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15 avril 2026le Medef assume de parler à tous les partis et veut peser sur la présidentielle en « remettant l’économie au centre du débat »
Analyse : Un regard rapide de nos rédacteurs sur cette information.
L'équipe met en lumière les points essentiels de « le Medef assume de parler à tous les partis et veut peser sur la présidentielle en « remettant l’économie au centre du débat » ».
Points essentiels
Le Medef va lancer dès ce mois d’avril une grande consultation des chefs d’entreprise avant de dévoiler ses propositions économiques en début d’année prochaine. Durant cette période, l’organisation patronale assume de vouloir discuter et débattre avec toutes les formations politiques.
Le Medef n’entend pas rester silencieux lors de la prochaine campagne présidentielle. À l’occasion d’une conférence de presse ce mercredi, le président de l’organisation patronale, Patrick Martin, a dévoilé un « plan de marche très puissant et déterminé » visant faire entendre la voix des chefs d’entreprise d’ici au premier tour du scrutin qui aura lieu dans un an.
« On sera extrêmement présent et extrêmement vocal », a prévenu le patron des patrons.
Pour ce faire, le Medef prévoit un dispositif en plusieurs étapes qui courra jusqu’à mi-2027. Avec pour commencer le lancement dès ce mois d’avril d’une consultation nationale visant à recueillir la parole des dirigeants. Les résultats de cette large enquête seront ensuite restitués à la prochaine REF (Rencontres des entrepreneurs de France) en août et feront l’objet d’un débat à cette même occasion. Des forums régionaux se dérouleront également partout en France sur la seconde moitié de l’année, là encore pour débattre de questions économiques mais avec un prisme plus local cette fois.
Ce ne sera qu’en janvier que l’organisation patronale traduira concrètement les résultats de ces consultations par des propositions économiques et sociales, lesquelles feront l’objet en février d’un grand débat avec cette fois les candidats à l’élection présidentielle. D’autres exercices du même genre auront lieu plus localement au moment de la campagne des législatives, s’il y a évidemment dissolution.
Patrick Martin « dépité de voir qu’il y a un focus sur les relations entre le patronat et le Rassemblement national »
Durant cette période de confrontations d’idées, le Medef assumera de « parler avec tout le monde », a prévenu Patrick Martin. Une référence au dîner très commenté de la semaine dernière entre Marine Le Pen et plusieurs patrons du CAC 40. L’organisation patronale recevra par ailleurs Jordan Bardella à déjeuner la semaine prochaine, mais précise que le socialiste Olivier Faure a déjà été reçu en février et que d’autres invitations ont été lancées auprès des différentes formations. Marine Tondelier et Édouard Philippe sont notamment attendus prochainement.
« Je suis dépité de voir qu’il y a un focus sur les relations entre le patronat et le Rassemblement national », a fustigé Patrick Martin. « Peut-on exclure le RN du spectre de nos contacts politiques? Évidemment non, c’est une force qui pèse » mais « je veux crever cette baudruche selon laquelle le patronat aurait pris massivement le parti du Rassemblement national, c’est faux », a-t-il poursuivi.
Le patron des patrons a ainsi ironiquement rappelé que « tous les chefs d’entreprise ne se levaient pas le matin en s’interrogeant s’ils sont pour ou contre le Rassemblement national ».
« On s’interroge sur tous les programmes des différentes formations politiques. On regarde, on parle », a-t-il dit.
Le Medef n’exclut d’ailleurs pas de se prononcer en faveur d’un programme juste avant l’élection présidentielle « pour autant que ce soit intelligible » mais il faudrait déjà pour cela qu’ils soient consultables. Une chose est sûre, le programme économique de la France insoumise aura sans surprise peu de chances de convaincre le Medef: « Je reconnais qu’il n’y a pas une sensibilité LFI exacerbée dans nos rangs », a lâché Patrick Martin.
« Remettre l’économie au centre du débat »
En attendant de se prononcer ou non en faveur de tel ou tel candidat, Patrick Martin a mis en garde les responsables politiques, pointant une « forme de paradoxe ». En l’occurrence, « l’image de l’entreprise n’a jamais été aussi bonne dans l’opinion publique » mais les grands enjeux économiques ne « sont pas suffisamment pris en compte dans le débat public et politique. Il faut donc remettre l’économie au centre du débat », a-t-il appelé.
« On est très inquiets de voir que nos pouvoirs publics et politiques sont très éloignés de ces grands enjeux économiques, sociaux, environnementaux et numériques », a-t-il également martelé.
Avant de déplorer « une forme de méconnaissance des décideurs sur ce qui se passe à la surface du globe » au moment où l’on assiste à « la destruction des règles du commerce international » et où l’on subit la politique commerciale « erratique » des États-Unis. Chez les responsables politiques, « la référence à l’international est quasi-inexistante », a encore déploré le patron des patrons.
Il faut dire qu’il y a déjà beaucoup à régler en France, comme le reconnaît Patrick Martin lui-même. Le président du Medef a dressé un constat plus que morose de la situation de l’Hexagone, évoquant un « décalage qui se creuse entre l’Europe et ce qui se passe spécifiquement » chez nous.
Pêle-mêle, il a tiré la sonnette d’alarme sur les nombreux défis qui attendent le prochain chef de l’État: le « déclassement éducatif » français, la faiblesse du taux d’emploi des jeunes, la situation du modèle social -pour lequel « on a parfois rétrogradé avec la suspension de la réforme des retraites »-, le manque de compétitivité des entreprises tricolores, l’état « absolument catastrophique des finances publiques », ou encore la « thèse de la réindustrialisation » désormais « très sujette à caution ». Et de conclure heureusement avec une note un peu plus optimiste en assurant que le pays « peut se redresser mais il ne faudrait pas trop tarder ».
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : L'équipe continuera de fournir des mises à jour régulières.

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