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13 avril 2026menace de motion de censure, colère des syndicats… Sébastien Lecornu tente d’éteindre l’incendie
Analyse : Un regard rapide de nos rédacteurs sur cette information.
Voici notre analyse rapide sur « menace de motion de censure, colère des syndicats… Sébastien Lecornu tente d’éteindre l’incendie ».
Résumé des éléments principaux
Les députés Renaissance pensaient pouvoir voter dans les prochaines 48 heures leur proposition de loi pour élargir le travail le 1er mai mais Sébastien Lecornu a décidé ce lundi 13 avril de temporiser pour calmer les syndicats et les oppositions de gauche qui font planer la menace d’une motion de censure.
Matignon met le holà sur l’épineux dossier du travail le 1er-Mai. Les députés du groupe Renaissance pensaient avoir fait un grand pas vendredi dans l’examen de ce texte mais c’était sans compter sur le coup de frein de Sébastien Lecornu.
En optant pour une motion de rejet de leur propre texte, les élus macronistes comptaient accélérer les débats et enjamber les 200 amendements déposés par l’opposition.
« Logiquement, la commission mixte paritaire (CMP) devait avoir lieu mardi après-midi à 16h30 puis le vote mercredi après les questions au gouvernement », rappelle auprès de BFM la députée Nicole Dubré-Chirat, cheffe de file de ce texte dans le camp macroniste. « La marge de manœuvre est faible. Si ce n’est pas opérationnel cette année, je ne vois pas comment le calendrier l’année prochaine avec la trêve présidentielle nous le permettrait. »
Mais l’entourage du Premier ministre a fait savoir ce lundi matin à BFMTV qu’il n’avait pas l’intention à ce stade de convoquer la CMP. Il souhaite d’abord que son ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou consulte les partenaires sociaux ce lundi dès 18 heures pour aboutir à un compromis avant de son feu vert au Parlement.
Réaction d’hostilité unitaire des syndicats
Sébastien Lecornu a été interpellé dès dimanche dans une lettre commune adressée par les dirigeants des huit grandes centrales syndicales (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa, FSU, Solidaires).
Ils contestent la forme de la proposition considérant qu' »on ne réforme pas aussi brutalement un texte issu d’un siècle d’histoire sociale », et surtout le fond de ce texte.
Les organisations craignent que cette proposition de loi, en étendant la dérogation d’ouverture le 1er mai « à de nombreux secteurs professionnels et pour de grandes entreprises », ne se face « aux dépens des salariés mais aussi des petits commerces indépendants de proximité. »
Sophie Binet a conspué sur RTL une proposition de loi « basée sur des mensonges. » La dirigeante de la CGT dénonce un texte qui ouvre grand la porte aux industriels. « Le premier mensonge, c’est de dire que les artisans ne peuvent pas ouvrir aujourd’hui. Ils peuvent. Là, ce sont les grands groupes qui pourront ouvrir, comme Gamme Vert, Marie Blachère, Interflora… La loi n’est pas cantonnée aux boulangers et fleuristes, mais concerne tout le secteur culturel ou alimentaire », explique la représentante syndicale.
La menace d’une motion de censure
Parallèlement à cette réaction intersyndicale courroucée, le gouvernement a constaté que les oppositions de gauche à l’Assemblée nationale préparaient aussi une riposte.
Vendredi, après le rejet tactique du texte, les députés communistes ont proposé aux autres groupes de gauche de déposer une motion de censure. Les Insoumis ont rapidement manifesté un intérêt. À eux deux, ces groupes n’avaient pas assez de députés pour signer le dépôt de la motion.
La donne a changé dimanche lorsqu’Olivier Faure a annoncé sur Franceinfo qu’il était prêt à censurer « avec l’ensemble des partis de gauche. » Le premier secrétaire du Parti socialiste qui avait conclu un accord de non-censure lors de l’examen du budget en janvier dernier évitant au gouvernement d’être renversé, a tracé une ligne rouge.
« Si on ne pose pas [des limites], y compris pour ce jour tellement symbolique, on sait que c’est la porte ouverte à la déconstruction du Code du travail ».
Les mots d’apaisement de Matignon
Sous les feux de ces fronts, Sébastien Lecornu a été contraint de jouer les pompiers de service. Le Premier ministre a dit « entendre l’opposition et l’inquiétude des organisations syndicales » et a promis qu’il « n’y aura(it) pas de passage en force ».
« La commission mixte paritaire n’a pas encore été convoquée. Il convient donc de prendre le temps nécessaire pour cheminer vers une solution efficace et acceptable, notamment pour la sécurisation de l’ouverture des commerces de proximité (boulangerie, fleuristes, boucherie) », a ajouté Matignon.
Agacement dans le camp des députés macronistes
Dans les rangs des députés macronistes, cette décision du Premier ministre interroge. « Il y a une incompréhension chez nous parce que cela fait plusieurs mois qu’on travaille main dans la main avec le gouvernement sur ce texte », décrit Prisca Thévenot auprès de BFM.
La députée Ensemble pour la République des Hauts-de-Seine rappelle que le débat sur l’opportunité d’élargir les possibilités de travail le 1er mai avait été relancé l’an dernier après que des boulangers en Vendée, en Charente et à Paris s’étaient émus de contrôles inopinés suivis d’amendes.
« C’est un texte sur lequel on est attendus depuis un an. On n’est pas en train de le découvrir. Pourquoi ne pas avoir mené des consultations avec les organisations syndicales avant et non pas la veille d’une CMP qui du coup est décalée, retardée ou annulée? », se demande-t-elle.
Cette proposition de loi ouvre la possibilité, aux salariés des secteurs de la boulangerie et des fleuristes, mais aussi aux établissements de vente de produits alimentaires au détail comme les supérettes et aux établissements exerçant une activité culturelle, de travailler le 1er-Mai, sur la base du « volontariat » – une notion qui n’existe pas dans le Code du travail – et avec une majoration de salaire qui devrait être le double d’une journée de travail classique comme le prévoit déjà le Code du travail.
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : Notre rédaction reste attentive à l'évolution de cette actualité.

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