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14 avril 2026faut-il redouter des annulations de vols face à la menace d’une pénurie de kérosène ? – franceinfo
Analyse : Notre rédaction partage quelques éléments clés à retenir.
L'article « faut-il redouter des annulations de vols face à la menace d’une pénurie de kérosène ? – franceinfo » a retenu l'attention de notre équipe.
À retenir absolument
Alors que le mois d’avril pourrait être « encore pire que mars » selon l’Agence internationale de l’énergie, l’association des aéroports européens s’attend à une pénurie de kérosène dans trois semaines si le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz n’est pas rétabli d’ici la fin du mois d’avril.
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« Il s’agit de la plus importante crise énergétique de l’histoire », a alerté lundi 13 avril le patron de l’Agence internationale de l’énergie, redoutant un mois d’avril « encore pire que mars » pour le secteur. Les blocus iraniens puis américains du détroit d’Ormuz ne vont pas arranger la situation. Pour la Commission européenne, le kérosène est la principale source de préoccupation actuellement autour du carburant et elle s’inquiète donc mardi 14 avril de « possibles difficultés d’approvisionnement » de l’Europe en kérosène dans « un avenir proche ».
De son côté, l’association des aéroports européens est plus précise dans ses prévisions et prédit une pénurie systématique d’ici trois semaines si le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz n’est pas rétabli d’ici la fin du mois d’avril. Car 20 % du kérosène mondial transite par le détroit d’Ormuz. Si Bruxelles réagit mardi, cela s’explique aussi par le événement que les compagnies européenne lui mettent la pression et lui demandent de l’aide, à l’image d’Air France-KLM ou de Lufthansa.
Quelles mesures peut-on envisager : des achats groupés de kérosène au niveau de l’Union européenne, ou la suppression temporaire de certaines taxes ? La Commission européenne présentera le 22 avril des mesures pour atténuer les conséquences de la guerre sur les marchés de l’énergie, mais elle ne précise pas, à ce stade, si ces mesures concerneront le kérosène.
Alors que nous sommes en période de réservation pour les vacances d’été, les prix des billets d’avion grimpent car les compagnies disent répercuter la flambée du prix du kérosène. Pour le PDG de la compagnie Corsair, qui dirige également la Fédération de l’aérien, « la hausse des prix des billets se généralisent, et elle est inévitable. »
Air France en est à deux augmentations en deux mois : 50 euros sur un aller-retour en mars, puis il y a quelques jours, 50 euros supplémentaires pour un aller-retour en classe éco et premium sur les long-courriers. Les court et moyens courriers ne sont pas épargnés, avec une surcharge carburant comme disent les compagnies, de 10 euros en moyenne en classe éco. Transavia, la filiale low-cost, demande aussi 10 euros de plus en moyenne pour un aller-retour. Aucune hausse ne peut être appliquée après l’achat des billets, mais les prix peuvent augmenter. Si le prix du kérosène a déjà plus que doublé depuis le début de la guerre, la situation peut encore empirer. Et même si le conflit se terminait demain, l’approvisionnement en kérosène et son prix mettraient des semaines, voire des mois, à revenir à la normale.
À la pompe, en revanche, les prix ont un peu baissé en France depuis l’annonce du cessez-le-feu au Moyen-Orient. Pour le gazole par exemple, le carburant dont le prix a le plus flambé avec cette crise, le prix a baissé de plus de quatre centimes et demi par litre en moyenne entre jeudi 9 avril, après le cessez-le-feu et lundi 13 avril, selon les chiffres communiqués par le ministère de l’Énergie à franceinfo. La baisse est même de neuf centimes par litre, sans prendre en compte les stations TotalEnergies puisque dans ces stations, le diesel est plafonné, moins cher que la moyenne nationale. Que va-t-il se passer avec le double blocage du détroit d’Ormuz instauré par les États-Unis depuis lundi soir ? Cela va dépendre des cours du pétrole, qui ont augmenté lundi, tout en en ayant baissé mardi, juste en-dessous de 100 dollars le baril.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Les prochaines informations compléteront notre analyse.

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