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Notre équipe propose une synthèse des informations de « bidons, douchettes, 2h50… on vous explique le ravito plus écolo mais plus injuste ».
À ne pas oublier
BENOIT DURAND / Hans Lucas via AFP
Des coureurs lors d’un ravitaillement sur le parcours du marathon de Paris, le 13 avril 2025.
• Seuls les coureurs visant moins de 2h50 bénéficient d’un système privilégié.
• L’essentiel des participants devra apporter leur contenant et utiliser les solutions de remplissage du parcours.
L’édition 2026 du marathon de Paris, ce dimanche 12 avril, va marquer un cap à double titre pour les organisateurs. Avec 60 000 inscrits, elle va tout d’abord surpasser le record de participation précédent datant de l’année dernière (57 000). Et aussi proposer une première mondiale pour un marathon : des ravitaillements sans bouteilles, ni gobelets.
Jusqu’en 2024, les points de ravitaillements, tous les 5 kilomètres sur le parcours qui fait 42,195 km, proposaient aux coureurs des bouteilles et gobelets en plastique. En 2025, l’organisation avait décidé de simplement conserver les gobelets, qui étaient passés au carton. Pour 2026, dans un souci écologique encore plus poussé, ils laissent désormais place à l’autonomie du concurrent.
C’est-à-dire que celui-ci devra s’équiper en amont « avec son propre contenant : une flasque, un gobelet pliant ou un sac d’hydratation », expliquait cet automne auprès de Ouest-France l’organisateur de la course, Thomas Delpeuch, directeur des épreuves grand public chez Amaury Sport Organisation (ASO).
Pendant la course, « chacun pourra (…) se faire remplir son dispositif par un bénévole » ou le faire soi-même, via des fontaines autonomes à bouton-poussoir au débit ultra-rapide. « Ce n’est pas plus long que de s’arrêter au ravitaillement pour prendre une bouteille ou un gobelet », prévenait-il, pour ceux qui auraient des doutes sur une éventuelle perte de temps pour leur chrono.
Malgré ces déclarations il y a plusieurs mois, le dispositif a depuis quelque peu évolué. Et tout le monde ne sera pas logé à la même enseigne. Les concurrents « élite », puis finalement tous ceux visant un temps de moins de 2h50, bénéficieront de ravitaillements différents et plus avantageux. Pour eux, qui devront donc courir à moins de 4 min/km, des « bidons type élite » (les mêmes qu’au cyclisme) préremplis par l’organisation seront disposés sur des tables dans les 13 zones de ravitaillements. Ils auront l’obligation de les jeter 150 mètres plus loin dans une zone avec plusieurs grandes corbeilles, sous peine de disqualification.
97 % des concurrents concernés
« Au départ de la course, ce sont entre 1500 et 2000 coureurs qui sont sur cette allure. Ils devraient être entre 700 et 900 coureurs à l’arrivée », a précisé l’organisateur Thomas Delpeuch sur RMC courant mars. L’année dernière, 688 coureurs avaient terminé en moins de 2h50.
Mais attention pour ceux présents dans le sas de départ de 2h50 qui viendraient finalement à ralentir leur allure en cours d’épreuve : ils n’auront plus le droit à un moment donné à ces ravitaillements préférentiels, les bidons étant automatiquement retirés une fois passé le temps calculé pour terminer en 2h50 maximum.
Au-delà, les coureurs devront donc basculer « vers le système avec rampes à eau, douchettes et contenants personnels ». « Cette année, il y aura moins de distance entre chaque ravitaillement pour (…) permettre de remplir [son] contenant fréquemment et sans attente », promet l’organisation sur son site, ajoutant que « le nombre de points de ravitaillement va significativement augmenter, notamment sur la seconde partie du parcours ». Une soixantaine de rampes à eau sont ainsi annoncées sur le parcours, en plus des 13 points de ravitaillement.
Un système qui va donc être utilisé par 97 % des inscrits, qui a essuyé des critiques, notamment au sein de communautés et de sites de passionnés de running. « Pour un marathon, c’est un non-sens total. Devoir couper son effort pour aller remplir un contenant plusieurs fois pendant la course, ou partir avec un sac de trail alors qu’on est en ville, on a vraiment touché le fond. (…) Pour ceux du milieu de peloton, il va falloir se faire à l’idée de faire la queue aux robinets », peste ainsi un utilisateur de Reddit dans un topic consacré au running.
Un premier test sur le semi-marathon
Malgré tout, l’organisateur s’attendait aux commentaires négatifs et comprend l’injustice. Il assume. « On en est conscients mais il fallait fixer une barre. Si on avait fixé cette barre à 3h10, ceux de 3h11 n’auraient pas été satisfaits. De toute façon, il y a une frustration derrière. 4 minutes au kilomètre, c’est un choix pour cette première expérience », explique Thomas Delpeuch sur RMC.
Le 8 mars, le système a déjà pu être éprouvé lors du semi-marathon de Paris, couru par près de 50 000 personnes – un record là aussi. L’Équipe avait interrogé plusieurs participants après la course, qui faisaient globalement part de leur ressenti positif sur ce nouveau système de ravitaillements. « Je n’ai pas rechargé ma flasque, mais il n’y avait aucune attente pour les douchettes », commentait ainsi une coureuse, ajoutant toutefois ce « bémol » : « c’est qu’il fallait évacuer l’aire d’arrivée rapidement sans avoir vraiment le temps de s’hydrater correctement ».
« Je me suis arrêté une seule fois pour remplir ma flasque mais la pression de la douchette était si forte que j’ai été éclaboussé sans que la flasque se remplisse vraiment », témoignait de son côté un autre concurrent, qui a aussi constaté qu’« il [était] difficile de se recaler dans son allure après quelques secondes d’arrêt ».
Avec environ 10 000 concurrents supplémentaires et une course deux fois plus longue, il faut prendre en compte que la logique sera toutefois différente sur le marathon ce dimanche.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Cette situation sera observée de près par nos journalistes.

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