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XOSE BOUZAS / Hans Lucas via AFP
Le ministre de l’Économie Roland Lescure photographié fin janvier à l’Assemblée nationale (illustration)
Un seul mot d’ordre : « garder son sang-froid ». Alors que la guerre menée par Israël et les États-Unis contre l’Iran paralyse le détroit d’Ormuz et fait naître des inquiétudes sur le prix et les stocks du carburant, de l’électricité et du gaz, le gouvernement s’est démultiplié ce mercredi 4 mars pour rassurer les Français. Entre pédagogie et appels au calme, afin d’éviter un mouvement de panique qui créerait justement les conséquences redoutées.
À trois reprises sur franceinfo, le ministre de l’Économie Roland Lescure a appelé les Français à « garder leur sang-froid ». Certes, les bourses baissent, les taux d’intérêt et le dollar « montent un petit peu » et le détroit d’Ormuz, situé entre l’Iran et les Émirats arabes unis et par lequel transitent près de 20 % du gaz mondial, est fermé. « C’est ce qui explique la hausse du prix du gaz », a expliqué Roland Lescure. Mais, a-t-il ajouté, « en temps normal, ce gaz il ne vient pas en Europe, il va en Asie. Donc il n’y a aucun risque d’approvisionnement, ni sur le gaz ni sur le pétrole en France et en Europe. »
Au même moment, Maud Bregeon, ministre déléguée à l’Énergie, abondait sur BFMTV/RMC. « Il n’y a aucun risque de rupture d’approvisionnement, parce que nous avons des stocks et parce que nous avons diversifié nos importations. Donc pas d’inquiétude là-dessus », a-t-elle martelé. Une affirmation valable « à court terme », c’est-à-dire « dans les semaines qui viennent », a ajouté Roland Lescure.
Prière de ne pas « créer des problèmes qui n’ont pas lieu d’être »
Quid des coûts ? Là aussi, le gouvernement promet de se montrer vigilant. « On peut s’attendre à une hausse de quelques centimes en moyenne dans les jours à venir. C’est une hausse qui sera contenue et limitée », a promis Maud Bregeon. Roland Lescure a lui réclamé à la DGCCRF (Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes, ndlr) une présence accrue sur le terrain, pour « faire des contrôles » et s’assurer que la hausse des prix reste « raisonnable compte tenu de la hausse du prix du baril. »
Une cellule de crise exceptionnelle a été mise en place à Bercy « pour suivre l’évolution des marchés financiers, des indicateurs économiques et, évidemment, les marchés de l’énergie ». « On y regarde le prix de l’essence, qui augmente de quelques centimes actuellement, c’est une hausse normale », a indiqué Roland Lescure. Les approvisionnements sont aussi sous surveillance : aujourd’hui dans plus de 97 % du territoire, il n’y a aucun problème. On est dans une situation normale où on a de l’essence partout », assure-t-il.
Pas de raison de s’inquiéter à ce stade donc, même si « évidemment, tout va dépendre de l’intensité et de la durée du conflit ». Invité à préciser concrètement ce que signifiait « à court terme », Roland Lescure a ainsi refusé de s’avancer. « Je ne veux surtout pas commencer à faire de la fiction sur un conflit qui reste très incertain. Prévoir l’imprévisible, c’est se moquer du monde », a-t-il martelé.
« Il faut garder son sang-froid, être conscient des risques mais en aucun cas raconter n’importe quoi. Et surtout créer des problèmes qui n’ont pas lieu d’être. Si évidemment demain on se jette tous sur la station-service du coin pour aller faire le plein, la station en question manquera d’essence », a insisté le ministre. Un cercle vicieux.

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