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4 mars 2026des dizaines d’artistes dont Laure Calamy et Agnès Jaoui appellent à voter Emmanuel Grégoire
JULIE SEBADELHA / AFP
Agnès Jaoui fait partie du comité de soutien d’Emmanuel Grégoire.
Pas besoin d’avoir été ministre de la Culture pour engranger le soutien d’artistes. Une centaine de personnalités du monde des arts, de la culture et de la société civile appellent à voter pour le candidat PS à la mairie de Paris Emmanuel Grégoire. Selon des informations du Nouvel Obs confirmées au HuffPost, un comité de soutien présidé par Ghada Hatem, gynécologue franco-libanaise et cofondatrice de la Maison des femmes de Saint-Denis, et Thierry Déau, fondateur du fonds d’investissement Meridiam, s’est mis en place.
On y retrouve des comédiens, des chanteurs, des réalisateurs… Citons notamment la présence de Bastien Bouillon, de Laure Calamy, d’Alexis Michalik, de Sara Giraudeau, de Camille Chamoux ou encore de Stanislas Nordey. Mais aussi celle (moins surprenante) de Denis Podalydès, d’Agnès Jaoui et de Cédric Klapisch, qui avaient déjà rejoint la campagne d’Anne Hidalgo en 2014. D’autres noms, tels que le photographe Raymond Depardon, l’écrivain Laurent Gaudé, l’artiste plasticienne Éva Jospin ou la chanteuse Barbara Carlotti, font aussi partie de l’aventure.
Outre ces personnalités du milieu culturel, Emmanuel Grégoire est soutenu par l’historien Patrick Boucheron, qui a participé à l’élaboration de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris 2024, l’ancien patron de la CGT Philippe Martinez ou encore le militant des droits de l’enfant Lyes Louffok.
Pied de nez
Ces ralliements sont un pied de nez à Rachida Dati, la candidate de la droite à Paris, qui vient de quitter le ministère de la Culture. Pendant ses deux ans rue de Valois, les relations ont été plus que fraîches avec les artistes, qui ont mal supporté sa méconnaissance du sujet et ont régulièrement dénoncé les baisses de dotation. L’ex-ministre n’a pourtant pas ménagé ses efforts puisqu’elle a multiplié les décorations de personnalités et s’est régulièrement affichée à leurs côtés sur les réseaux sociaux, espérant s’attirer leurs bonnes grâces. À dix jours du premier tour, Rachida Dati n’affiche qu’un seul soutien marquant : celui de Dominique Farrugia, ex-membre des Nuls et compagnon de route de la sarkozie.
Brandir une liste de célébrités est une vieille tradition des campagnes municipales à Paris. En 2001, Bertrand Delanoë faisait basculer la capitale à gauche, soutenu par Michel Picolli, Pierre Arditi, Juliette Gréco, Élie Semoun, Jeanne Moreau, Bernard Lavilliers et Georges Moustaki. En 2014, Anne Hidalgo s’était entourée de Jean-Pierre Bacri, Cédric Klapisch, Jean-Pierre Marielle et Claudia Cardinale. À droite, certains dénonçaient alors une « campagne de paillettes ». Reste que l’impact sur le résultat est difficile à mesurer. Y a-t-il des électeurs prêts à voter pour tel candidat parce que leur star fétiche le soutient ? Il s’agit surtout de donner l’impression d’une dynamique. Dans les sondages, Emmanuel Grégoire est donné en tête au premier tour, à 35 %, loin devant Rachida Dati. Mais au coude-à-coude au second.

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