
Au Nigeria, une centaine de civils tués dans un marché après une bavure de l’armée
13 avril 2026Les marchés suspendus à l'escalade militaire à Ormuz
13 avril 2026Présidentielle au Pérou: un scrutin marqué par des défaillances pour plus de 63000 électeurs
Analyse : Voici ce que notre équipe retient de cette information.
Un regard de nos journalistes sur l'article « Présidentielle au Pérou: un scrutin marqué par des défaillances pour plus de 63000 électeurs ».
Les faits essentiels
L’élection présidentielle au Pérou joue les prolongations. Dans une décision inédite, les autorités ont décidé d’ouvrir plus de 200 bureaux de votes ce lundi 13 avril. Ils n’avaient pas pu ouvrir la veille, jour du premier tour, car ils n’avaient pas reçu les bulletins et le matériel nécessaire pour permettre de voter. Les 63 300 électeurs retardataires malgré eux sont retournés voter.
Publié le :
3 min Temps de lecture
C’est un lundi exceptionnel pour ce collège de la capitale, rapporte notre correspondant à Lima, Martin Chabal. Les cours sont annulés et les salles de classe sont devenues des bureaux de vote. La veille, les électeurs n’avaient pas pu entrer pour voter, comme le raconte Carmen, une électrice, à RFI. « Je suis venu quatre fois. Tôt parce que je voulais passer ma journée avec ma famille. À midi, puis à 14h, puis à 16h, parce qu’on pensait qu’ils allaient ouvrir. »
Elle n’est finalement entrée dans l’isoloir qu’aujourd’hui, avec un jour de retard, et les premiers résultats en tête, parce que les premières estimations ont déjà donné une tendance à ces 63 000 électeurs. Selon plus de la moitié des suffrages dépouillés, la candidate de droite recueille près de 17 %, contre environ 15 % pour l’ancien maire ultraconservateur de Lima, Rafael Lopez Aliaga. Le candidat social-démocrate Jorge Nieto suit avec près de 13 %, dans ce scrutin serré opposant un nombre record de 35 candidats. Des millions de votes restent toutefois à dépouiller, et plusieurs candidats pourraient encore créer la surprise.
Elsi, une autre électrice, affirme avoir voté en son âme et conscience. « Moi je n’ai pas changé mon vote. J’ai mes convictions, donc j’ai donné mon vote au candidat que j’avais déjà choisi. » Et son vote pourrait être décisif. Les dernières estimations pour ce scrutin promettent des résultats très serrés entre les cinq premiers et les 63 300 voix restantes pourraient bien faire pencher la balance d’un côté ou de l’autre.
À lire aussiPrésidentielle au Pérou: Keïko Fujimori arrivée en tête, le vote prolongé ce lundi
Arrestation du responsable de la gestion électorale de l’ONPE
La police péruvienne a annoncé ce lundi qu’elle « a arrêté en flagrant délit le responsable de la gestion électorale de l’ONPE [l’Office national des processus électoraux, NDLR] pour le délit présumé d’omission, de refus ou de retard dans l’exercice de ses fonctions », a-t-elle indiqué sur le réseau social X.
La police et des enquêteurs s’étaient rendus la veille dans les locaux de l’ONPE pour enquêter sur ces dysfonctionnements. Des investigations sont aussi menées auprès d’un sous-traitant chargé de livrer le matériel électoral. Des accusations de fraude ont été lancées, immédiatement rejetées par l’ONPE. « Il n’y a aucune possibilité de fraude », avait déclaré son chef Piero Corvetto.
Plus de 27 millions d’électeurs étaient appelés aux urnes pour élire le président et les parlementaires lors de ce vote obligatoire. Le scrutin marque le retour d’un Parlement bicaméral pour la première fois depuis 1990. L’actuel président de gauche par intérim, José Maria Balcazar, ne pouvait pas se présenter. Son successeur doit être investi le 28 juillet.
En toile de fond de ce scrutin inédit figure la question de l’insécurité, principale préoccupation des Péruviens. Les homicides ont plus que doublé depuis 2018, atteignant environ 2 600 par an, tandis que les plaintes pour racket ont été multipliées par huit, selon des chiffres de la police.
Source : www.rfi.fr
Conclusion : L’analyse sera enrichie dès que de nouvelles données seront disponibles.

9999999
