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Voici quelques observations de notre rédaction sur « La gauche menace de s’unir derrière une motion de censure pour défendre le 1er-Mai ».
À retenir absolument
ERIC BRONCARD / Hans Lucas via AFP
Sophie Binet (CGT), Hadrien Clouet (LFI) et Stéphane Peu (PCF) lors d’un rassemblement en défense du 1er mai.
La gauche sait faire bloc quand on touche à ses totems. Le travail du 1er mai en fait partie. Cette journée historiquement fériée et chômée pourrait perdre son caractère unique dans le calendrier français si la proposition de loi portée par le groupe Renaissance était votée. Les troupes macronistes veulent en effet permettre à de nombreux salariés de travailler le 1er mai, notamment dans les commerces tels que les boulangeries.
Selon les calculs du journal l’Humanité, jusqu’à 1,5 million de travailleurs seraient concernés. Et pas seulement dans les commerces de proximité, puisque l’intention du gouvernement est d’élargir cette possibilité aux grandes surfaces, aux jardineries et aux établissements culturels (théâtre, cinéma, musée…). La gauche y voit la remise en cause d’une conquête sociale et s’apprête à riposter institutionnellement.
À l’initiative des députés communistes, les anciens groupes du NFP pourraient ainsi s’unir derrière une motion de censure. Si La France insoumise et les Écologistes ont donné leur accord, la réponse des socialistes se fait toujours attendre. Olivier Faure a semblé donner quelques gestes d’ouverture ce dimanche sur France Inter, expliquant que « si on n’est pas entendu, si le dialogue social ne trouve pas sa place, eh bien effectivement, il peut y avoir une censure ».
Est-ce à dire que dans l’adversité que la gauche sait surmonter ses relations orageuses ? Olivier Faure se dit en tout cas prêt à signer une motion de censure « avec l’ensemble des partis de gauche qui considèrent qu’à un moment, il faut aussi poser des limites ». Incluant donc La France insoumise, avec qui, pourtant, il ne souhaite plus bâtir d’alliance. Le patron du PS met en avant « un jour tellement symbolique » et la nécessité de défendre le Code du travail.
Unité syndicale, Matignon temporise
Surtout, l’unité syndicale joue en la faveur de cette unité politique. Les huit principales organisations syndicales ont signé une lettre commune, dimanche, demandant au Premier ministre de ne pas remettre en cause notre « histoire sociale » et nos « conquêtes collectives ». Que la CFDT, la CGT, FO et la CFTC, pour ne citer qu’eux, adressent un même courrier au chef du gouvernement montre l’importance de la situation.
Sébastien Lecornu en a parfaitement conscience puisque non seulement il s’est entretenu avec Olivier Faure par téléphone pour tenter de déminer les chances de l’adoption de la motion de censure, mais en plus il s’est fendu d’une communication à la mi-journée assurant qu’il ne comptait pas « passer en force ». Des mots autant destinés aux syndicats, qui seront reçus lundi soir au ministère du Travail et dont la capacité de mobilisation dans la rue est connue, qu’aux partis de gauche.
Pour le président du groupe GDR Stéphane Peu, il s’agit d’« un coup de force » de la macronie qui tente d’« imposer une loi appuyée par l’extrême droite ». « Nous refusons que la France trahisse son histoire sociale et s’attaque au 1er mai, journée internationale de lutte des travailleurs », défend-il. « Bien sûr, on va la signer », a répondu le député LFI Éric Coquerel sur LCI. « Si j’étais parlementaire, je la voterai. On ne peut pas servir de paillasson », a également justifié la patronne des Verts Marine Tondelier ce week-end, en marge d’un débat organisé par le think tank Les Gracques. La dernière fois que l’ensemble des parties du NFP ont voté à l’unanimité une même motion de censure c’était en 2024 lors de la chute de Michel Barnier.
Reste que l’union n’est pas gagnée. D’abord parce qu’Olivier Faure est resté extrêmement prudent, prenant soin de ne rien annoncer officiellement sans avoir consulté ses troupes. le cas qu’il ait tenu à « remercier » le Premier ministre d’avoir promis de ne pas « passer en force » laisse imaginer que la censure pourrait ne pas aller au bout côté PS. D’autant qu’à l’extrême droite, dont les voix sont nécessaires pour faire chuter le gouvernement, Marine Le Pen disait il y a quelques jours ne plus se placer dans l’hypothèse d’une censure avant l’élection présidentielle dans un an.
Source : www.huffingtonpost.fr
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