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14 avril 2026L’ex-PDG de Lafarge Bruno Lafont condamné et incarcéré pour financement de groupes terroristes en Syrie
Analyse : Notre équipe propose une synthèse rapide et concise.
Voici quelques observations de notre rédaction sur « L’ex-PDG de Lafarge Bruno Lafont condamné et incarcéré pour financement de groupes terroristes en Syrie ».
Ce qu'il faut retenir
Chesnot / Getty Images
Le cimentier français Lafarge et huit anciens responsables ont été reconnus coupables lundi par le tribunal de Paris de financement de terrorisme en 2013 et 2014. (Photo d’illustration)
La sentence est tombée pour la société Lafarge et plusieurs de ses dirigeants. Ce lundi 13 avril, le tribunal correctionnel de Paris a reconnu coupables l’entreprise française, son ex-PDG Bruno Lafont et sept anciens dirigeants pour le financement de groupes terroristes en Syrie en 2013 et 2014.
L’ancien patron de la société a été condamné à six ans de prison avec incarcération immédiate. Les autres dirigeants ont écopé de 18 mois à sept ans d’emprisonnement. Il a aussi prononcé l’incarcération immédiate de l’ex-directeur général adjoint Christian Herrault, condamné à cinq ans d’emprisonnement.
Bruno Lafont va faire appel de sa condamnation, a indiqué à la presse son avocate Jacqueline Laffont. PDG de Lafarge de 2008 à 2015, l’ex-dirigeant du CAC 40 de 69 ans a été arrêté dans la salle d’audience et aussitôt emmené par des policiers. Sa défense a indiqué faire appel du jugement et déposer une demande de mise en liberté, fustigeant un mandat de dépôt « injustifié ».
Près de 5,6 millions d’euros payés à des organisations jihadistes
La société, avalée depuis par l’entreprise suisse Holcim, a procédé à des paiements à trois organisations jihadistes dont le groupe État islamique (EI), à hauteur de près de 5,6 millions d’euros, a établi le tribunal correctionnel dans son jugement, qui a souligné que cela leur avait permis de « préparer des attentats terroristes », notamment ceux de janvier 2015 en France.
Lafarge a par ailleurs été condamnée à payer l’amende maximale de 1,125 million d’euros pour financement du terrorisme, ainsi qu’une amende douanière de 4,57 millions d’euros solidairement avec quatre anciens responsables du groupe pour le non-respect des sanctions financières internationales, autre infraction au cœur du procès.
Dans sa décision, la présidente du tribunal Isabelle Prévost-Desprez a établi que Lafarge avait noué un « véritable partenariat commercial avec l’EI », et que le montant versé, « jamais atteint », participait à la « gravité extrême des faits », relate Le Monde.
Une mise en examen pour soupçons de crimes contre l’humanité
Un deuxième volet de l’affaire Lafarge, concernant les soupçons de crimes contre l’humanité, est toujours en cours. En juin 2018, l’entreprise française a été mis en examen pour une accusation rarissime de complicité de crimes contre l’humanité. Celle-ci a été annulée par la cour d’appel en novembre 2019, avant que la décision ne soit cassée par la Cour de cassation en septembre 2021.
En mai 2022, la cour d’appel de Paris confirme la mise en examen du groupe, définitivement validée par la Cour de cassation en janvier 2024, notamment pour des crimes à l’encontre de la minorité des Yazidis, ainsi qu’envers la comunauté des Sheitat et contre des recrues de l’armée irakienne.
Dans leurs communiqués où elles saluent les condamnations prononcées ce lundi, les ONG Sherpa et ECCHR, reconnues comme parties civiles, soulignent que « Lafarge reste mise en examen pour complicité de crimes contre l’humanité ». « À quand un procès ? », s’interroge Sherpa, estimant qu’« après huit années d’instruction, il est crucial que cette question puisse également être examinée devant un tribunal ».
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Notre équipe restera attentive aux prochains développements.

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