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11 avril 2026« Leur surpopulation occasionne de gros dégâts » : pourquoi les grands cormorans sont abattus légalement dans les Pyrénées
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Résumé rapide
Une autorisation de destruction, de transport et de perturbation intentionnelle de Grand cormoran (Phalacrocorax carbo sinensis) a été donnée par la préfecture des Pyrénées-Orientales. Une réponse aux dégâts commis par ces oiseaux dans des sites de pisciculture.
Un arrêté préfectoral a donc été délivré dans le cadre d’une étude préalable nécessaire à la préservation des populations d’espèces de poissons protégées en ce printemps 2026. L’affaire, très sensible, fait déjà grand bruit. Pour le président de la fédération de pêche des Pyrénées-Orientales : « Cette dérogation s’inscrit dans le cadre d’un protocole scientifique défini par arrêté ministériel en collaboration avec les services de l’État. » Les pêcheurs catalans rejoignent ainsi leurs homologues audois, lancés dans cette même démarche en 2025. Des louvetiers vont être chargés de prélever 35 cormorans. Des oiseaux dont les contenus stomacaux vont être étudiés.
Selon les services de l’État, « la demande répond à un impératif d’amélioration des connaissances afin d’évaluer l’impact du Grand cormoran sur les populations fragilisées de la faune piscicole patrimoniale. » De plus, « il n’existe pas de solution alternative pour concourir à l’évaluation de l’impact des prélèvements effectués par le Grand cormoran dans le département. » Le décret précise enfin qu’« au vu de la dynamique de population du Grand cormoran, la dérogation ne nuira pas au maintien de l’état de conservation de cette espèce dans son aire de répartition naturelle et qu’elle ne remet pas en cause le bon état de conservation de cette espèce dans la région Occitanie. »
Une indemnisation comme pour les sangliers ?
Un décret qui n’est évidemment pas du goût de Joseph Garrigue, l’un des administrateurs du Groupe Ornithologique du Roussillon (GOR) : « Nous allons sûrement attaquer cet arrêté. On considère qu’il est inutile de tuer des oiseaux pour ces raisons. Il y a d’autres façons de faire comme de l’analyse ADN par des captures ou l’étude de pelotes de déjection. Et puis, il y a des causes de disparition des poissons plus importante que le cormoran comme le nombre de pêcheurs ou encore la pollution des rivières. C’est ubuesque on propose de tuer une espèce protégée pour protéger des espèces protégées. »
Pour moi, ce ne sont pas les cormorans qui font baisser la population de poisson
André Fonteneau, agent pour l’Office français de la biodiversité, semble sur la même longueur d’onde : « J’ai longtemps étudié le cormoran. En analysant son régime alimentaire, on s’est surtout rendu compte qu’il mangeait de la perche et du gardon, des espèces non autochtones introduites par l’homme. Pour moi, ce ne sont pas les cormorans qui font baisser la population de poisson. » Le sujet, on s’en rend compte, est très polémique mais a des conséquences directes et concrètes sur certaines activités.
Nicolas Crouilles, pisciculteur entre Serdinya et Olette, est en première ligne. « Pour moi le sujet n’est pas de savoir ce que le cormoran mange, on le sait très bien. C’est comme si on tuait 15 loups pour voir s’ils sont carnivores ou 15 brebis pour voir si elles sont herbivores. Le cormoran est un oiseau maritime, vecteur de maladies, qui doit rester en mer. Sa surpopulation occasionne de gros dégâts, notamment sur la truite Fario qui est protégée. Il faudrait que ces dégâts soient pris en compte, avec pourquoi pas des indemnisations comme cela se fait pour les dommages réalisés par les sangliers. On pourrait demander aux associations comme la LPO (ligue pour la protection des oiseaux) ou le GOR de payer pour ça. »
Source : www.lindependant.fr
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