
Le journal de 8h du mardi 14 avril 2026
14 avril 2026
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14 avril 2026Analyse : Cette actualité a retenu notre attention et mérite quelques remarques.
Un point rapide sur l'article « l’association Respire appelle les députés à sauver les ZFE – franceinfo » selon nos journalistes.
Ce qu'il faut retenir
L’avenir des zones à faibles émissions (ZFE) se joue mardi à l’Assemblée nationale, avec un projet de loi contenant leur suppression. Dans la région parisienne, des automobilistes bravent l’interdiction quand d’autres s’inquiètent de la qualité de l’air pour leurs enfants.
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Stop ou encore ? Les députés doivent se prononcer mardi 14 avril sur le projet de loi de « simplification de la vie économique », qui prévoit la suppression des zones à faibles émissions (ZFE), ces zones interdites aux véhicules les polluants de certaines villes, par le biais du système des vignettes Crit’Air. Le gouvernement a déposé un amendement pour tenter de sauver le dispositif, et laisser libre choix aux collectivités d’instaurer des restrictions de circulations.
Un dossier symbolique du gouvernement, qui a viré au bourbier et qui montre toute la difficulté de l’exécutif à légiférer sans majorité et sous la menace quasi-constante d’une motion de censure.
Le vote de ce texte avait déjà été repoussé pour laisser passer les élections municipales. Or, depuis, la crise des carburants s’est ajoutée à l’équation, suscitant l’inquiétude et l’exaspération des automobilistes. « On a quand même l’art de se créer des problèmes tout seul« , enrage une ministre, qui craint donc la sortie de route.
Côté automobilistes, en tout cas, cela ne fait pas de doute : il faut arrêter. « Je trouve que c’est beaucoup de contraintes pour les gens qui habitent en région parisienne. On n’a pas tous les transports en commun, regrette Isabelle, une retraitée qui continue de conduire, malgré la vignette Crit’air 3 collée sur son pare-brise. Mes petits-enfants, je ne peux pas les transporter en transports en commun. Et pour les courses, je ne pourrai pas les faire si je n’avais pas ma voiture. On nous en demande trop ! »
Plus loin, une autre francilienne s’interroge : « Pour quelle raison je devrais sortir de Paris ? Parce que je n’ai pas les moyens pour m’acheter une nouvelle voiture ? Je trouve ça injuste ! »
Les ZFE ont aussi leurs partisans, comme à la sortie d’une école parisienne. « On le voit bien, quand c’est la rentrée et qu’on reprend le chemin de l’école : les enfants sont souvent plus malades et les rhinopharyngite reprennent », constate une mère de famille, inquiète de la qualité de l’air pour leur santé et celle de leurs enfants. Et de conclure : « Toute action qui va à l’encontre d’un meilleur environnement est une mauvaise action ».
« La pollution de l’air, c’est 40 000 morts par an en France, alerte Tony Renucci, directeur général de l’association Respire. Surtout, ce sont de nombreuses maladies respiratoires comme l’asthme, cancer du poumon, infection des voies respiratoires ou des maladies cardiovasculaires comme des AVC, des maladies du cerveau… »
Il appelle donc les députés à sauver les ZFE puis à les améliorer. « Pour que ça marche, il faut aider les ménages à changer de voiture », explique Tony Renucci, avant de proposer de prioriser, avec « un objectif de restriction uniquement sur le diesel, parce qu’on sait que c’est le plus problématique aujourd’hui et qu’on fasse un ciblage des aides sur ces véhicules-là et sur les familles concernées, notamment en fonction des revenus. »
En cas de suppression des ZFE par le Parlement cette semaine, les parlementaires partisans de ces zones à faibles émissions saisiront très probablement le Conseil constitutionnel.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : L'équipe suit cette actualité de près pour mieux vous informer.

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