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14 avril 2026Séjour reporté, destination revue… Les Français changent leurs plans de vacances avec la guerre au Moyen-Orient – franceinfo
Analyse : Notre équipe propose une synthèse rapide et concise.
L'équipe met en lumière les points essentiels de « Séjour reporté, destination revue… Les Français changent leurs plans de vacances avec la guerre au Moyen-Orient – franceinfo ».
Points clés à connaître
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Temps de lecture : 5min – vidéo : 4min
Le tourisme est l’un des secteurs impactés par la baisse du pouvoir d’achat. Les réservations pour cet été sont en nette baisse. Les Français privilégient les destinations en Europe plutôt qu’au bout du monde et certains campings déplorent une chute des réservations.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Au bord de la piscine d’un camping de La Grande-Motte (Hérault), une mère de famille et ses deux enfants savent déjà qu’ils ne partiront pas en vacances cet été. L’auxiliaire de vie gagne 1 300 euros nets par mois. D’habitude, elle prenait une semaine en juillet ou en août. Cette année, c’est un peu moins longtemps et en avril, à une période moins chère. « On en a profité pour ces vacances-là, quatre jours, mais pour l’instant, on ne prévoit rien pour cet été. Le prix d’une glace, le prix d’une boisson, dès qu’on mange à l’extérieur, ça a un coût. C’est vraiment tout. Ce n’est pas que le carburant », explique Mélanie Moussiere.
Comme cette famille, de nombreux Français sont pour l’instant frileux pour leurs vacances de l’été 2026. Résultat : Julien Woitter, directeur d’exploitation du camping Maïana dans l’Hérault craint de rater sa saison. Ses réservations ont chuté de 35 % pour juillet par rapport à l’an dernier et, selon lui, la cause est toute trouvée. « Le coût actuel de l’essence : les personnes du Nord qui venaient plutôt sur la période de juillet août ont peut-être choisi des destinations un peu plus proches », éclaire le gérant. Alors, pour chaque réservation d’une semaine ou plus, il offre désormais une carte carburant de 30 à 80 euros. « C’était pour le côté gagnant-gagnant. Depuis qu’on a mis en place cette promotion, ce petit coup de pouce, on a vu les réservations augmenter. Les gens nous appellent », souligne-t-il.
La hausse du prix du carburant touche toute la filière du tourisme. Des clients anglais rentrent d’une semaine de vacances avec un van aménagé qu’ils ont loué à l’entreprise WeVan Montpellier. « Avec les hausses en ce moment, on leur dit de bien faire eux-mêmes le niveau du gasoil, sinon ça peut devenir assez cher », indique Amélia Andichi, agente de location de van aménagé – WeVan Montpellier. La responsable regarde le planning de réservation de ses 22 véhicules pour cet été. « Normalement, à cette période de l’année, on est vraiment en location 24 heures sur 24. Et là, pour le coup, le planning est vide. Si l’activité continue ainsi, ça peut être problématique pour l’avenir », met-elle en avant.
Il y a ceux qui annulent leurs vacances et ceux qui changent leurs plans. À bord de son camping-car, Brigitte Meynier, jeune retraitée de l’Isère, avait tout prévu pour cet été. Elle devait partir en août et rouler jusqu’en Norvège. Mais la hausse du prix du gasoil l’a fait renoncer. Elle choisira une destination moins lointaine. « Un plein actuellement, ce n’est pas loin de 200 euros. Donc ça monte très vite. Parce que déjà, le budget pour aller en Norvège était de pas loin des 3 000 euros. Si on augmente encore de 1 000 euros, on n’en finit plus. Il faut être raisonnable », estime la retraitée.
Le gasoil coûte plus cher, tout comme le kérosène. Nombre de compagnies aériennes répercutent par conséquent la hausse sur le prix des billets d’avion. Chez Air France KLM, pour un aller-retour en classe économique, comptez 10 euros d’augmentation sur un vol court ou moyen-courrier, 70 euros pour un vol vers les États-Unis, le Canada et le Mexique, et jusqu’à 100 euros pour un long-courrier.
Sayed El Sol, directeur de Panorama Tourisme, travaillait depuis des mois sur un séjour en Chine pour un groupe de 16 personnes. « On s’est basé, avec le responsable de groupe, sur un vol d’à peu près 1 000 euros. Aujourd’hui, le même vol, ajouté au vol intérieur, est presque à 1 700 euros, 1 800 euros. Ils ont renoncé à ce voyage pour cette année », indique le directeur. Dans son agence de voyages, il note une baisse de 20 % de son chiffre d’affaires pour l’été. Et surtout, un changement d’habitude de ses clients. « La destination principale pour la période estivale, ce sont les États-Unis, le Canada, l’Afrique australe et l’Extrême-Orient. Les gens, cette année, vu l’incertitude et le surcoût, sont allés vers des destinations proches, comme l’Italie. Ensuite, des gens demandent les Pays-Bas, la Belgique », renseigne-t-il. C’est toute la filière du tourisme qui espère que les prix des carburants vont baisser, à moins de trois mois de la saison estivale.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Cette information sera mise à jour dès que de nouveaux éléments apparaîtront.

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