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11 avril 2026Analyse : Un rapide aperçu des faits pour mieux suivre cette actualité.
Voici les éléments principaux de « La ballade de Mélissa Laveaux » pour nos lecteurs.
Résumé des éléments principaux
Lasy mièl
V. Josse : Que racontez-vous dans cette chanson ?
M. Laveaux : Lasy miel, désigne la cire d’abeilles. Dans la chanson, je parle du fait d’accepter mon corps malade, je comprends que mon corps vit entre le monde des vivants et celui des morts. Je veux lui offrir une vie digne d’un pharaon, mon cercueil sera scellé à la cire d’abeilles, une belle vie doit être scellée par une belle mort. Et il y a miel, dans Melissa.
Joie : moteur
V. Josse : Vous évoquez vos douleurs, puis-je vous demander de quel mal vous souffrez ?
Mélissa Laveaux : Je souffre d’une sclérose en plaque primaire progressive. Les lésions dont je souffre ont un effet sur ma motricité, ma marche, mon équilibre, ce qui ne m’empêche pas de partir en tournée. La plupart du temps, je déborde d’énergie.
V. Josse : Vous avez un sourire et une énergie communicatifs.
M. Laveaux : J’espère! Je n’ai pas envie d’inspirer la pitié. Je me nourris de joie, de la mienne et de celle des autres.
Rire de la mort
M. Laveaux: J’ai été élevée par des gens qui m’ont appris à bien manger, à bien vivre, en acceptant sa condition de simple mortel. Ma mère disait souvent que la meilleure manière de faire rire Dieu était de préparer les choses. En réalité, on ne peut pas tout préparer, la mort est la grande inconnue.
V. Josse: le cas d’être une artiste vous console-t-il de votre maladie ?
M. Laveaux: Cette possibilité d’expression est une force. J’ai la meilleure vie que je pourrais avoir avec les cartes à jouer dont je dispose.
Survivante
V. Josse: Votre dernier disque s’intitule « At my softest, I am most dangerous« , ce qui signifie: C’est quand je suis la plus douce que je suis la plus dangereuse. Votre mère accouche en pensant être atteinte d’un cancer de l’utérus, on vous baptise en urgence vous pensant possédée par le démon et à huit mois, vous êtes ébouillantée… Cela fait pas mal de drames, mais vous gardez toujours une certaine joie de vivre.
Bain musical
V. Josse: Est-ce que l’on chantait aussi en famille?
M. Laveaux : Mes parents n’étaient pas musiciens, mais ils faisaient d’énormes fêtes où se produisaient des groupes live venus du Honduras ou du Guatemala, j’ai grandi avec beaucoup de musiques latines, je dansais sur les pieds de mon père.
Le mix de Mélissa Laveaux
Créole/ anglais
V. Josse: Vous chantez en créole haïtien et en anglais, il n’y a pas de chansons en français dans ce disque, pourtant vous vivez en France depuis longtemps.
M. Laveaux : Cela fait dix-huit ans que je vis ici mais, j’attends que le français frappe à ma porte. J’ai écrit en français pour Pierre Lapointe ou Hughes Colman, mais étrangement, depuis que je vis en France, j’ai du mal à écrire en français. On m’a donné un complexe en France.
V. Josse: Le créole est arrivé assez tard dans votre parcours ?
M. Laveaux : Oui, j’ai appris la langue par moi-même, au départ mon accent est un peu maladroit, je me suis mise à écouter la radio haïtienne et à lire en créole pour affiner ma langue.
« Une belle vie est une vie où l’on danse tous les matins »
Rock & sororité
M. Laveaux : A dix-sept ans j’ai commencé à militer au sein d’associations de défense de femmes ayant vécu des VSS (violences sexuelles et sexistes). A Ottawa, j’ai commencé avec le punk féministe, j’ai adoré cette période « lady first », on célébrait la sororité en échangeant des savoirs. Il y avait des ateliers pour apprendre à réparer son vélo, ou déclarer ses impôts et des concerts le soir. Cette expérience reste gravée dans mes valeurs de base. J’adore le situation de venir de ce milieu.
Du Canada à Paris
V. Josse: Pourquoi avez-vous quitté le Canada pour la France?
M Laveaux : Je suis venue en France pour ma carrière car il est difficile d’exister pour une artiste francophone au Canada, sans être Céline Dion, que je vénère.
La suite à découvrir à l’écoute de l’émission…
Archives
- La voix de la romancière afro-américaine Toni Morrison, première femme noire à recevoir le prix Nobel de littérature
Playlist
- MELISSA LAVEAUX – Lasi myèl
- Céline – DION Ziggy (Un garçon pas comme les autres)
- THEODORA – Des mythos
- P.R2B – Sirènes
- CAMILLE YEMBE – Rien à fêter
- MERYL Ti – Sosyete
Actualité
- « At my softest I am most dangerous » son 5ème album est disponible depuis le 20 mars
- En concert à La Gaieté lyrique le 5 mai 2026
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Les prochaines informations permettront de mieux comprendre les enjeux.

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