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14 avril 2026La droite parisienne veut lutter contre les violences dans le périscolaire en installant des caméras de vidéosurveillance à l’école
Analyse : Quelques observations de notre équipe pour mieux comprendre les enjeux.
Un regard de nos journalistes sur l'article « La droite parisienne veut lutter contre les violences dans le périscolaire en installant des caméras de vidéosurveillance à l’école ».
Les éléments principaux
Le groupe Paris Liberté va proposer au conseil de Paris ce mardi 14 avril l’installation de caméras de vidéosurveillance dans les zones de passage de toutes les écoles parisiennes pour lutter contre les violences dans le périscolaire.
À l’ordre du jour du conseil extraordinaire de Paris qui a eu lieu ce mardi 14 avril, un sujet, qui est devenu un enjeu de campagne lors des municipales et qui est désormais l’une des priorités de la municipalité, va être largement évoqué: les violences dans le périscolaire parisien. Depuis début 2026, la ville de Paris a suspendu 78 animateurs dans les écoles, dont 31 pour suspicions de violences sexuelles.
Le conseil de Paris s’est ouvert à 9 heures avec l’adjointe au maire en charge des affaires scolaires et de la petite enfance, Anne-Claire Boux, qui doit présenter le plan d’action de la ville pour lutter contre les violences faites aux enfants, répondant notamment à un courrier du 30 mars de près de 700 parents d’élèves à la nouvelle municipalité.
Parmi les mesures qui y sont présentées, la ville de Paris veut « instaurer une véritable culture du signalement », « garantir une transparence totale vis-à-vis des familles » ou encore « assurer une prise en charge immédiate et digne des victimes ».
La majorité municipale promet également de renforcer la sécurité des enfants, en supprimant les zones à risque où un élève est isolé avec un adulte et en renforçant la formation des équipes, notamment. Un plan qui se résume en six points, mais qui est déjà jugé insuffisant par la droite parisienne menée par Rachida Dati.
« C’est préventif et protecteur »
Le Parisien révèle que le groupe Paris Liberté va proposer lors du conseil l’installation de caméras de vidéosurveillance dans les zones de passage des quelque 620 écoles parisiennes pour garantir la sécurité des élèves.
« C’est une mesure que nous avons réfléchie et travaillée avec les parents parisiens. C’est préventif et protecteur », écrit Inès de Raguenel sur X. C’est elle qui présentera la proposition du groupe lors du conseil de Paris.
Plusieurs parents ont déjà évoqué l’idée de mettre en place un réseau de vidéosurveillance. Interrogée par Le Parisien, l’avocate Kathleen Taïeb, représentante de plusieurs familles de victimes à Paris, assure que beaucoup de parents jugent cette mesure « nécessaire ». « Cela peut être un élément de preuve dans le cadre d’une enquête et permettrait de dissuader. Les parents ne comprennent pas que ce ne soit pas en place, cela pourrait mériter de s’y pencher et de voir dans quelle mesure un tel dispositif peut être compatible avec notre droit », explique-t-elle.
D’autres, au contraire, estiment que cette mesure n’est pas une solution. Le collectif SOS périscolaire juge auprès de nos confrères la proposition « inatteignable d’un aspect clé de vue légal et pratique ».
« Quand on voit que la mairie de Paris n’arrive pas à faire en sorte que chaque école dispose d’un trombinoscope avec photos et des plannings… Alors équiper de caméras toutes les salles puis exploiter les données, ça paraît peu crédible, même si ce serait en effet dissuasif… », explique la cofondatrice Anne dans les colonnes du Parisien. L’investissement massif des caméras de vidéosurveillance rebute aussi la CFDT périscolaire et la FCPE 75.
Des caméras dans les couloirs, un dispositif a priori légal
Par ailleurs, la proposition de la droite semble légale, selon la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil). Les caméras de vidéosurveillance en milieu scolaire peuvent toutefois être installées à l’intérieur de l’établissement uniquement « à des fins de sécurité des élèves, du personnel éducatif et du matériel », notamment la lutte contre les violences, et uniquement dans les couloirs et les halls d’entrées, ce que veut le groupe Paris Liberté.
Les caméras dans les salles de classe, la cantine, la cour de récréation ou encore les toilettes sont donc interdites, seuls les lieux de circulation peuvent être filmés. La décision de mise en place de caméras doit être prise par la commune, conjointement avec le directeur académique des services de l’éducation nationale, précise aussi la Cnil.
Élèves, parents et personnels doivent être mis au courant de l’installation d’un dispositif de vidéosurveillance. Le traitement des images doit ensuite se faire selon les règles dictées par la Cnil: seules les personnes habilitées dans le cadre de leurs fonctions, comme le chef d’établissement par exemple, peuvent visionner les images enregistrées et la durée de conservation des images est fixée par le responsable du dispositif.
Le conseil de Paris va aussi soumettre au vote ce mardi une subvention de 600.000 euros à l’association Œuvre de Secours aux Enfants « pour leur cellule de soutien psychologique aux familles face aux violences sexuelles en milieu scolaire ».
D’autres débats houleux sont à l’ordre du jour ce mardi, notamment l’avenir du Parc des Princes avec la reprise des discussions avec le PSG ou encore la lutte contre les logements inoccupés à Paris.
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : Nous continuerons à partager nos observations sur cette actualité.

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