est censée « verdir » l’ancien site pétrolier très pollué de Dyneff (DPPLN). S’il se concrétise, il sera l’unique en France d’une telle dimension en secteur urbanisé. Forcément, des voix s’élèvent contre et un recours est déposé en justice.
Que faire de la dizaine d’hectares qu’occupaient jadis les dépôts pétroliers de Dyneff à Port-La Nouvelle ? La société Qair a fait la seule proposition estimée valable à ce jour : un parc voltaïque produisant 11 MW d’électricité verte.
Cette grande friche polluée à plusieurs mètres sous sols s’étend de la gare jusqu’au pont du Roussillon.
Ancien site pétrolier dont les cuves ont été entièrement démantelées en 2015, le site DPPLN est aujourd’hui à l’abandon. Il présente plusieurs types de pollution, notamment par des hydrocarbures, des bitumes et des déchets issus d’anciennes installations et ce, en particulier à la suite d’un attentat perpétré par le FLN en 1958 et d’un accident industriel dans les années 90.
Dépollution réglementaire obligatoire
Dans le cadre d’un plan de gestion lié à la procédure de Tiers Demandeur et d’un futur arrêté de dépollution, des travaux de réhabilitation sont prévus avant l’implantation d’un parc photovoltaïque. Les hydrocarbures, présents sur l’ensemble du terrain à des concentrations variables, feront l’objet d’une excavation des sols pouvant atteindre deux mètres de profondeur, avec « rabattage » (méthode de forage qui consiste à insérer un tubage filtrant dans un puits foré) de la nappe phréatique notamment. Une opération, administrativement, dont le coût est évalué à 3 millions d’euros minimum.
Pour accueillir de l’habitat par exemple, la facture serait du quintuple. Raison pour laquelle des promoteurs immobiliers, régionaux et internationaux, ont renoncé à tout projet malgré l’attractivité de la zone.
Un collectif puis une association, 160 pétitionnaires
Après deux enquêtes publiques d’une durée d’un mois chacune (auxquelles ont contribué 8 personnes) et un avis favorable émis par l’enquêteur, des habitants ont décidé de se constituer en collectif, puis, depuis le 1er avril, en association pour appuyer le recours devant la justice de l’un des membres. Selon Marie Anguera, secrétaire de l’association, la pétition contre le projet a recueilli 160 signatures auprès des 6000 habitants de Port-La Nouvelle. La faute au manque de clarté concernant le projet.
À travers une note d’information, l’association alerte sur une communication jugée tardive et insuffisante autour de ce dossier d’envergure. Selon les éléments avancés, « l’enquête publique menée en juin 2025 aurait abouti à un avis tacitement défavorable ». « Pourtant, un permis de construire a été délivré le 29 septembre 2025, sans affichage immédiat. Ce n’est que le 17 décembre, à la veille des fêtes de Noël, qu’un panneau discret a été installé sur le site ».
Une note dénonce « l’opacité » du projet
Entre-temps, le permis aurait été rapidement transféré à une société privée.
Le projet est considéré comme sensible pour plusieurs raisons : sa taille industrielle, son implantation en milieu urbain, la modification du plan local d’urbanisme (PLU), ainsi que des réserves sanitaires évoquées lors des enquêtes. Des inquiétudes portent notamment sur les émissions électromagnétiques […]. L’association dénonce également une étude d’impact jugée « incomplète et l’absence de réponses des autorités à plusieurs courriers » adressés concernant le projet, le PLU ou encore l’état de pollution des sols. Ce manque de communication aurait, selon elle, limité la capacité des habitants à s’informer et à réagir. Sans prendre position sur le fond du projet, la note vise avant tout à rappeler le droit à une détail claire et accessible pour les citoyens. Pourtant, en matière de communication, Benoît Riquez, directeur du projet chez Qair, rappelle « que des rencontres ont été organisées récemment directement avec les riverains concernés ».
Sur le fond comme sur la forme, c’est en effet le tribunal administratif qui se penchera sur le dossier au plus tard au début de l’hiver. Dans l’attente, la société Qair sursoit à commencer les travaux, sachant que la seule dépollution prendra un an à un an et demi. Aucune des parties ne dévoile, pour l’heure, le contenu du recours et trie ses atouts.
Et l’après, s’il doit avoir lieu de l’envisager ? Les propositions ne manquent pas du côté des détracteurs : laisser naître une forêt naturelle, aménager un parc à chiens, une garderie pour les caravanes ou installer des conteneurs de stockage.
Deux contre-vérités sur ce projet, on vous dit lesquelles
Le projet alimentera directement l’usine d’hydrogène sur le port. FAUX
« Cette production d’énergie renouvelable viendra alimenter l’usine de production d’hydrogène Hyd’Occ qui est actuellement en cours de construction. Il est prévu d’utiliser l’ancien pipeline souterrain de diamètre 10 pouces pour acheminer le courant. Celui-ci est part du site, traverse le chenal pour arriver sur le quai du port », peut-on encore lire sur une notice de présentation du projet sur le site de la ville. C’est faux. Qair a renoncé à cette hypothèse très coûteuse en termes d’infrastructures et de travaux et l’électricité rejoindra le réseau classique. « Sachant que les électrons réagiront en fonction de la demande en se dirigeant « au plus court » donc vers l’usine Hyd’Occ », tempère Benoît Riquez, responsable du projet…
La centrale permettra à la ville d’être autonome en cas de coupure du réseau électrique. FAUX MAIS PAS IMPOSSIBLE
Lors de vifs échanges entre le maire Henri Martin et son concurrent aux municipales Christopher Malosse, le premier avait argumenté sur le occurrence que la centrale serait une opportunité pour la ville, en cas de coupure générale du courant comme lors des incendies de l’été 2025 et ce, grâce à un back-up, permettant l’autosuffisance en énergie.
C’est faux dans la mesure où le courant produit sera directement envoyé sur le réseau haute tension de RTE et Enedis. En cas de coupure, Port-La Nouvelle sera soumise au même régime que les communes voisines. Sauf, si l’opérateur réseau et le fournisseur consentent un investissement, très important, en créant une boucle locale.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Ces informations seront suivies attentivement par notre rédaction.

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