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13 avril 2026pourquoi il est difficile de savoir si l’Iran a bel et bien piégé le détroit d’Ormuz comme l’assure Téhéran dans ses menaces
Analyse : Voici l'avis général de notre rédaction sur les faits présentés.
Un résumé concis de « pourquoi il est difficile de savoir si l’Iran a bel et bien piégé le détroit d’Ormuz comme l’assure Téhéran dans ses menaces » selon notre équipe.
À retenir
45 jours après le début de la guerre au Moyen-Orient, la circulation maritime dans le détroit d’Ormuz est largement entravée et la sécurité de cette voie stratégique pour le commerce mondiale reste incertaine.
C’est l’une des grandes incertitudes de la guerre au Moyen-Orient qui dure désormais depuis 45 jours. Le détroit d’Ormuz a-t-il été piégé par Téhéran? Ce jeudi, les Gardiens de la Révolution iraniens ont invité les navires à « prendre des routes alternatives » pour « être protégés de possibles collisions avec des mines ». Encore ce dimanche, Téhéran a brandi la menace d’un « tourbillon mortel », affirmant « contrôler entièrement » la zone. Des propos intervenus après l’annonce par Donald Trump d’un blocus naval des ports iraniens, décision prise notamment après l’échec des négociations au Pakistan.
Ce jeudi, la ministre des Armées Catherine Vautrin indiquait sur BFMTV « ne pas savoir » si la zone avait effectivement été minée par l’Iran. Même chez les professionnels du secteur, difficile de savoir si l’Iran a réellement mis sa menace à exécution.
« Depuis le début, on se pose la question de combien de mines il y aurait dans le détroit. Peut-être il n’y en a pas, peut-être il y en a 10, 100, j’en sais rien. Tout ce que je peux vous dire aujourd’hui peut être démenti demain », explique sur BFMTV ce lundi 13 avril l’amiral Didier Maleterre, vice-président conseiller défense d’Exail, société spécialisée dans le déminage.
L’effet « dissuasif » des mines
Une chose est sûre selon lui: les Iraniens sont encore capables de miner le détroit même après plus d’un mois de bombardements israélo-américains.
« Quand bien même certains bateaux ont été détruits, il leur reste encore des centaines de bateaux, ça peut aussi être fait par des sous-marins Ghadir », souligne Didier Maleterre.
Poser une mine peut aussi être réalisé depuis un navire civil à l’aide d’une rampe pour la déposer vers la mer. Leur installation facile, leur grande disponibilité et leur faible coût sont aussi des arguments dans la menace iranienne. D’autant que les caractéristiques d’un détroit peu profond et étroit jouent en faveur de Téhéran, qui posséderait jusqu’à 6.000 mines selon le renseignement américain.
En face, amener des chasseurs de mines, équipés de sonars capables de détecter ces mines, est pour l’heure impossible du fait de la précarité du cessez-le-feu. Celui-ci doit arriver à son terme le 22 avril. Ce jeudi, Stéphane Audrand, consultant indépendant et officier de réserve dans la Marine, expliquait à BFM Business que ces opérations s’effectuent « au calme, et non sous le feu ennemi ».
S’il est impossible d’affirmer que le détroit d’Ormuz est piégé, évoquer cette option suffit à « dissuader ». « Qu’il y ait 0, 10 ou 100 mines, l’effet recherché est atteint », c’est-à-dire une importante perturbation du trafic maritime, analysait mi-mars Didier Maleterre sur BFM Business.
Les États-Unis « balaient le détroit », selon Donald Trump
La menace est prise au sérieuse par Washington qui affirme avoir débuté « le processus de déblocage du détroit d’Ormuz ». L’armée américaine a affirmé ce samedi que deux de ses destroyers ont franchi le couloir maritime dans le cadre « d’une mission plus large visant à s’assurer que le détroit est entièrement débarrassé des mines marines précédemment posées par les Gardiens de la Révolution iraniens ». Une affirmation rejetée par Téhéran pour qui « la décision concernant le passage de n’importe quel navire revient aux forces armées de la République islamique d’Iran ».
D’après Donald Trump, des dragueurs de mines américains se trouvent actuellement dans la zone et « balaient le détroit ».
« Des forces américaines supplémentaires, y compris des drones sous-marins, se joindront aux efforts de déblayage dans les jours prochains », a précisé l’amiral américain Brad Cooper, chef du commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom).
Donald Trump a indiqué dans une interview à Fox News que la Grande-Bretagne « et quelques autres pays » enverraient des navires dragueurs de mines dans le détroit. La France, elle, « n’exclut rien » concernant une éventuelle participation française à un déminage, selon Catherine Vautrin.
Emmanuel Macron a annoncé ce lundi la tenue « dans les prochains jours » d’une conférence « avec les pays prêts à contribuer à nos côtés à une mission multinationale pacifique destinée à restaurer la liberté de navigation dans le détroit ». Mais une telle mission ne se déploiera que si « la situation le permet », prévient d’emblée le chef de l’État. Aujourd’hui, la circulation est largement entravée dans cette voie maritime stratégique pour le commerce mondial. 30 navires de plus de 10.000 tonnes ont transité dans le détroit ce week-end, selon Llyod’s List.
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : Notre équipe restera attentive aux prochains développements.

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