
À Wimereux, mairie et police municipale mobilisés aux côtés d'Opale Capture pour protéger une oie
16 avril 2026
Les dirigeants minimisent les craintes d’une crise systémique du crédit privé
16 avril 2026Escale à Port-Vendres – « Comme sur un navire, chacun a son rôle » : avec le bagad de Lann-Bihou un souffle breton gagne les quais catalans
Analyse : L'équipe a relevé certains éléments clés de cette actualité.
Voici ce que notre équipe pense de l'article « Escale à Port-Vendres – « Comme sur un navire, chacun a son rôle » : avec le bagad de Lann-Bihou un souffle breton gagne les quais catalans ».
Éléments à garder en tête
Entre les mâts, les aussières et les coques amarrées, ce sont cette fois les cornemuses, les bombardes et les percussions du bagad de Lann-Bihoué qui viendront faire vibrer le port les 18 et 19 avril. Une venue rarissime pour la prestigieuse formation musicale de la Marine nationale.
Né en 1952 sur la base aéronavale morbihannaise qui lui a donné son nom, le bagad de Lann-Bihoué est devenu, bien au-delà de la Bretagne, l’un des emblèmes les plus reconnaissables de la musique bretonne. Sa signature sonore, puissante et immédiatement identifiable, devrait trouver sur les quais catalans une résonance toute particulière. Sur ce pont musical, la base reste immuable : cornemuses écossaises, bombardes et percussions. C’est le cœur battant du bagad. Mais la formation aime aussi élargir l’horizon. « On reste toujours profondément bretons, mais on enrichit la palette sonore. Selon les années, on ajoute guitare, piano, saxophone ou clarinette. Cela permet d’explorer d’autres couleurs tout en gardant notre identité », explique le maître principal Eric Hannequin, penn-bagad (chef) de célèbre ensemble de musique bretonne depuis 2023.
Cette année encore, le répertoire navigue entre fidélité et ouverture. Comme les ports, les traditions musicales vivent des rencontres. Le bagad compose, réarrange, modernise, sans jamais rompre le fil. « Nous avons renouvelé près de 40 % du concert. Il y a des influences venues d’ailleurs, japonaises, égyptiennes ou sud-américaines, mais toujours avec cette base bretonne. Le but, c’est de faire vivre cette musique, de la transmettre à un public qui ne la connaît pas forcément. Il faut qu’elle reste en mouvement. »
À lire aussi :
CARTE. Escale à Port-Vendres : bateaux présents, parade, animations… Tout savoir sur l’évènement qui aura lieu du 17 au 20 avril
Des marins-musiciens
Et derrière les musiciens, il y a les marins. C’est même ce qui fait toute la singularité de la formation. « Nous sommes marins avant tout, avec la spécialité de musiciens », résume Eric Hannequin. Une identité qui se traduit par de nombreuses missions autour du globe. Il y a quelques semaines encore, le bagad embarquait sur le porte-hélicoptères amphibie Dixmude dans le cadre de la mission Jeanne-d’Arc. Cap sur le Kenya, Mayotte et La Réunion. « le occurrence d’embarquer, de vivre au rythme des marins de la Marine nationale, fait partie intégrante de ce que nous sommes. C’est aussi ce que viennent chercher les jeunes qui nous rejoignent. »
À lire aussi :
Escale à Port-Vendres : des mois de préparation, 170 bénévoles…. Dans les coulisses d’un festival qui grandit
À lire aussi :
INTERVIEW. Escale à Port-Vendres : « Cette seconde édition va prendre toute son ampleur »
Les trente musiciens, recrutés sur audition, ont entre 17 et 30 ans. Presque tous viennent des bagadoù civils, où se transmettent depuis des décennies les sonorités bretonnes. Trente musiciens, pas un de plus. « Dans la Marine, on parle de plan d’armement. Comme sur un navire, chacun a son rôle. Pour nous, l’effectif, c’est 30. »
À Port-Vendres, cette mécanique bien huilée prendra plusieurs formes. Une aubade le samedi matin, un concert d’1 h 15 le samedi soir, puis un défilé le dimanche. Face à la mer, les cornemuses de Lann-Bihoué devraient trouver un écho qui dépasse largement le simple cadre du concert.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Notre rédaction suivra les développements à venir et partagera des analyses.

9999999