
« Si la situation perdure au mois de mai, nous ne lâcherons pas les secteurs économiques les plus exposés », déclare Maud Bregeon
15 avril 2026Le S&P 500 atteint un nouveau sommet historique malgré la guerre en Iran
15 avril 2026« La seule solution pour survivre, c’est de vendre notre vin » : comment la plus grosse coopérative du cru Collioure Banyuls compte se relever
Analyse : Les rédacteurs ont identifié les éléments essentiels de cette actualité.
Notre équipe met en lumière les éléments clés de « « La seule solution pour survivre, c’est de vendre notre vin » : comment la plus grosse coopérative du cru Collioure Banyuls compte se relever ».
Récap des faits principaux
La viticulture de la Côte Vermeille cherche un nouveau souffle. En redressement judiciaire, le GICB lance un plan de relance misant sur l’identité des crus, la valorisation des cépages et la promotion du territoire.
Le Groupement interproducteurs Collioure Banyuls (GICB), placé en redressement judiciaire le 12 mars dernier, avait annoncé en ce début de mois d’avril avoir obtenu, de la part du tribunal judiciaire de Perpignan, une période d’observation pour une année, jusqu’en avril 2027. Ce 15 avril, Romuald Péronne, président du syndicat des vignobles de la Côte Vermeille, présentait ainsi la seconde phase du plan de relance.
Au centre de la grande tablée d’élus au cœur du Mas Reig à Banyuls-sur-Mer, Romuald Péronne a entamé un constat plutôt alarmant : « C’est une catastrophe ce qui se passe dans tout ce département. Des domaines historiques vont disparaître, nos caves sont pleines. Les seules solutions qui peuvent nous permettre de survivre, c’est de vendre notre vin », a-t-il insisté.
Identité, réputation et promotion
Pour répondre à cette situation critique, il mise premièrement sur une définition précise des futurs contours du cru pour voir les potentialités viticoles, en fonction notamment des capteurs climatiques. Ensuite, « une révision des cahiers des charges », afin de hiérarchiser et révéler les futurs crus de référence qui permettraient de créer une image premium ou encore de renforcer l’identité et la réputation du domaine. Cela constitue « la valorisation des grenaches gris et blanc » et « l’introduction du monocépage pour les Collioure rouges ». Le tout en redéfinissant le positionnement stratégique.
Enfin, entamer des actions de promotion. « On est tous d’accord sur un note, on manque de notoriété. Ce n’est pas celle du Clos Saint-Sébastien ou du Clos-Castell, c’est la notoriété de Collioure et de Banyuls qui nous manque », développe le président du syndicat. Ainsi, il compte développer les événements « qui font vivre le cru tout au long de l’année », en plus des dates annuelles déjà plébiscitées comme les Vendanges en fête ou les férias de Collioure. Le projet compte passer par la valorisation du patrimoine, le progression du Mas Reig et la création de quatre sentiers dans les vignes, « pour montrer aux gens comment on vit ».
Pierre Regnault de La Mothe, préfet des Pyrénées-Orientales, a tenu à saluer le travail de la filière tout en appelant à une réflexion collective sur son avenir. « Les conclusions s’inspirent des travaux que les professionnels ont pu élaborer, c’est vous qui savez ». Face à une situation qu’il reconnaît sans détour, il insiste sur la nécessité de « réinventer le modèle » en partant « des attentes des consommateurs et des enjeux du territoire ». Mais aussi de se centrer sur la solidarité. « Nous en avons besoin pour faire face aux défis qui ne vont pas manquer sur le plan du changement climatique, sur le plan de la conjoncture économique et de l’avenir de notre territoire », conclut-il.
Le constat en chiffres
À travers un audit de la filière, le président du syndicat a pu établir un constat clair sur la situation, qu’il résume par « une absence de rentabilité collective ».
Aujourd’hui, le groupement d’interproducteurs Collioure Banyuls compte trois appellations d’origines protégées (AOP), une Indication géographique protégée (IGP), 1 000 viticulteurs, 4 villages, 19 millions d’euros de salaires annuels, et 18 000 hectolitres de vente. Cette vente a baissé considérablement en 10 ans, (31 113 hectolitres en 2015). Et la production a suivi la même tendance, passant de 34 380 en 2015 à 19 300 hectolitres en 2025.
Le stock en avril 2026 comptabilise 26 000 hectolitres pour le Collioure, 38 000 de Banyuls et 17 000 pour le Banyuls grand cru. Un stock total de 81 000 hectolitres, soit 11 millions équivalents bouteilles.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Les faits continueront d’être suivis pour fournir une analyse complète.

9999999
/2026/04/15/69dfeefb9c51d133553288.jpg?w=960&resize=960,750&ssl=1)