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14 avril 2026Trump s’attire les foudres de la droite religieuse américaine après la publication d’une image le représentant en Jésus
Analyse : Notre rédaction partage quelques éléments clés à retenir.
Nos journalistes proposent un aperçu de l'article « Trump s’attire les foudres de la droite religieuse américaine après la publication d’une image le représentant en Jésus ».
Points saillants
Donald Trump s’est expliqué sur la article de l’image le représentant en Jésus Christ, lundi, devant son bureau, lors d’une allocution improvisée. BRENDAN SMIALOWSKI / AFP
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Le président des Etats-Unis Donald Trump a supprimé lundi 13 avril une image le représentant tel Jésus sur son réseau Truth Social, face à l’indignation de la droite religieuse américaine, assurant qu’il s’agissait en fait de lui en médecin.
Si l’affaire est sensible, c’est que le président septuagénaire – qui se dit chrétien mais ne prétend pas être particulièrement pratiquant – a bénéficié d’un soutien considérable de la part des chrétiens et évangéliques conservateurs lors de ses mandats.
• Une image inspirée de la peinture chrétienne
L’image publiée dans la nuit de dimanche à lundi montre Donald Trump drapé d’une toge rouge et blanche avec un halo de lumière dans les mains et posant une paume sur le front d’un homme alité, entouré de personnes qui le regardent.
S’inspirant des codes de la peinture chrétienne, la scène comprend des attributs patriotiques américains comme des aigles, la bannière étoilée, un soldat en uniforme, un avion de combat ou la statue de la Liberté.
L’image avait été publiée peu après un message virulent du président américain contre le pape Léon XIV, qui avait formulé samedi une sévère critique de la guerre en Iran. Lundi, Donald Trump en a remis une couche sur le pape américain, estimant qu’il « faisait preuve d’une grande faiblesse face à la criminalité et à d’autres choses ».
• La droite chrétienne dénonce un « outrageux blasphème »
L’image n’a pas été du goût de plusieurs figures de la droite chrétienne, qui ont rapidement dénoncé une représentation « blasphématoire ». « C’est plus qu’un blasphème. C’est un esprit antéchrist », s’est indignée sur X l’ex-élue trumpiste Marjorie Taylor Greene, en rupture avec le président. « Trump s’en est pris au pape parce que ce dernier s’oppose, à juste titre, à la guerre menée par Trump en Iran. Puis il a publié une photo de lui-même comme s’il prenait la place de Jésus », a-t-elle poursuivi.
« J’ignore si le président pensait faire de l’humour, s’il est sous l’influence de substances ou quelle autre explication il pourrait donner à cet outrageux blasphème. Il doit retirer ce message immédiatement », a également déclaré Megan Basham, écrivaine et podcasteuse conservatrice, habituellement proche de Donald Trump.
• Une image supprimée et des explications confuses
Lundi après-midi, Donald Trump a dû faire machine arrière et a supprimé la communication de son compte Truth Social. Avant de s’en expliquer, face caméra, lors d’une allocution improvisée devant son bureau aux côtés d’une livreuse de sandwichs. « Ce n’était pas une représentation [en Jésus Christ, NDLR]. C’était moi. Je l’ai bien publiée, et je pensais que c’était moi », a réagi le président américain. « C’est censé être moi en tant que médecin, soignant les gens. Et je soigne les gens. Je les soigne beaucoup », a-t-il ajouté en évoquant la Croix-Rouge.
• un effet sur le soutien de cette base électorale ?
Donald Trump a déjà utilisé des images religieuses dans ses publications : en mai, il avait publié sur sa plateforme un portrait de lui en tenue papale généré par l’intelligence artificielle, après avoir dit qu’il « aimerait être pape ». Selon Matthew Taylor, chercheur à l’université Georgetown, Donald Trump a embrassé la rhétorique religieuse avec encore plus de ferveur après sa tentative d’assassinat en juillet 2024.
« De nombreux sympathisants de droite s’opposaient déjà à la guerre en Iran, et un fossé se creusait au sein de sa base catholique, mais les dénonciations du pape Léon risquent d’éroder encore davantage cette base », tout comme la numéro de cette image jugée blasphématoire, explique ce spécialiste du nationalisme chrétien à l’AFP.
Historienne à l’université Calvin, un établissement chrétien, Kristin du Mez nuance toutefois le constat. Si elle affirme que les soutiens religieux de Donald Trump « prennent leurs distances avec ce qui relève clairement du blasphème », elle ne décèle pas pour autant « la moindre indication qu’ils cesseront de le soutenir ».
Source : www.nouvelobs.com
Conclusion : La rédaction continuera à observer cette actualité pour informer ses lecteurs.

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