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4 mars 2026Près de 400 brebis en mouvement, des bergers engagés et une centaine d’habitants réunis autour de la bergerie : la journée de transhumance a conjugué convivialité et sensibilisation aux enjeux du pastoralisme méditerranéen.
La bergerie de Banyuls-sur-Mer a accueilli la transhumance organisée par l’association des Amis de la bergerie, en partenariat avec le Groupement pastoral de Cerbère. Dans une ambiance festive, de nombreux habitants ont assisté à l’arrivée du troupeau entre stands locaux et repas improvisé.
Une mobilisation réussie
« On est très contents, ça a mobilisé beaucoup de personnes », confie Pauline Llers, bergère à Banyuls, qui mettait son terrain à disposition pour cette étape. Parti à 9 h de Port-Vendres, un premier lot de 200 à 250 bêtes est arrivé vers 12 h 30 à la bergerie. Le troupeau avait été scindé pour ménager les agneaux.
Vincent Combrouze, berger responsable de la transhumance, précise : « On a enlevé les mamans avec les agnelles. Le trajet s’est bien passé ». Au total, le groupement compte cette saison environ 360 à 380 brebis. Après une pause, les bêtes ont repris la route vers les hauteurs du col de la Creu pour rejoindre leurs parcours d’estive.
Près d’une centaine de personnes ont assisté à l’événement, séduites par la proximité avec les animaux et la dimension pédagogique de la rencontre. La boulangerie du village Paille i verde a fourni le pain, tandis que le domaine Clos Castell présentait ses productions, ancrant la journée dans le tissu économique local.
Un enjeu paysager et environnemental
Au-delà de l’aspect festif, la transhumance rappelle le rôle essentiel du pastoralisme sur la Côte Vermeille. Le pâturage limite l’embroussaillement, entretient les milieux ouverts méditerranéens et participe à la prévention des incendies, enjeu majeur sur un territoire fragile.
Soutenu par Pastoralisme 66, le Conservatoire d’espaces naturels d’Occitanie, le Département des Pyrénées-Orientales et l’Unesco, cette initiative s’inscrit dans l’Année internationale du pastoralisme et des éleveuses.
Le succès de cette transhumance tient à l’engagement des bénévoles de l’association des Amis de la bergerie, présidée par Laurence Gaudy, et à la mobilisation des partenaires. Il révèle surtout une attente locale forte : celle de maintenir une activité qui protège concrètement les collines banyulencques face à l’embroussaillement et au risque incendie. Ici, la transhumance ne serait pas une simple image d’Épinal, mais un rendez-vous vivant entre éleveurs et habitants qui pourrait s’inscrire durablement dans le calendrier local.

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