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11 avril 2026malgré les bombardements israéliens sur le Liban, des déplacés retournent chez eux – franceinfo
Analyse : Notre équipe vous propose une synthèse de cette information.
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Ce qu'il faut retenir
Malgré des frappes israéliennes qui continuent de s’abattre sur le pays et ont fait au moins 357 morts pour la seule journée de mercredi, certains déplacés libanais décident de rentrer chez eux.
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Au Liban, les familles déplacées par la guerre tentent de s’organiser comme elles peuvent notamment en périphérie de Beyrouth. Depuis début mars, Israël pilonne le pays et poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré le cessez-le-feu avec l’Iran, affirmant que le Liban n’est pas concerné par la trêve. Les déplacés du sud du pays ou de la ville s’entassent donc encore dans les gymnases, les écoles, les parcs… Mais pour certains, la vie loin de chez soi ne tient plus.
Alors des familles ont décidé de repartir vers leurs quartiers encore menacés par des frappes israéliennes. De revenir sur leur pas dans la peur, mais par nécessité. Près de la corniche, des tentes de fortunes sont alignées en plein soleil. Des enfants tuent le temps en jouant avec une bouteille en plastique tandis que des personnes âgées se serrent sous un petit coin d’ombre.
« Dès le début de la guerre on a été les premiers à aller au stade, on est restés cinq jours sur le parking sous le soleil avec les enfants, mais on ne pouvait plus supporter cette situation. Alors on est venus ici« , explique Ahmad, qui vit dans ce camp de déplacés avec sa famille depuis un mois. Ici, les enfants n’ont d’autre choix que de jouer près d’une route passante. « C’est dangereux, mais c’est moins dangereux que dans notre banlieue où un missile peut tomber à côté de nos enfants et les tuer !« , s’exclame le père de famille.
Malgré cela, Ahmad n’en peut plus. Alors il replie sa tente, prêt à retourner chez lui, dans la banlieue sud de Beyrouth, pourtant visée par les frappes israéliennes. « On va y retourner car c’est mieux que de rester ici. On n’a pas d’autre option : mourir là-bas avec dignité c’est mieux que de vivre ici comme des chiens« , lance-t-il.
Alors que Benyamin Nétanyahou appelle au désarmement du Hezbollah en prélude de négociations la semaine prochaine, la colère d’Ahmad se tourne aussi vers l’État libanais. « Nous sommes d’accord pour que le Hezbollah rende ses armes, mais à condition que le gouvernement libanais puisse nous protéger », s’agace-t-il.
« Là, c’est un gouvernement qui s’enfuit avec les réfugiés quand la guerre arrive ! »
Ahmad, réfugié libanaisà franceinfo
Ahmad ne travaille plus, ses enfants ne vont plus à l’école. Pour lui, il faut qu’Emmanuel Macron les aide à faire cesser cette guerre. À ses côtés, Moussa refuse ne veut pas d’interventionnisme : « On n’a besoin d’aucune aide, on peut travailler, on gagner de l’argent, on peut repartir a zéro ce qu’on a besoin c’est de revenir chez nous« .
Lui veut retrouver sa belle vie, son travail et sa maison. « Nous voulons la paix, indique-t-il. On veut que nos enfants grandissent, qu’ils étudient, mais en même temps je ne peux pas élever mon enfant alors qu’Israël nous attaque sans arrêt. » Moussa rentre aussi chez lui, dans la banlieue sud, malgré le danger. Car désormais, fuir la guerre au Liban, c’est parfois n’avoir d’autre choix que d’y retourner.
Reportage au Liban de Farida Nouar et Gilles Gallinaro
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Les évolutions seront analysées par notre équipe pour vous tenir informés.

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