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Emmanuel Macron a annoncé mardi soir le déploiement du porte-avions Charles-de-Gaulle en Méditerranée. « La France n’est pas en guerre, c’est le fond du discours » du président, analyse sur RMC le colonel Peer de Jong, qui s’interroge toutefois sur la pérennité de la posture défensive de la France au Moyen-Orient.
Emmanuel Macron a annoncé mardi soir, lors de son allocution télévisée, le déploiement du porte-avions Charles-de-Gaulle en Méditerranée, dans le cadre de la guerre au Moyen-Orient. Il sera accompagné de différents moyens militaires de l’armée française, « différents bâtiments dont des frégates avec des lance-missiles et vraisemblablement des sous-marins », détaille sur RMC le général Général Jean-Paul Paloméros – ancien chef d’état-major des Armées de l’air.
Le déploiement du porte-avions, « c’est un signalement stratégique (…) ça veut dire que nous défendons nos intérêts. C’est aussi une démonstration de puissance sur un point particulier qui est le droit de la mer et la sécurité maritime, qui va être un enjeu majeur », a expliqué mardi sur BFMTV la ministre déléguée aux Armées Alice Rufo.
« C’est démonstratif mais si nécessaire, des avions décolleront du Charles-de-Gaulle et frapperont là où on leur demandera de frapper », rappelle le général Jean-Paul Paloméros, qui évoque aussi des « interceptions de drones ou d’avions pour défendre et protéger si nécessaire ».
Emmanuel Macron « n’avait pas le choix »
« C’est très déclaratoire, c’est démontrer de la force mais qui peut être utilisée », abonde ce mercredi sur RMC Story le colonel Peer de Jong, vice-président de l’institut Themiis. Selon lui, Emmanuel Macron n’avait de toute façon « pas le choix » de déployer le navire amiral français en Méditerranée. « La France était inaudible, elle avait besoin de manifester sa présence », afin de « respecter ses accords » avec les pays du Moyen-Orient.
Outre Chypre, membre de l’Union européenne, la France est liée par des accords de défense avec le Qatar, le Koweït et les Émirats et des « engagements solides avec la Jordanie et l’Irak, et notamment là-bas nos alliés kurdes », a en effet rappelé mardi soir le président de la République.
La France dispose d’intérêts militaires dans la région. Outre la présence de 700 militaires français, membres de la Force intérimaire de l’ONU (Finul) déployée dans le sud du Liban, Paris déploie 900 militaires sur trois bases (aérienne, navale et terrestre) aux Émirats. Elle y stationne notamment plusieurs avions de combat Rafale ainsi que des chars Leclerc et des canons Caesar.
« Lorsque ces pays doivent se défendre et sont l’objet de frappes indiscriminées, complètement disproportionnées de la part de l’Iran, (…) très concrètement ça veut dire qu’on rehausse la posture, c’est-à-dire qu’on répond à leur demande en matière de défense », a expliqué mardi Alice Rufo.
Une posture défensive… jusqu’à quand?
« La défense, c’est le mot qui sauve le dispositif », estime le colonel Peer de Jong. « Au début, on est toujours en défensif mais on verra bien après », poursuit ce dernier. La France s’était dit prête, dimanche 1er mars, à lancer des « actions défensives nécessaires et proportionnées » face aux ripostes iraniennes afin de « détruire à la source » les capacités militaires de Téhéran.
« Est-ce que l’on tire quand le missile est à un mètre du sol de l’Iran? », s’interroge ainsi Peer de Jong. La gauche a par ailleurs appelé Emmanuel Macron a préservé le caractère « défensif » de l’intervention de l’armée française au Moyen-Orient.
« La France n’est pas en guerre, c’est le fond du discours d’Emmanuel Macron », analyse ce dernier, qui loue le discours du chef de l’Etat comme « précis, concret et efficace ». La principale difficulté, pour lui, sera « d’intégrer ce dispositif au sein des forces américaines ».

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