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Voici ce que notre équipe pense de l'article « Cette méthode japonaise aide à éviter les petites erreurs et étourderies ».
Les éléments principaux
Iuliia Burmistrova / Getty Images
« Le cerveau doit voir quelque chose, dire quelque chose et faire quelque chose ; ce qui stimule notre système visuel, moteur et auditif, souligne la psychologue Rachael Bloom. Cela réduit les erreurs »
Un coup de fatigue, une petite surcharge de travail, et vous avez l’impression de perdre toute capacité de concentration ? Vous oubliez des petites tâches, ou quittez la maison sans le souvenir d’avoir éteint le four et débranché votre fer à lisser ? Vous êtes loin d’être seul dans ce cas.
Heureusement il existe certaines astuces pour éviter ces petites étourderies. Au Japon, une méthode utilisée pour la sécurité au travail se montre particulièrement efficace : « shisa kanko ».
[Note : Cet article est une traduction réalisée par la rédaction du HuffPost France, édité, raccourci et adapté pour un lectorat francophone, à partir d’un édition paru en avril 2026 sur le Huffington Post américain. Article original à lire ici.]
« Shisa kanko signifie essentiellement “pointer et nommer”, et sert à améliorer la vigilance et la précision », explique Joy Gallon, thérapeute agréée interrogée par la version américaine du HuffPost. « Cette méthode a été développée pour garantir la sécurité du réseau ferroviaire japonais. Les conducteurs sont formés pour se concentrer sur un objet, tel qu’un signal ou un facteur d’arrêt, le pointer du doigt et nommer verbalement cet objet. »
En 1994, une étude menée par l’Institut japonais de recherche technique ferroviaire a en effet révélé que la pratique du shisa kanko réduisait les incidents dus aux erreurs humaines de près de 85 %.« Comme cette pratique fait appel aux yeux, aux mains, à la bouche et aux oreilles, elle sollicite activement les sens », explique Mme Gallon. « Des études ont montré qu’elle augmente le flux sanguin vers les lobes frontaux, qui sont le siège de notre raisonnement, de notre logique et de notre capacité à anticiper les conséquences futures de nos actions actuelles. »
En d’autres termes, il s’agit d’un système pour l’attention et la mémoire. « Le cerveau doit voir quelque chose, dire quelque chose et faire quelque chose ; nous utilisons donc notre système visuel, notre système moteur et notre système auditif », souligne la psychologue Rachael Bloom. « Cela réduit les erreurs car si un de ces systèmes tombe en panne, il en existe deux de secours qui disposent des mêmes informations. »
Une approche qui fonctionne aussi bien pour les tâches à haut risque, telles que la conduite d’un train, que pour des activités plus banales, comme l’utilisation d’un fer à cheveux. Car pour économiser de l’énergie, nous avons tendance à exécuter les tâches routinières en pilote automatique, ce qui signifie que nous ne nous en souvenons pas aussi clairement. Or, « introduire une action hors mode par défaut peut aider à s’en souvenir : émettre un son étrange, claquer des doigts, chanter une chanson… », indique la psychologue Anna Dearmon Kornick.
Cela peut sembler ridicule de pointer du doigt et d’émettre un son en même temps, mais la méthode shisa kanko peut s’avérer incroyablement efficace en renforçant la prise de conscience des tâches importantes. « Lorsque nous sommes présents, ou attentifs, nous percevons mieux notre environnement, sommes capables de repérer les risques d’erreur et de corriger le tir », explique Gallon.
Comment utiliser la méthode au quotidien
Il existe différents moyens d’intégrer la méthode, voire l’esprit du shisa kanko, dans votre vie quotidienne. Cela peut être aussi simple que de pointer la poignée de votre porte en disant « J’ai fermé à clef », ou montrer l’interrupteur en disant « J’ai éteint les lumières », lorsque vous quittez la maison. Peut-être pouvez-vous aussi pointer vos clés et votre portefeuille en les nommant pour vous souvenir de les emporter avec vous.
« Une autre option consiste à l’utiliser chaque fois que vous vous sentez dépassé, frustré ou stressé », ajoute Rachel Isip, coach en productivité. « Vous utilisez probablement déjà une forme de cette technique dans votre vie quotidienne pour vous aider à recentrer votre attention et à équilibrer vos pensées. Cela peut prendre la forme de phrases telles que : “Respire profondément et détends-toi”, “Tu vas y arriver !”, « “OK, où en étions-nous ?” » Faire les choses en pleine conscience dans ces moments-là aide à retrouver un sentiment de calme, de concentration et de maîtrise de soi.
« Vous pouvez intégrer des éléments du shisa kanko dans votre vie quotidienne en l’utilisant pour confirmer, renforcer ou ancrer une habitude, une actualité ou une compétence », a déclaré Isip. « Essayez de l’utiliser lorsque vous commencez ou terminez votre journée de travail, lors de la transition entre deux tâches, pour vérifier les détails d’un rendez-vous, pour payer des biens et des services, ou même pour vous motiver à agir. »
Elle suggère de prononcer à voix haute des phrases telles que « Il est temps de se mettre au travail », « Le rendez-vous est le 16 avril à 10 heures » ou « C’est parti pour une bonne séance d’entraînement ! » Mais attention à varier les manières de faire : à force de trop répéter les choses, elles deviennent partie intégrante des routines que nous cherchions à éviter. « Si vous commencez à chanter la même chanson, à faire les mêmes claquements de doigts ou à émettre le même son bizarre à chaque fois, ce son finira par faire partie de votre expérience par défaut, et vous ne vous souviendrez plus si vous l’avez émis ou non, car vous le faites toujours », a averti Dearmon Kornick.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Une information à suivre dans les jours à venir.

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