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14 avril 2026Travaux, rénovation… Les entreprises du bâtiment contraintes d’augmenter leurs prix face aux tarifs du pétrole – franceinfo
Analyse : Voici un aperçu des faits selon nos journalistes.
Voici l'avis général de nos rédacteurs sur « Travaux, rénovation… Les entreprises du bâtiment contraintes d’augmenter leurs prix face aux tarifs du pétrole – franceinfo ».
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Autre effet de la guerre au Moyen-Orient : le secteur du bâtiment, fortement dépendant de l’énergie, voit lui aussi ses prix s’envoler. Tous les matériaux sont touchés, notamment l’aluminium, dont le coût augmente fortement, et cela fait grimper la facture de ceux qui font des travaux.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Le pas est rapide, et le visage crispé. Christophe Cormier, directeur industriel du Groupe Janneau, en a vu des crises : le Covid, l’envolée des prix après la guerre en Ukraine, ou l’incertitude politique. Mais celle que son usine de fenêtres est en train de vivre, c’est du jamais vu. Le cœur de son inquiétude : la matière principale de ses fenêtres. « C’est vraiment de l’aluminium. On a deux demi-coquilles de chaque côté avec un noyau en PVC ici. 95 % de la fenêtre, c’est de l’aluminium », souligne-t-il.
Le cours de l’aluminium ne fait que grimper depuis la guerre au Moyen-Orient. Car deux des plus gros fournisseurs du monde, filmés il y a quelques années, ont été touchés par des attaques de drones dans la région. L’usine payait quatre euros le kilo il y a quelques semaines, c’est désormais 4,70 euros, un record. Quelques centimes, ça n’a l’air de rien, mais l’entreprise en commande d’immenses quantités chaque année : « 70 centimes sur 700 tonnes, forcément, ça a des incidences. Et si on se projette sur une année glissante, ça fait un peu plus de 500 000 euros d’augmentation. Et malheureusement, ce n’est peut-être pas fini. On peut encore prendre d’autres hausses. Donc, où est-ce que ça va s’arrêter ? », indique Christophe Cormier.
Dans les bureaux, les yeux sont donc rivés sur les mails. Pas un jour sans l’annonce d’une nouvelle augmentation d’un fournisseur : « Nous sommes aujourd’hui contraints d’ajuster notre arrivée à l’évolution en moyenne de 15 à 17 % comparé au prix 2025. » Un message reçu « entre 5 et 10 » fois par jour « depuis deux semaines ». Plus 4,8 % pour les joints, plus 10 % pour les lames, 9,5 % pour un composant plastique, et impossible de négocier : « Reçu le 23 mars pour le 23 mars. C’est à prendre ou à laisser. »
Une situation intenable pour l’entreprise. Alors, elle a pris une décision : augmenter le prix de vente de 5 %. « Dans deux mois, cette menuiserie qui vaut, posée chez le particulier, environ 1 600 euros hors taxe, elle aura pris 100 euros de plus du fait des évolutions de matières premières que nous vivons à l’heure actuelle », pointe Pierre Bordier, directeur Général Groupe Janneau.
Des hausses de prix qui touchent aussi les chantiers de rénovation. Dans l’Orne, Dimitri Villot, directeur général chez Isonet, s’est spécialisé dans l’isolation des maisons. À cause de l’envolée du prix du pétrole, tous ses matériaux ont augmenté en quelques semaines. « L’isolant en polystyrène, c’est 15 % d’augmentation, les rails alu, plus 15 %, et la peinture, c’est 10 % en plus », précise-t-il. Mais quel est le texte entre l’isolant et le cours du pétrole ? Réponse de l’artisan : « C’est tout simple, en fait, on est sur du polystyrène, donc du dérivé pétrolier. On a du pétrole dedans, et avec le conflit actuel, on sait très bien que la hausse du carburant fait que ça se retrouve là-dedans. »
Il appelle donc ses clients et les prévient d’une augmentation des devis à venir. L’artisan pense augmenter ses tarifs de 10 %. « Sur un chantier comme celui-ci, on va passer de 18 000 à 21 000 euros. C’est énorme. Et ça peut devenir difficile, il y en a certains qui vont peut-être réduire ou freiner leur projet. »
Si demain la guerre au Moyen-Orient perdure, l’envolée des prix risque même de s’accentuer.
Liste non exhaustive.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : La rédaction reste attentive et continuera à observer les faits.

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