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4 mars 2026“Emmanuel Macron marche sur un fil”, résume le quotidien italien L’Espresso. Lors d’une allocution télévisée au “ton grave” mardi 3 mars, le président a “vivement critiqué l’attaque israélo-américaine contre l’Iran qu’il a qualifiée de ‘violation du droit international’” tout en “imputant la responsabilité du conflit au ‘régime des ayatollahs’”, note El País. Le chef de l’État a notamment pointé du doigt le “programme nucléaire dangereux” de l’Iran et “l’ordre [donné] de tirer sur son propre peuple” lors des grandes manifestations de janvier.
Les critiques d’Emmanuel Macron à l’égard de Washington “pourraient lui attirer des ennuis”, observe Politico, qui rappelle que Donald Trump a déjà menacé de rompre les liens commerciaux avec Madrid mardi après que le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, “a dénoncé le caractère illégal de cette guerre et a interdit aux avions militaires américains d’utiliser les bases espagnoles pour des attaques contre l’Iran”.
“Ni consultée ni avertie”, l’Europe est désormais “impliquée”
La presse européenne souligne la position délicate dans laquelle est désormais placée la France, et plus largement le continent européen. “L’Europe n’a été ni consultée ni avertie. Pourtant, elle se retrouve bel et bien impliquée dans la guerre contre l’Iran”, remarque le Corriere della Sera.
Dans son discours mardi, Emmanuel Macron a annoncé le déploiement du porte-avions Charles de Gaulle, d’avions Rafale, de la frégate multimissions Languedoc à Chypre et de moyens de défense antiaérienne au Moyen-Orient pour défendre les intérêts français et les pays alliés frappés par la riposte iranienne aux attaques israélo-américaines.
Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, de concert avec la Grèce, a, lui, été forcé de dépêcher des navires, des chasseurs F-16 et des hélicoptères antidrones pour protéger Chypre après l’attaque d’une base britannique par un drone iranien sur l’île.
“Mobilisation militaire défensive”
“Alors que Washington et Tel-Aviv étendent leur emprise sur l’Iran, la France et le Royaume-Uni se retrouvent à la tête de la réaction européenne par nécessité plutôt que par choix”, souligne La Repubblica. “Leur position est double : d’une part, la condamnation de l’escalade et, d’autre part, la mobilisation militaire ’défensive’, avec le déploiement de bases britanniques et de matériel français en Méditerranée orientale et à Chypre, devenue soudainement la zone arrière la plus exposée.”
Selon Le Soir, le ministre des Affaires étrangères belge, Maxime Prévot, n’exclurait pas, de son côté, l’envoi de soutien militaire au Moyen-Orient. “Nous devons rester vigilants au cas où nos alliés du Golfe solliciteraient notre soutien, celui de l’Europe. Pour l’instant, cela ne s’est pas produit, mais les différents pays du Golfe n’ont pas encore réagi aux missiles qui leur ont été envoyés”, a indiqué le ministre sur le plateau de l’émission Terzake, envisageant un “appui aérien” sans donner davantage de précision.
“Au fil des jours, se dessine, de plus en plus, une implication européenne dans cette guerre”, conclut Le Soir.
Quelques heures après les annonces européennes, Israël a affirmé avoir lancé une nouvelle “large vague de frappes” sur l’Iran, où les États-Unis affirment avoir atteint “près de 2 000 cibles” en quatre jours.

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