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12 avril 2026Au Soudan, trois ans de guerre civile, un désastre oublié et nouvel effondrement du droit international
Analyse : Un rapide aperçu des faits pour mieux suivre cette actualité.
Notre équipe met en lumière les éléments clés de « Au Soudan, trois ans de guerre civile, un désastre oublié et nouvel effondrement du droit international ».
Éléments essentiels
Trois ans après le début de cette guerre Ouverture dans un nouvel onglet, pour avoir une idée de ce à quoi ressemble le Soudan, il faut zoomer sur une des zones montagneuses située dans le centre du pays, les Nuba Mountains. Il n’y a pas de routes goudronnées, pas de bâtiments en dur, le paysage est très vert à partir de la saison des pluies au mois de juin, et c’est devenu une zone refuge pour des dizaines, voire des centaines de milliers de déplacés.
**Il n’existe pas de chiffres précis car très peu d’ONG y travaillent et l’ONU est à peine représentée. On peut simplement voir des maisons faites de paille et de plastique entre les collines. On sait aussi, de bonnes sources, qu’autour de 10 000 personnes sont arrivées ces derniers jours depuis la ville de Dilling, l’une des lignes de front encerclée par les milices, où l’approvisionnement est coupé, les habitants souffrent de la faim et sont menacés par l’artillerie et par les tirs de drones qui font des ravages dans la population civile depuis le début de l’année. Ces montagnes sont donc une chambre d’écho de la guerre. Trois ans après, elle touche essentiellement les populations. Il y a eu la prise du Darfour par les milices à l’automne dernier, et maintenant la bataille du centre avec le siège de plusieurs villes.
Si l’on doit résumer les forces en présence, on peut dire que nous sommes dans une guerre des généraux qui ont chacun entraîné une part de la population. Ces militaires ont confisqué le pouvoir au comité civil avant de s’entredéchirer. Chaque camp est soutenu par des puissances régionales. On trouve donc Mohamed Hamdane Daglo, dit « Hemedti ». Lui est à la tête des milices. Il a agrégé de nombreuses bandes armées, mais son noyau de combattants, les Forces de soutien rapide (FSR), Ouverture dans un nouvel onglet est une véritable armée. Elle est intervenue au Yémen, est soutenue par des mercenaires et est surtout armée par les Émirats arabes unis.
Viols et massacres
Le monde a ouvert les yeux effarés sur ces méthodes en octobre dernier, lorsque ces hommes ont fait tomber la ville d’El Fasher au Darfour. Ils sont aujourd’hui accusés de crimes de guerre par l’ONU : 6 000 personnes ont été sauvagement assassinées, d’après un examen du Haut-Commissariat aux droits de l’homme. Le viol a aussi été utilisé comme arme de guerre d’après un dossier de Médecins sans frontières. En face, le général Al Bourane dirige l’armée régulière. Il est soutenu par l’Egypte, armé par la Turquie. Ses hommes sont soupçonnés d’avoir lancé des drones sur un marché et sur un hôpital en zone rebelle. Son administration complique l’accès pour les agences humanitaires.
Cette guerre civile dure depuis trois ans. Si elle n’en finit pas, c’est parce que le chef de l’armée régulière craint la partition du pays en cas de cessez-le-feu, parce que le président américain n’attend pas grand-chose de son émissaire, et parce que la pression internationale ne pèse pas suffisamment sur les parrains régionaux. Une trêve humanitaire avait été proposée, mais elle n’a jamais été appliquée. Finalement, la volonté politique n’est pas suffisante. Cette guerre est un désastre oublié, un nouvel effondrement du droit international.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Les prochains développements permettront de compléter cette analyse.

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