
À Grenoble, la solidarité hors norme autour de travailleurs exilés: «Tant que tout le monde n’est pas relogé, il ne faut pas arrêter»
12 avril 2026
Discutable : les titans de l’IA influencent la réglementation
12 avril 2026TÉMOIGNAGE. « Pour moi, Johnny Hallyday sera toujours vivant »: Alain, passionné par l’idole des jeunes depuis ses 7 ans
Analyse : Cette information a été analysée pour vous fournir un résumé clair.
Selon nos experts, « TÉMOIGNAGE. « Pour moi, Johnny Hallyday sera toujours vivant »: Alain, passionné par l’idole des jeunes depuis ses 7 ans » mérite une attention particulière.
À retenir absolument
Fou de Johnny Hallyday depuis son adolescence, Alain jette tous les matins un regard vers le Lydia, au Barcarès. Cadre bancaire retraité dans l’Aude, il aurait tant aimé applaudir son idole en concert à bord. À son palmarès, l’admirateur cumule 123 spectacles, 636 rencontres et des milliers de disques et d’objets.
Ne l’appelez plus jamais fan ! Il préfère « admirateur éternel ». Depuis son enfance, Alain, 70 ans, est l’un des plus grands adorateurs de Johnny. « Personne n’a autant émerveillé ses contemporains », frissonne le portrait craché de Renaud. Il était gamin lorsqu’il a eu la révélation. « J’avais 7 ans, ma sœur 16, elle m’emmenait dans les surboums où les jeunes apportaient leurs disques pour danser. Alain joue avec les 45 Tours. « La seule voix que j’avais repérée c’était celle de Johnny. » Il n’en démordra pas. « J’aimais déjà le personnage », se remémore-t-il, avant de recevoir ses opus en cadeau, puis d’en acheter des tonnes. « J’avais un électrophone, j’écoutais Johnny en boucle. »
J’ai commencé à idolâtrer Johnny à 7 ans
Pour son premier concert, Alain a 14 ans. Il découvre, fébrile, son icône sur scène. « Mes parents m’avaient autorisé à m’approcher du Casino de Royan » où la star se produisait. « Ils refusaient que je rentre par peur des bagarres. » Alain fonce et, habitué à l’opérette, il savoure éberlué les jeux de lumière, la musique à fond, la foule surexcitée. « C’était un truc de dingue. » Il enchaîne par le Palais des Sports à Paris et, en 1972, par la tournée de Johnny Circus. Puis, ce sera un billet pour l’Opéra de Paris, un ticket à 650 francs pour s’accouder aux planches de l’Olympia. Alain n’est jamais rassasié, il terminera sa longue et fructueuse série de spectacles par les dates des Vieilles Canailles, de Lille à Carcassonne.
« J’ai suivi Johnny, partout, c’était plus fort que moi. » En pleine rock’n’roll attitude, la star fréquente les studios d’Europe 1 à Paris. Titi parisien, lui termine ses cours à 16 h, saute dans le métro et file au siège de la radio. « J’y suis allé au culot, les interviews se tenaient à l’étage, l’ambiance y était survoltée, j’y suis retourné tous les soirs au grand dam de ma mère, employée dans un cabinet dentaire du quartier. » Le lycéen, adolescent subjugué, décroche son bac, des paillettes dans les yeux. « Johnny avait ce petit truc en plus qui faisait de lui une rare personne. Dès qu’il rentrait quelque part, tout le monde se taisait. » A Europe 1, il croise Patrick Juvet, Demis Roussos, Charles Trenet, Aznavour, Adamo l’idole de son frère, ou encore Hervé Vilard celui de son épouse Christine.
