
Trump annonce la mise en place d’un blocus naval américain du détroit d’Ormuz
12 avril 2026
Le président d’un club de foot espagnol poursuit ses joueurs musulmans avec du jambon et crée la polémique
12 avril 2026Analyse : Quelques observations de notre équipe pour mieux comprendre les enjeux.
L'équipe éditoriale a étudié « Guerre informationnelle : l’Europe recense les assauts numériques et œuvre à la riposte » et partage son avis.
Récapitulatif des informations
Nos modes de communication, notamment via les communautés sur les réseaux sociaux et les boucles de messagerie, sont un terrain d’épanouissement pour les campagnes de désinformation.
Le phénomène est tellement massif que le Service européen pour l’Action extérieure (SEAE) – l’instance qui gère les relations diplomatiques de l’UE avec les pays non-membres et mène la politique étrangère et de sécurité de l’Union – vient de publier la 4ème édition de son rapport annuel Ouverture dans un nouvel onglet consacré aux opérations d’ingérence informationnelle recensées à l’encontre des 27.
Pour rendre lisible la nébuleuse de comptes sociaux et la multitude d’interactions entre ceux-ci pour tenter de façonner le débat public (par la mise en avant de sujets ou des biais d’analyse de l’actualité), le service diplomatique de l’UE a mis en ligne une plateforme. Elle s’appelle Fimi-Explorer Ouverture dans un nouvel onglet (Fimi pour l’acronyme anglais désignant les menaces de manipulation et d’ingérence étrangères) et permet aux internautes de naviguer entre les publications de sites Internet et de réseaux sociaux. Ces derniers sont autant de relais et d’amplificateurs de fausses nouvelles, liées notamment à l’actualité internationale et à la perception voulue des conflits en cours.
La France est très exposée
Cette analyse approfondie à l’échelle internationale nous apprend que la France est, après l’Ukraine, la deuxième nation ciblée par des campagnes de désinformation d’origine étrangère (parmi la dizaine de pays analysés). Le ciblage peut évoluer au gré, notamment, des campagnes électorales en cours dans les pays démocratiques.
Ces batteries de comptes sociaux ou de sites Internet, présentés comme des médias professionnels, inondent simultanément ou successivement des populations différentes. Ainsi l’Arménie, qui vote en juin 2026, est particulièrement exposée ces temps-ci, selon les experts européens. En attendant, en ce qui nous concerne, la présidentielle de 2027.
Ces activités ont pour l’essentiel des visées politiques, mais sont largement opérées par des intervenants privés qui commercialisent ou échangent leurs prestations auprès d’autorités étatiques désireuses de déstabiliser des gouvernements adverses.
L’éducation de l’opinion publique fait partie des contre-mesures
Les ripostes des pays européens sont principalement de trois ordres.
D’une part, à l’instar de la plateforme Fimi-Explorer, l’Union européenne tend à rechercher et documenter les relais numériques à l’origine de ces pollutions informationnelles. Il s’agit de caractériser leurs pratiques pour les dénoncer sur le fondement d’éléments explicites. La formation et l’éveil des opinions publiques à ce type de pratiques sont donc cruciaux pour affaiblir de telles œuvres de manipulation.
Ensuite, il s’agit d’appliquer le droit européen qui responsabilise les hébergeurs et les grands éditeurs de réseaux sociaux, dès lors qu’il est établi que les contenus sont mensongers et diffusés à partir de comptes robotisés.
Enfin, des réactions directes sont également possibles. C’est la stratégie du ministère français des Affaires étrangères, qui anime sur le réseau X le compte « French Response » Ouverture dans un nouvel onglet pour dénoncer ‘sur un ton souvent peu diplomatique) les fausses nouvelles dénigrant notre pays.
Voilà donc une palette numérique mobilisée pour faire face à la diversité des armes dans cette guerre informationnelle en constante évolution.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Nous restons attentifs à cette actualité et à son évolution.

9999999