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4 mars 2026Morgane Moncomble, la reine de la new romance, revisite Marie-Antoinette façon « Bridgerton »
• La romance, longtemps méprisée, connaît un essor en France, avec des librairies spécialisées et des ventes en hausse.
• Malgré le succès, le genre reste souvent dénigré, mais Moncomble prouve sa popularité avec des ventes impressionnantes.
Elle vient d’avoir 30 ans et était déjà la deuxième autrice la plus vendue en France en 2025, et la troisième en 2024. Après le succès de la saga Seasons, Morgane Moncomble est de retour avec une trilogie, Inheritance, dont le premier tome sort ce mercredi 4 mars en librairie chez Hugo Roman.
La Révolte de la reine est une romance historique inspirée de Marie-Antoinette, mais avec un twist. Même si l’histoire se déroule bien à Versailles pendant la Révolution française, elle a tout d’une romance écrite au XXIe siècle, du vocabulaire utilisé jusqu’aux scènes de sexe très détaillées.
Pour l’occasion, Marie-Antoinette est renommée Acacia, et le roi Louis XVI Alexandre. Ils se détestent puis se désirent, comme le veut le célèbre trope « enemies to lovers ».
La Révolte de la reine, romance moderne
La romance historique dite « modernisée » est à la mode, en démontre le succès des livres et de la série Les Chroniques de Bridgerton. Plutôt habituée à la new romance — des romans d’amour aux intrigues et thématiques contemporaines —, Morgane Moncomble a voulu s’essayer à ce style, en conservant le ton que ses lecteurs lui connaissent.
Même si l’autrice a fait de nombreuses recherches sur l’époque et la vie réelle de Marie-Antoinette, il n’est pas question de réalisme historique dans La Révolte de la reine. Sa source d’inspiration principale : le film Marie-Antoinette de Sofia Coppola, qui s’amusait déjà des anachronismes.
« Pour moi ça aurait été ennuyeux d’écrire une romance historique en restant très réaliste, parce que ce ne serait absolument pas féministe, fun ou amusant », nous explique-t-elle en interview vidéo. L’objectif est plutôt de s’amuser avec une héroïne féministe et fougueuse, et de faire monter la tension sexuelle entre les personnages à grand renfort de dague et de dialogues piquants.
L’amour fait vendre
Qu’elle soit réaliste, historique, « dark » ou fantaisiste, la romance est en plein essor. Longtemps méprisés, les romans d’amour ont désormais une place de choix dans les rayons des librairies, et toutes les grandes maisons d’édition ont leur propre collection dédiée.
Morgane Moncomble, pionnière du genre en France, observe ce changement avec fierté, sans oublier l’époque où le genre était boudé « par les lecteurs, les médias traditionnels et même les librairies ». Aujourd’hui, des librairies spécialisées dans la romance ouvrent un peu partout en France : « Ça montre qu’on gagne un peu du terrain sur la littérature en France et c’est cool, même si on a encore pas mal de progrès à faire je pense », estime l’autrice.
Mais malgré son succès commercial, la new romance est encore trop souvent dénigrée, non sans misogynie. « J’ai l’impression qu’en fait, depuis toujours, dès qu’on parle d’amour, c’est forcément un sujet féminin et que parce que c’est féminin, du coup c’est stupide et ça n’a pas de valeur », regrette Morgane Moncomble.
Avec plus de 820 000 exemplaires vendus en 2025, et plus de 980 000 en 2024, elle prouve pourtant que la romance a de beaux jours devant elle. Depuis trois ans, elle s’impose et grimpe dans le classement des dix auteurs les plus vendus en France, devant des écrivains bien plus âgés et médiatisés. Pour Morgane Moncomble, cette réussite n’est pas qu’un accomplissement personnel, elle envoie aussi un message : « oui, la romance est lue par énormément de personnes et c’est un genre qui apporte beaucoup de réconfort aux gens, en tout cas aux Français ».

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