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16 avril 2026Reuters.com
16 avril 2026« Nous avions des problèmes pour prendre une douche » : sans domicile fixe, le couple avec ses chiens avait squatté un hangar en travaux appartenant au 3e RPIMa de Carcassonne
Analyse : Voici quelques points à considérer selon notre équipe éditoriale.
Notre rédaction partage quelques remarques sur « « Nous avions des problèmes pour prendre une douche » : sans domicile fixe, le couple avec ses chiens avait squatté un hangar en travaux appartenant au 3e RPIMa de Carcassonne ».
Points essentiels de l’article
Ce mercredi 15 avril, un homme et une femme, respectivement âgés de 41 et 30 ans, ont été jugés devant le tribunal correctionnel de Carcassonne, pour répondre « d’intrusion dans un local ou terrain clos intéressant la Défense nationale ». Ces faits remontent au 21 janvier 2025 à Carcassonne.
Contrairement à la majorité des affaires que l’on peut parfois avoir à connaître, il y a des squats de propriété privée qui ne font pas long feu. Ce fut notamment le cas pour un bâtiment en travaux appartenant au 3e Régiment Parachutiste d’Infanterie de Marine (3e RPIMa) de Carcassonne, dans lequel avaient été découvertes des affaires personnelles n’ayant rien à y faire. En fait, ce sont des ouvriers œuvrant dans ce hangar qui s’étaient rendu compte que les lieux étaient squattés, conduisant ainsi l’Armée à déposer plainte… Avant que les policiers carcassonnais ne procèdent à l’interpellation d’un couple de SDF squattant là avec leurs deux chiens, le 21 janvier 2025.
Ce sont les ouvriers qui nous avaient donné leur accord !
Ce mercredi 15 avril, plus d’un an après les faits, c’est dans ce contexte qu’Olivier, un Boulonnais de 41 ans, a comparu devant le tribunal correctionnel de Carcassonne pour répondre « d’intrusion dans un local ou terrain clos intéressant la Défense nationale ». En visioconférence depuis l’unité pour femme de la maison d’arrêt de Seysses, sa compagne Marie-Laure, une Bellifontaine de 30 ans, avait à répondre de ces mêmes faits. Premier à être invité à s’exprimer sur cette affaire judiciaire peu commune, Olivier a reconnu les faits reprochés, en expliquant « avoir poussé le portail pour rentrer. Nous étions SDF, et nous avions des problèmes pour prendre une douche. Ce sont les ouvriers qui nous avaient donné leur accord ! » Jusque-là difficile de garder le silence malgré les injonctions de la présidente Anne Nappez, Marie-Laure cite du Nabilla : « Ça fait un an que je suis en prison pour être allée dans un hangar, non mais, allô quoi ! »
De la personnalité d’Olivier, on apprend qu’il fait aujourd’hui l’objet d’un placement extérieur avec le groupe SOS, après une période de quelques mois de détention dans le cadre de cette affaire. Bien qu’il soit sous traitement, il dit être toujours addict au crack : « C’est compliqué d’arrêter ! » A son casier judiciaire figurent dix-sept condamnations depuis 2007. Toujours en couple avec lui, Marie-Laure a déjà cinq condamnations à son actif. Elle exécute aujourd’hui des peines n’ayant rien à voir avec cette affaire, même si elle est persuadée du contraire. Mère de trois enfants avec trois pères différents, elle avoue « n’avoir pas eu le temps de s’attacher à eux, car ils me les ont arrachés à la naissance ! »
Un parcours chaotique avec des addictions tenaces
Ce mercredi 15 avril, alors que la trentenaire est placée sous tutelle depuis des années, le tribunal s’est tardivement rendu compte qu’elle ne pouvait pas être jugée sans avoir fait l’objet d’une expertise psychiatrique préalable. D’où la nécessité de disjoindre son jugement de celui de son compagnon… Sur cette difficulté juridique, la procureure de la République de Carcassonne Géraldine Labialle a confirmé la nécessité d’une disjonction « avec un renvoi pour qu’elle soit jugée à une date ultérieure ». Pour ce qui est d’Olivier, « dont le parcours est chaotique avec des addictions tenaces », la représentante du parquet est finalement allée sur le terrain du soin en requérant la peine de 110 heures de travail d’intérêt général (TIG) « addiction » à effectuer dans un délai de dix-huit mois.
À la défense d’Olivier, Me Clémence Biardeau (barreau de Carcassonne) a souscrit aux réquisitions du ministère public, au regard de la personnalité de son client « qui est indigent depuis de nombreuses années ». À l’issue de son délibéré, le tribunal a finalement décidé de disjoindre le jugement de Marie-Laure dans l’attente d’une nécessaire expertise psychiatrique. Tout en condamnant Olivier à 50 € d’amende.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Notre équipe restera attentive aux prochains développements.

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