Je le suivais partout, d’Europe 1 à la rue Molitor, c’était plus fort que moi
« Aucun n’a le charisme de Johnny », s’entête le jeune homme qui transforme sa chambre en sanctuaire à l’effigie d’Hallyday. « J’ai commencé à collectionner tous ses 33 et 45 Tours avec leurs pochettes et différents labels qui éditaient plusieurs versions d’un même titre. » Insatiable, il décroche son premier autographe à Europe 1. « Johnny était avec Sylvie (Vartan), il m’a dédicacé le côté face de son nouveau disque, elle le côté pile. J’étais pétrifié mais tellement heureux. » Le coup d’après, c’est en compagnie de Joëlle, la chanteuse du groupe Il était une fois, qu’il le rencontre en fin d’émission. À force de fréquenter les coulisses, Alain obtient une invitation permanente, il découvre le charme des répétitions. « Ce serait aujourd’hui, j’engagerais la conversation, mais j’étais timide », reconnaît le septuagénaire qui va pourtant se retrouver à guetter « son » Johnny durant des heures. Des journées à l’attendre devant ses demeures successives. Celle du quartier Wilson « où il garait sa Rolls ». La rue Molitor où il va ensuite emménager dans une somptueuse maison, au numéro 7 qui abritait ses Harley. « Une nuit, j’ai entendu aux infos qu’une de ses motos avait été volée, je n’ai pas pu résister, je suis allé devant la Villa Molitor. » Il y retournera souvent avec ses deux enfants, Sébastien et Rémi.
À lire aussi :
Vous souvenez-vous du papier buvard ? Dans l’Aude, Maryse a consacré sa vie à les accumuler et en compte des milliers
Un samedi matin, il revoit Johnny dans l’impasse, affairé à discuter. « On court, malheureusement, il s’est évaporé. Du coup, j’ai sonné à l’interphone ». Une voix féminine répond. « Vous pensez que c’est le moment de déranger Johnny. » Qui, soudain, apparaît flamboyant sur le perron. « Il nous a invités à le rejoindre dans le jardin, on entamait une petite conservation, mais la pluie est tombée dru. » Troublé, Alain n’oubliera jamais. « Il s’est montré d’une gentillesse infinie. » L’échange est bref mais marque un tournant dans la vie du futur Audois.
À lire aussi :
Esther, 12 ans, collégienne audoise collectionneuse, s’est prise de passion pour les stylos quatre couleurs
« Dès lors, Johnny m’a reconnu. Il m’adressait toujours un petit signe de la main. » Alain s’acoquine également avec le chauffeur du rockeur qui, à l’occasion, lui offre une petite bouteille d’eau minérale du monstre sacré. Une relique. Mieux, l’employé lui glissera le disque collector édité à 270 exemplaires du club Harley fondé par Johnny. « Le pin’s qui va avec, l’autocollant et, encore plus rarissime, une carte de membre sans nom. Il n’y a pas de date non plus, elle est perpétuelle. » Un rituel s’installe ainsi entre le cadre bancaire et la vedette.« Ma présence ne le gênait pas, il m’a dit que j’étais le bienvenu car je ne prenais pas de photo. »
La copie d’un chèque signée Jean-Philippe Smeth en 1987
Le collectionneur s’accroche. Il claque des fortunes. Une guitare de 40 cd à 4 850 francs pour les 50 ans de son mythe. « J’ai aussi craqué pour une de ses ceintures en vente à Drouot à 350 euros, certifiée d’origine. » Il rassemble tout ce qui a trait à sa passion. Le morceau ébréché d’une de ses guitares, le bout d’une sangle, une invitation à l’avant-première d’un de ses films. L’homme, qui a parcouru la France dans l’ombre du chanteur, déborde de souvenirs à vie. Ici, encore, un chèque de 60 000 francs signé Jean-Philippe Smeth en 1987. Là, une photocopie de sa carte d’identité tirée en 1980, une autre d’un passeport daté de 2003, et des rayons entiers de disques français ou destinés à l’Allemagne, à l’Espagne, l’Italie, le Japon… « Voyez jusqu’où peut mener la folie du collectionneur ! », s’amuse Alain. Qui va, enfin connaître Johnny malade. « Pas maquillé, il était bouffi, marqué, il faisait vieux. La scène le galvanisait, le rendait méconnaissable. »
À lire aussi :
Après une vie de corridas, la Catalane Cathy Calvet s’est constituée un trésor hors du commun
Mort dans la nuit du 4 au 5 décembre 2017, « pour moi, il est toujours vivant » confie le retraité, en reprenant une des phrases cultes de son idole. « Le souvenir est une présence invisible. » Johnny habite pour l’éternité face au Lydia.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Cette situation sera suivie de près par notre rédaction.

9999999
