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15 avril 2026Guerre en Ukraine : l’armée ukrainienne frappe trois radars russes dont un Nebo-U à 100 millions de dollars et un système Tor-M1, des coups portés au cœur de la défense aérienne russe
Analyse : Les rédacteurs ont examiné cette actualité pour en tirer quelques conclusions.
Notre équipe met en lumière les éléments clés de « Guerre en Ukraine : l’armée ukrainienne frappe trois radars russes dont un Nebo-U à 100 millions de dollars et un système Tor-M1, des coups portés au cœur de la défense aérienne russe ».
Points essentiels de l’article
Les forces de défense ukrainiennes ont confirmé, le 13 avril 2026, la destruction de trois stations radar russes en Crimée occupée et dans la région de Belgorod, ainsi qu’un système de missiles antiaériens Tor-M1 dans le Louhansk occupé, selon le grand état-major des forces armées d’Ukraine.
En l’espace de vingt-quatre heures, l’Ukraine a neutralisé plusieurs pièces maîtresses du dispositif de détection et de protection aérienne russe, dont un radar à très longue portée dont les capacités couvraient une large partie du théâtre d’opérations.
Le Grand État-Major des forces armées d’Ukraine a annoncé, dans un communiqué publié ce 13 avril 2026 et relayé par le média ukrainien Hromadske, avoir frappé trois stations radar russes en une seule journée. La première, et la plus stratégique, est la station « Nebo-U » localisée à Féodosie, sur le territoire de la Crimée temporairement occupée. La deuxième est une station de contrôle de l’espace aérien détruite près de Mykolaïvka dans la région de Belgorod, en territoire russe, et la troisième est un radar « Kasta-2E » neutralisé aux abords du village de Lubyanoïe-Pervoïe, également dans la région de Belgorod.
Le « Nebo-U », une cible rare et stratégique
Le radar « Nebo-U » (désignation militaire 55Ж6У) est un équipement tridimensionnel à longue portée opérant dans la bande métrique, produit depuis 2006 par l’usine de télévision de Nijni Novgorod pour le ministère russe de la Défense. Sa portée maximale atteint 700 kilomètres pour les grandes cibles, et il est capable de détecter à 400 kilomètres un chasseur volant à 20 kilomètres d’altitude, explique le site Militarnyi. Déployé à Féodosie, ce radar constituait un œil précieux pour la Russie sur l’ensemble du théâtre méditerranéen et ukrainien, capable de perturber l’aviation de combat ukrainienne dans la bande frontalière. Son antenne culmine à 43 mètres de hauteur pour une puissance en impulsion de 500 kilowatts. Selon Suspilne, le coût d’une telle station est d’environ 100 millions de dollars.
Un Tor-M1 détruit en Louhansk
Ce même 13 avril, les forces ukrainiennes ont également confirmé la destruction d’un système de missiles sol-air Tor-M1 dans la zone du village de Lozove, sur le territoire occupé de la région de Louhansk. Ce système de courte portée, conçu pour protéger les positions de première ligne, est capable de détecter des cibles aériennes jusqu’à 27 kilomètres et de les engager jusqu’à 16 kilomètres. Cette frappe s’inscrit dans une campagne plus large : selon le média spécialisé Defence Ukraine, au moins neuf Tor-M1 avaient déjà été détruits lors des neuf premiers jours d’avril 2026.
Le Grand État-Major ukrainien a explicitement présenté ces opérations comme une composante d’une stratégie visant à « réduire les capacités de défense aérienne de l’agresseur russe ». Cette formulation, répétée dans plusieurs communiqués récents, traduit une doctrine désormais assumée : priver progressivement les forces russes de leur bouclier radar et antiaérien avant tout engagement offensif d’envergure.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Notre rédaction vous tiendra informés des changements importants.

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