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14 avril 2026La retenue d’eau servirait à alimenter les canons à neige des Angles: des associations demandent à la justice de suspendre le chantier, le maire assure qu’il n’a pas commencé
Analyse : L’équipe éditoriale propose un résumé des informations principales.
Voici les éléments principaux de « La retenue d’eau servirait à alimenter les canons à neige des Angles: des associations demandent à la justice de suspendre le chantier, le maire assure qu’il n’a pas commencé » pour nos lecteurs.
Ce qu'il faut connaître
Le projet de retenue d’eau de 113 000 mètres cubes que la commune des Angles souhaite aménager au roc d’Aude pour alimenter les canons à neige fait déjà l’objet de plusieurs procédures en justice sur le fond. Après avoir constaté des opérations de déneigement sur le site, plusieurs associations ont annoncé ce mardi 14 avril 2026 le dépôt d’un nouveau recours visant à faire suspendre le chantier. De son côté, le maire assure que les travaux n’ont pas commencé.
Ce sont des randonneurs qui ont lancé l’alerte. Photos à l’appui. Les opérations de déneigement seraient en cours depuis quelques jours déjà sur les hauteurs des Angles. Et plus précisément dans le secteur du roc d’Aude, où la commune envisage d’aménager, d’ici l’hiver prochain, une retenue d’eau de 113 000 mètres cubes pour alimenter les canons à neige de la station. Objectif : venir en soutien aux deux bassins déjà existants, de 45 000 et 13 000 mètres cubes, afin de « garantir l’enneigement sur les trente prochaines années et donc la pérennisation du domaine skiable jusqu’en 2050 ».
Le projet fait déjà l’objet de trois procédures sur le fond, engagées devant le tribunal administratif par plusieurs associations et particuliers. La première cible la délibération municipale autorisant l’acquisition des six hectares ciblés à son ancien propriétaire, l’Office national des forêts, en échange de trente-trois hectares appartenant à la commune. La deuxième vise le permis d’aménager du projet et la dernière l’arrêté préfectoral d’octobre 2025 donnant son feu vert au chantier.
L’urgence y est
Ce mardi, compte tenu des opérations constatées au roc d’Aude, la Fédération pour les espaces naturels et l’environnement (Frene) annonce le dépôt, avec quatre autres associations et deux particuliers, d’une procédure en urgence visant à faire suspendre le chantier. Dans l’attente du jugement sur le fond concernant la validité de l’arrêté préfectoral d’octobre 2025.
« Maintenant qu’ils ont déneigé, ils ne vont sans doute pas tarder à creuser. L’urgence y est, plaide le président de la Frene, Marc Maillet. Or, selon nous, compte tenu des dimensions et du lieu où se situerait la retenue, il aurait fallu qu’il y ait une étude d’impact et une enquête publique. » Pour appuyer leur point de vue, les associations évoquent notamment des questions liées au défrichement du site effectué à l’automne dernier, aux espèces protégées ou encore à la sécurité. La retenue serait en effet située au-dessus de pistes de ski très fréquentées en saison.
« Nous avons déneigé pour permettre l’entretien des remontées mécaniques »
« Le chantier de la retenue n’a pas commencé. » Le maire des Angles, Michel Poudade, est catégorique sur ce point. « En revanche, nous avons effectivement déneigé les sentiers qui mènent au haut du domaine, concède-t-il. Je ne dis pas que ces sentiers ne serviront pas aux camions quand les travaux commenceront, mais si nous avons déneigé, c’est avant tout pour que nos équipes puissent accéder en mai au haut du domaine pour faire l’entretien des remontées mécaniques. »
L’édile n’exclut toutefois pas un démarrage imminent des travaux de la retenue. « Nous devons décider du calendrier lors du conseil municipal du 16 avril », précise-t-il.
« Ce qui est en jeu, c’est notre modèle économique »
Face aux procédures lancées contre le projet, le maire défend celui-ci bec et ongles : « Ce qui est en jeu, c’est notre modèle économique. C’est 1 200 emplois sur la commune. C’est même la protection de l’environnement. En amenant de l’eau sur ce site, la retenue va permettre aux milieux de se développer. »
Pour ce qui est des finances, selon le maire, l’aménagement de la retenue en elle-même devrait coûter deux millions d’euros. Auxquels il convient d’ajouter deux autres millions « pour l’amélioration de la neige de culture » et encore deux de plus pour mettre en place une unité de production d’hydroélectricité (station de transfert d’énergie par pompage) qui pourrait rapporter « 400 000 euros par an à la commune ».
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : L'équipe continuera de fournir des mises à jour régulières.

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