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12 avril 2026Philippe salue dans une tribune le réquisitoire de Copé contre les populistes, ces chantres du «charlatanisme moderne»
Analyse : Quelques observations de notre équipe pour mieux comprendre les enjeux.
Nos rédacteurs mettent en avant les points clés de « Philippe salue dans une tribune le réquisitoire de Copé contre les populistes, ces chantres du «charlatanisme moderne» ».
Résumé pour le lecteur
Alors que le président d’Horizons insiste, dans La Tribune Dimanche, sur l’épreuve du réel qu’il partage comme maire du Havre avec celui de Meaux, Jean-François Copé a réagi sur X, remerciant son ancien camarade de l’UMP «pour cette lecture attentive et exigeante».
Quoi de plus naturel, finalement ? À un an de l’élection présidentielle à laquelle il est candidat, l’ancien premier ministre Édouard Philippe, seul héritier d’Alain Juppé dans la vie politique, et l’ancien patron de l’UMP Jean-François Copé, l’un des derniers «bébés Chirac», se retrouvent sur la même ligne anti-populiste. Au point que le second finisse par se ranger derrière le premier en vue du scrutin élyséen de 2027 ? Si le maire de Meaux (Seine-et-Marne) et celui du Havre (Seine-Maritime) n’en sont pas encore là, leurs initiatives de ce dimanche traduisent un rapprochement incontestable. Une convergence entre les deux hommes, que le second a relevée dans la foulée de la texte du livre de son homologue Quand les populistes trahissent le peuple (Plon, 2026).
Au fil d’une tribune publiée dans La Tribune Dimanche, le patron d’Horizons salue la démarche de l’ancien ministre du Budget. Dans un «monde politique» rempli «de figures maniant l’éloge empoisonné, l’encouragement hypocrite et la complaisance intellectuelle», Jean-François Copé, à ses yeux, «préfère dire les choses franchement, quitte à ce que ça gratte un peu, mais les yeux dans les yeux, et avec un sens de la formule et de l’ironie parfois rude à encaisser». «Rien de tout cela n’interdit le respect et la bienveillance, mais la vérité et la conviction priment. Et si la vérité peut faire mal, on n’a jamais rien inventé de mieux pour résoudre des problèmes», avance le Normand, louant une «exigence» similaire chez le Meldois.
Présidentielle : de Gabriel Attal à Édouard Philippe, le bloc central en quête d’unité
À le lire, l’ancien porte-parole des gouvernements Raffarin et Villepin «démonte les méthodes du charlatanisme moderne, fait de contrevérités, de simplifications outrancières, de références historiques douteuses et de cynisme aux intérêts bien compris, et qui trouve son expression politique dans le populisme». Une vision largement «amplifiée par l’effet démultiplicateur des réseaux sociaux, confinant à l’obscurantisme, qu’il soit scientifique, religieux, politique», prévient Édouard Philippe, dressant un parallèle entre la démarche de Jean-François Copé et la sienne, développée dans le livre Le prix de nos mensonges (JC Lattès, 2025), où il plaçait les solutions simplistes et court-termistes dans son viseur. «Tout cela a un coût : financier (toujours), politique, démocratique, et hélas parfois aussi humain», attaque-t-il.
La «réalité», «meilleur antidote au mensonge»
Forts de leur statut d’édiles, lui comme Jean-François Copé partageraient au fond l’expérience du réel, la connaissance de la «réalité». Soit le «meilleur antidote au mensonge», fait, selon l’ex-locataire de Matignon, de «renoncements intellectuels, de facilités électorales, de myopies collectives qui conduisent à l’égarement en matière de sécurité, d’école, de finances publiques, d’adaptation aux enjeux technologiques ou de faiblesse européenne».
L’occasion, pour Édouard Philippe, de défendre le cordon sanitaire tracé par Jean-François Copé entre la droite et le «Rassemblement national et ses satellites», s’inscrivant avec lui parmi les tenants de l’«héritage gaulliste et chiraquien». «L’égalité qu’il formule avec force entre l’extrême droite et LFI devrait inviter la gauche républicaine à la même exigence de son côté», plaide l’ancien premier ministre, opposé à toute «union des droites», selon la formule consacrée.
Conclusion : «En dénonçant la trahison du peuple par les populistes et en proposant des jalons sur le chemin du redressement français, Jean-François Copé fait œuvre utile», loue Édouard Philippe. Dont le long plaidoyer n’a pas échappé au maire de Meaux, qui a remercié sur X son ancien camarade de l’UMP pour cette «lecture attentive et exigeante». «Comme maire, il sait combien le réel s’impose toujours… et combien, face à lui, il n’y a pas de place pour les illusions ni pour les promesses faciles», développe Jean-François Copé, probablement non sans arrière-pensées à l’aune de la présidentielle de 2027. De quoi nourrir les spéculations, sans dire à ce stade pour qui il entend voter.
Source : www.lefigaro.fr
Conclusion : Cette situation mérite une attention continue de notre équipe éditoriale.

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