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13 avril 2026Reuters.com
13 avril 2026Analyse : Quelques éléments à retenir de cette information pour nos lecteurs.
Nos rédacteurs mettent en avant les points clés de « Contre le déclin des insectes, ce petit geste peut grandement aider les scientifiques ».
Récapitulatif des informations
PATRICK PLEUL / dpa Picture-Alliance via AFP
Des scientifiques appellent des automobilistes à participer à une vaste étude pour mieux comprendre le déclin inquiétant des insectes.
Un petit geste qui rend un grand service à la science. En relevant la quantité de moucherons, guêpes ou papillons de nuit sur sa plaque d’immatriculation, chaque automobiliste français peut participer à une vaste étude, lancée ce lundi 13 avril, pour mieux comprendre le déclin inquiétant de ces petits animaux.
« C’est une poignée de secondes au départ d’un trajet, une poignée de secondes à l’arrivée du trajet », promet Grégoire Loïs, directeur adjoint du programme de sciences participatives Vigie-Nature au Muséum national d’histoire naturelle (MNHN).
Les automobilistes participants doivent lancer l’application « Bugs matter », nettoyer leur plaque d’immatriculation avant le trajet, puis la prendre photo en arrivant. Avec l’aide de l’intelligence artificielle, l’application comptera le nombre d’impacts d’insectes volants sur la plaque. « On a l’opportunité de faire un échantillonnage absolument massif. (…) L’idée, c’est d’avoir des milliers et des milliers de participants qui font des millions de kilomètres », explique le scientifique.
Agriculture intensive, changement climatique…
Cette étude participative, importée de Grande-Bretagne, est co-organisée en France par le MNHN, l’Office français de la biodiversité (OFB) et les associations Office pour les insectes et leur environnement (Opie) et Noé.
Les scientifiques ont choisi la plaque d’immatriculation plutôt que le pare-brise car elle est de taille identique sur chaque véhicule et permet d’obtenir des données comparables. Celles-ci pourront alimenter des articles scientifiques, permettant aux chercheurs de documenter et mieux comprendre le déclin des populations d’insectes, sous l’effet de l’agriculture intensive (notamment en raison de l’utilisation des pesticides) mais aussi des pollutions ou du changement climatique.
Une étude publiée en 2017 dans la revue PLOS One, portant sur des zones naturelles protégées en Allemagne, avait conclu à un effondrement de plus de 75 % de la biomasse des insectes en 27 ans.
Un rôle essentiel pour notre alimentation et celle des animaux
« On a des données qui nous disent que les populations d’insectes déclinent », or les insectes « ont des rôles extrêmement importants dans le fonctionnement des écosystèmes », rappelle Colin Fontaine, chercheur en écologie au MNHN et au CNRS.
Ils pollinisent une partie des cultures destinées à notre alimentation et permettent la reproduction des plantes à fleurs, nourrissent d’autres animaux (notamment les oiseaux), contribuent à recycler les matières organiques ou encore à limiter la prolifération des ravageurs des cultures, dont ils se nourrissent.
Vigie-Nature, qui revendique 120 000 participants, a déjà lancé plusieurs observatoires participatifs, destinés aux naturalistes (comme le suivi des oiseaux communs), au grand public (observatoire des bourdons, opération papillons, oiseaux des jardins…) ou aux professionnels (agriculteurs, gestionnaires d’espaces verts…).
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Notre équipe continuera à fournir une analyse régulière.

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