
Christine Lagarde salue l’ouverture de la Hongrie à l’euro
14 avril 2026Commissions et délégations : la nouvelle répartition municipale
14 avril 2026Israël et le Liban conviennent à Washington d’entamer des négociations directes, mais l’Etat hébreu souhaite tenir la France à distance de celles-ci – franceinfo
Analyse : Notre rédaction met en avant les points essentiels à retenir.
Quelques points clés à retenir concernant « Israël et le Liban conviennent à Washington d’entamer des négociations directes, mais l’Etat hébreu souhaite tenir la France à distance de celles-ci – franceinfo ».
Points essentiels
Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio prévient « que cela va au-delà d’une simple journée et que cela prendra du temps ».
Publié
Mis à jour
Temps de lecture : 4min
Une ouverture sur le front diplomatique. Israël et le Liban ont accepté mardi 14 avril de poursuivre les négociations en vue d’une paix durable à l’issue de discussions jugées productives à Washington entre représentants des deux pays, les premières du genre depuis 1993. « Toutes les parties sont convenues d’entamer des négociations directes à une date et en un lieu qui restent à fixer d’un commun accord », a expliqué le département d’Etat américain dans un communiqué. Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio, qui a réuni les ambassadeurs israéliens Yechiel Leiter et libanais Nada Hamadeh Moawad, avait salué en amont une « occasion historique » pour le Liban et Israël de faire la paix.
La réunion de mardi a duré un peu plus de deux heures. « Nous avons découvert aujourd’hui que nous sommes du même côté », a déclaré l’ambassadeur israélien à des journalistes. « Nous sommes tous deux unis dans notre volonté de libérer le Liban » du mouvement chiite pro-iranien Hezbollah, a-t-il ajouté. Son homologue libanaise a qualifié cette « réunion préparatoire » de « constructive » et a« appelé à un cessez-le-feu » entre Israël et le Hezbollah. Ce dernier, grand absent de la rencontre, a qualifié ces discussions de « capitulation » et revendiqué, alors qu’elles débutaient, des tirs de roquettes vers treize localités israéliennes frontalières.
Si le front iranien connaît une accalmie depuis l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu le 8 avril, le Liban n’est pas concerné par la trêve selon Israël, qui continue de frapper le Hezbollah et ne s’est pas retiré du sud du pays. Le président libanais Joseph Aoun a dit espérer que les négociations à Washington marquent « le début de la fin de la souffrance des Libanais ». Mais « la stabilité ne sera pas rétablie dans le Sud (du Liban) si Israël continue d’y occuper des territoires « , a-t-il ajouté.
Les discussions de mardi visent « à définir un cadre sur lequel une paix durable pourra se construire », a ambitionné Marco Rubio. « Cela va au-delà d’une simple journée, cela prendra du temps ». « Il est temps qu’Israël et le Liban travaillent ensemble », a exhorté le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a posé deux conditions : le désarmement du Hezbollah et la recherche d’un « véritable accord de paix », les deux pays étant techniquement toujours en état de guerre depuis des décennies.
L’ambassadeur israélien aux Etats-Unis a fustigé mardi le rôle de la France au Liban, affirmant que Paris n’avait rien à faire dans les négociations entre Israël et le Liban. S’exprimant devant la presse à l’issue de pourparlers directs entre Israël et le Liban à Washington, Yechiel Leiter a affirmé : « Il est certain que nous ne voulons pas voir les Français s’immiscer dans ces négociations ».
« Nous aimerions garder les Français aussi loin que possible de pratiquement tout, mais surtout lorsqu’il s’agit de négociations de paix », a poursuivi le représentant israélien, en des termes très peu diplomatiques. Il était interrogé par un chroniqueur pour savoir si le gouvernement israélien avait mené un effort « concerté » pour tenir la France à l’écart de ces négociations.
« Ils ne sont pas nécessaires. Ils n’ont pas d’influence positive, surtout pas au Liban », a-t-il ajouté. La France s’est associée mardi à dix-sept pays pour appeler le Liban et Israël à « saisir l’opportunité » de ces pourparlers de paix directs sous médiation américaine. Mais Paris, qui a des liens historiques forts avec le Liban, a aussi pressé pour inclure le front libanais dans le cessez-le-feu conclu par les Etats-Unis avec l’Iran, au grand dam d’Israël.
Emmanuel Macron a convoqué mercredi à 11H un nouveau conseil de défense consacré à la situation au Moyen-Orient.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Nous continuerons à partager nos observations sur cette actualité.

9999999/2026/04/14/69deb06f90391018023245.jpg?w=1200&resize=1200,480&ssl=1)
