Détroit d’Ormuz : « Les États-Unis ajoutent de l’illégalité à l’illégalité », affirme le chercheur Mikaa Blugeon-Mered
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Quelques points clés à retenir concernant « Quels moyens militaires pour le blocage naval américain du détroit d’Ormuz ? ».
Les faits essentiels
La mise en œuvre d’un tel blocus du détroit d’Ormuz nécessiterait le déploiement de deux groupes aéronavals sur la zone, c’est-à-dire de deux porte-avions accompagnés de leurs navires d’escorte, afin d’avoir une couverture aérienne efficace de toute la région, a estimé, lors d’une interview sur CNN le 12 avril 2026, l’amiral américain James Stavridis, ancien chef militaire de l’OTAN. À cela il faudrait ajouter, selon lui, une douzaine de destroyers et de frégates américains opérant très au large du golfe Persique, et quelques vaisseaux émiratis et omanais qui eux pourraient opérer dans les eaux du golfe.
Actuellement, les États-Unis disposent d’une vingtaine de navires dans cette zone, dont ceux du groupe aéronaval Abraham Lincoln, auxquels se sont adjoints une unité expéditionnaire des Marines, comptant trois ou quatre bâtiments supplémentaires, et des avions à décollage vertical F35 présents sur le pont de l’USS Tripoli. Une armada qui aujourd’hui serait suffisante pour repérer et bloquer tout navire quittant les ports iraniens de Bouchehr tout au nord du détroit, de Bandar Abbas, dans le détroit lui-même et de Chabahar, très en aval du détroit, sur la côte sud de l’Iran assez près de la frontière pakistanaise.
Des moyens suffisants pour bloquer les navires quittant les ports iraniens
Le Central Command (le commandement militaire américain sur la zone) a précisé le 12 avril que ce blocus ne visait aucunement les navires au départ des autres ports du Golfe – par exemple ceux des Émirats arabes unis ou d’Arabie saoudite – qui voudraient transiter par le détroit, mais il y a une petite incertitude : ces navires devront-ils emprunter les rails de transit édictés par l’Iran, qui passent dans ses eaux territoriales et autour de l’île iranienne de Larak, près du port de Bandar Abbas ? Ou devront-ils emprunter les rails classiques du détroit, pour être en conformité avec les règles du blocus mis en place par les Américains ? La logique voudrait qu’ils puissent emprunter ces derniers rails, tout le problème étant que d’après les Iraniens, ce sont justement ces espaces maritimes qui auraient été minés. Personne ne semble en mesure de dire aujourd’hui si ce minage est réel, mais il y a fort à parier que les armateurs ne prendront pas ce risque et continueront à emprunter les rails passant dans les eaux iraniennes, moyennant l’acquittement d’un droit de passage.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Quelques points à garder à l'esprit selon notre rédaction.

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