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15 avril 2026Survivant de «l’attaque des bipeurs», cet ex-combattant du Hezbollah refuse toute perspective de paix avec Israël
Analyse : Notre équipe propose une synthèse rapide de cette actualité.
Notre rédaction analyse les faits saillants de « Survivant de «l’attaque des bipeurs», cet ex-combattant du Hezbollah refuse toute perspective de paix avec Israël ».
Récapitulatif des informations
Les pourparlers directs et historiques entre le Liban et Israël divisent les Libanais. Acteur du conflit, le Hezbollah rejette en bloc ces discussions, exigeant avant tout un cessez-le-feu avec Israël. Pendant ce temps, les combats font rage à la frontière entre les deux pays. RFI a rencontré un ancien combattant du Hezbollah, victime de l’attaque dite « des bipeurs » les 17 et 18 septembre 2024 par Israël.
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De nos envoyés spéciaux au Liban,
Ses yeux nous fixent, ils sont sans vie. Ce sont des prothèses. Partout sur son visage, les débris de plastique, de cuivre qui n’ont pu être extraits remontent lentement à la surface, dessinant d’étranges tatouages. L’homme de 36 ans ne veut pas révéler sa position au sein du Parti-milice. « Vous n’avez qu’à mettre combattant », suggère-t-il.
Alaa* était chez son oncle avec son épouse le 17 septembre 2024 lorsque son « bipeur » s’est mis à sonner et vibrer de manière étrange. « À peine avais-je appuyé sur le bouton OK, qu’il a explosé. » Aveuglé, l’homme de 36 ans, croyant à l’attaque d’un drone, se précipite sur sa femme pour la protéger avant de courir dans la rue. Là, perdant son sang, il demande à son cousin de lui faire un garrot et à un voisin de le transporter à l’hôpital.
« C’est en entendant les infirmières demander s’il s’agissait encore d’une attaque de bipeur que j’ai compris que c’était une opération de l’ennemi israélien », poursuit Alaa, qui a perdu la vue mais aussi l’usage de plusieurs phalanges de la main droite. Face à la peine de sa famille, lui affirme être resté insensible. « Je savais, en suivant la voie de l’Imam Al Hussein [figure centrale du chiisme duodécimain mort en martyr à Karbala en Irak en 680], que je serais ou bien mort, ou bien blessé », explique Alaa.
Le « Parti de Dieu » qualifie les hommes comme lui de « martyr vivant ». À l’image des plus de 3 000 blessés causés par l’attaque simultanée de leur bipeur et leur talkie-walkie les 17 et 18 septembre 2024, Alaa est pris en charge financièrement par le Hezbollah. Pour ses soins, il a été transporté en Syrie puis en Iran où il apprend qu’il n’a « aucun espoir » de retrouver la vue.
L’ex-combattant rejette les discussions en cours à Washington
Cette série d’attaques, couplée à l’assassinat de nombreux chefs, dont le premier d’entre eux, Hassan Nasrallah, porte un coup majeur à la formation. L’organisation revoit entièrement son réseau de communication et une partie de ses membres retombe dans la clandestinité.
« Dieu merci, le Parti et l’Iran ne nous ont pas abandonnés », lâche Alaa. À l’heure où le mécontentement vis-à-vis de la milice chiite et de son allié iranien grandit dans l’opinion au Liban, le jeune homme s’oppose aux discussions en cours à Washington, inutiles selon lui.
Il en veut pour preuve la période du cessez-le-feu, interrompu par le Hezbollah le 2 mars mais maintes fois violé par Israël. « Pendant 15 mois, l’ennemi continuait de tuer nos hommes. Mais le Hezbollah a laissé l’occasion au gouvernement libanais de négocier. Ça n’a pas marché et le Parti a agi quand c’était opportun », affirme Alaa.
Loin du terrain désormais, il suit de près la bataille en cours à Bint Jbeil dans le sud du pays, ville-symbole pour le Hezbollah. « On attendait depuis longtemps cette bataille terrestre, sourit le jeune homme. Cela fait près d’un mois et demi et l’ennemi n’arrive pas à avancer comme il le veut, malgré toute sa technologie », poursuit-il. C’est là que l’ancien chef du parti Hassan Nasrallah avait proclamé victoire à la suite du retrait israélien unilatéral du Sud en 2000.
Israël revendique avoir tué une centaine de combattants du Hezbollah dans la région de Bint Jbeil, un bilan contesté par la formation chiite. De son côté, cette dernière affirme avoir tiré, ce mercredi 15 avril, une trentaine de roquettes en Israël.
*Le prénom a été changé
Source : www.rfi.fr
Conclusion : Notre équipe gardera un œil sur l’évolution de la situation.

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