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15 avril 2026Analyse : Cette nouvelle a été passée en revue par notre équipe.
Quelques points clés à retenir concernant « Au Bangladesh, le coût de fabrication des vêtements explose avec la guerre en Iran ».
Points importants
Les fabricants de vêtements du Bangladesh sont durement touchés par la guerre en Iran. En raison du conflit, le prix des fibres synthétiques a augmenté de 10 à 15 % ce qui réduit les marges des fabricants. “Les clients [refusent] de payer plus cher pour les commandes déjà passées”, explique Nikkei Asia.
Les principaux acteurs du secteur, pilier de l’économie bangladaise, affirment que la hausse des cours du pétrole et les perturbations des chaînes d’approvisionnement en produits pétroliers tels que le polyester et le nylon avaient déjà eu un réflexe sur les prix. Le coût de certains produits chimiques, utilisés notamment dans le traitement des textiles, a triplé.
La flambée s’étend à d’autres produits comme le papier utilisé pour les cartons, indique Mahmud Hasan Khan, président de l’Association des fabricants et exportateurs de vêtements du Bangladesh (BGMEA). “Certains fournisseurs augmentent également leurs prix en prévision des difficultés à venir”, ajoute-t-il.
“Pression croissante”
L’impact n’a pour l’instant pas engendré de perturbation majeure des expéditions, mais les coûts logistiques devraient augmenter dans les semaines à venir, la hausse des prix du pétrole commençant à se répercuter sur le fret.
La sécurité énergétique représente également un risque majeur. Les autorités ont mis en place un dispositif temporaire permettant aux usines d’accéder à des quantités limitées de diesel – principalement utilisées pour alimenter les groupes électrogènes de secours.
Bien que le gouvernement affirme disposer de réserves de carburant pour environ un mois, les longues files d’attente aux stations-service, les mesures de rationnement, les discussions concernant le passage à l’enseignement en ligne et l’extension des horaires de travail le week-end témoignent d’une tension croissante. Les horaires des administrations ont déjà été réduits, tandis que les marchés et les centres commerciaux doivent fermer à 18 heures.
Pour l’instant, la production de vêtements reste stable grâce aux stocks de matières premières.
“Le secteur du prêt-à-porter bangladais est confronté à une pression croissante, le conflit en cours au Moyen-Orient perturbant les chaînes d’approvisionnement, faisant grimper les coûts des intrants et freinant la demande mondiale”, indique également The Financial Express. Confrontés à la forte hausse des coûts de production et à l’incertitude qui plane sur la demande future, les exportateurs se préparent à une saison difficile, juge le quotidien économique bangladais. Les perturbations de la chaîne d’approvisionnement pourraient engendrer un déficit de commandes de 20 à 25 % pour la prochaine saison.
La hausse des prix mondiaux du pétrole a contraint par ailleurs les consommateurs occidentaux à réduire leurs dépenses en vêtements, risquant de pénaliser encore davantage les ventes.
Source : www.courrierinternational.com
Conclusion : Cette situation mérite une attention continue de notre équipe éditoriale.

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