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15 avril 2026Le plafonnement des marges des distributeurs sur les carburants ne pèsera que « sur quelques centimes », selon une association de consommateurs – franceinfo
Analyse : L’équipe éditoriale propose un résumé des informations principales.
Nos rédacteurs mettent en avant les points clés de « Le plafonnement des marges des distributeurs sur les carburants ne pèsera que « sur quelques centimes », selon une association de consommateurs – franceinfo ».
À retenir absolument
Le gouvernement envisage de plafonner les marges des distributeurs de carburants pour limiter les hausses de prix à la pompe. « Le gouvernement a peu de marge de manœuvre », concède François Carlier, délégué général de l’association de défense des consommateurs CLCV.
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Alors que les prix des carburants flambent depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, le gouvernement travaille sur un projet de décret qui permettrait de limiter les marges des distributeurs. Elles ne pourraient pas dépasser celles de janvier-février, les deux derniers mois avant la crise. En février, elles s’élevaient à 28 centimes par litre. Thierry Cotillard, président du groupement Les Mousquetaires/Intermarché, dénonce un projet élaboré dans l’urgence, sans concertation avec les acteurs économiques, qui fait des distributeurs des boucs émissaires. D’après François Carlier, délégué général de la CLCV, il faudrait « une baisse de plusieurs dizaines de centimes au litre, 30, 40 ou 50 » pour soulager le budget des ménages.
Franceinfo : Est-ce une bonne mesure de limiter les marges des distributeurs de carburant ?
François Carlier : Oui, mais ça intervient juste sur la marge de distribution qui se situe autour de 30 centimes par litre, donc c’est vraiment une petite fraction du prix. Ça ne plafonne pas le prix du carburant, il pourra continuer malheureusement à être très élevé. Ça évite des abus locaux de la part des distributeurs, qui s’ajouteraient à la flambée du prix des matières premières. Les certificats d’économie d’énergie ont fait grimper les prix d’environ 30 centimes par litre d’après les chiffres de janvier-février [les distributeurs d’énergie doivent payer une taxe liée à ces certificats pour chaque litre de carburant vendu]. L’idée, c’est que les marges de distribution ne doivent pas dépasser ce montant. Si les distributeurs venaient à pratiquer des marges plus élevées qu’avant la crise, il y aurait une intervention de l’État, en tout cas ça serait interdit. Mais c’est quand même une régulation qui interviendrait sur quelques centimes par litre, pas plus.
Ça ne plafonne pas le prix du carburant, il pourra continuer malheureusement à être très élevé.
François Carlier, délégué général de la CLCVfranceinfo
Fabien Roussel, le secrétaire national du Parti communiste, propose le blocage des prix et la baisse des certificats d’économies d’énergie. Qu’en pensez-vous ?
On manque de diesel. On en importe beaucoup du Moyen-Orient, et donc les prix ont vraiment flambé. Si on n’accepte pas de payer le prix d’un produit raffiné, les cargaisons n’arriveront pas en France, elles iront ailleurs, vers des pays qui accepteront de payer le prix. Il y aurait un risque de pénurie tout simplement. En revanche, baisser le prix des certificats d’économies d’énergie, qui a beaucoup monté en janvier, ne serait pas choquant. Certes, ils financent des opérations en faveur de l’écologie, comme la rénovation thermique, par exemple, et donc ils ont un côté positif. Mais maintenant ils pèsent de plus en plus dans la facture d’énergie, que ce soit pour le carburant, l’électricité ou le gaz.
Est-ce que vous sentez une évolution des comportements des consommateurs depuis la hausse des prix ?
C’est la deuxième crise en quelques années, après celle de 2021-2022 avec la guerre en Ukraine. On prend conscience qu’on a affaire à une énergie de plus en plus chère, qui est aussi soumise à des aléas géopolitiques. Donc il y a une volonté d’essayer de baisser sa consommation.
On prend conscience qu’on a affaire à une énergie de plus en plus chère, qui est aussi soumise à des aléas géopolitiques.
François Carlier, délégué général de la CLCVfranceinfo
De combien les prix devraient-ils baisser pour que les ménages ne souffrent pas trop dans les prochains mois ?
Il faudrait revenir à peu près à la situation d’avant la guerre, avec une baisse de plusieurs dizaines de centimes au litre, 30, 40 ou 50 centimes. Mais il faut reconnaître que le gouvernement a peu de marge de manœuvre, sauf en ce qui concerne les certificats d’économie d’énergie qu’il pourrait baisser.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Notre équipe vous tiendra informés des faits marquants.

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