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16 avril 2026Ali Cherri : « Notre devoir en tant que survivants face à une mort injuste, c’est de demander justice »
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Voici ce que notre équipe pense de l'article « Ali Cherri : « Notre devoir en tant que survivants face à une mort injuste, c’est de demander justice » ».
Récapitulatif des informations
Plasticien de renommée internationale, exposé de la Biennale de Venise au Palais de Tokyo, Ali Cherri a vu sa vie basculer en novembre 2024. Alors qu’un cessez-le-feu venait d’être annoncé entre Israël et le Hezbollah, une bombe a pulvérisé l’immeuble familial au cœur de Beyrouth, emportant ses deux parents. Aujourd’hui, celui qui a fait de la mémoire et des ruines le cœur de son œuvre transforme son deuil en un acte judiciaire en déposant plainte en France contre l’État d’Israël pour crimes de guerre.
Un combat judiciaire inédit
L’artiste revient sur l’instant suspendu où, entre l’annonce d’un cessez-le-feu et son application effective, le destin de sa famille a basculé dans l’horreur d’un quartier résidentiel pourtant épargné par les combats : « C’est dans cette brèche de temps entre l’annonce et l’application du cessez le feu, où l’armée israélienne a bombardé plusieurs sites civils à l’intérieur de Beyrouth. […] Un quartier très résidentiel, un quartier tranquille où il n’y a jamais eu d’activité militaire. […] Ce qui est terrible, c’est que les premières images qu’on a vues, c’était à la télé, on a vu notre appartement en feu et c’est comme ça qu’on a su. […] Amnesty a appelé à ce qu’il y ait une enquête pour crimes de guerre« .
Accompagné par la Fédération internationale des droits de l’homme, Ali Cherri explique comment sa double nationalité et la possession de l’appartement familial lui permettent aujourd’hui d’exiger des comptes : « Mes parents n’avaient pas la nationalité française, mais l’appartement où ils vivaient était en mon nom, donc c’était ma propriété. C’était le facteur d’entrée qui nous a permis de déposer cette plainte pour la destruction d’un bien et non pas pour l’atteinte à la vie civile. […] Notre devoir en tant que survivants face à une mort injuste, c’est de demander justice, d’abord pour mes parents, mais aussi pour nous les vivants, pour la famille, pour essayer de commencer à comprendre ce qui s’est passé« .
L’art comme rempart contre l’oubli : le témoignage d’un survivant
Pour ce plasticien né au début de la guerre civile libanaise, la condition de survivant est une identité profonde qui imprègne chaque geste créatif : « Je crois qu’il y a dans ce superlatif-là d’être un survivant, comme s’il y avait quelque chose de l’au-delà, d’au-dessus de la vie même, la vie qui déborde. Un survivant, je crois que c’est quelqu’un qui a connu la mort. C’est comme mourir avant de mourir« .
Au-delà de la tragédie personnelle, Ali Cherri voit dans le musée et la création cinématographique un espace de résistance essentiel pour redonner une voix aux corps brisés : « Ce qui me hante, c’est la possibilité de raconter après des traumatismes, après la violence, ce que je suis aujourd’hui en train de faire. Quelles possibilités de transmettre, de décrire, de s’indigner face à la violence qu’on a vécue. Le musée, c’est par essence, le lieu qui se soustrait aux aléas du monde, un lieu protégé […] Il crée une solidarité entre corps en ruine et je trouve cette solidarité entre des vécus qui sont très différents« .
>>> Ecoutez l’intégralité de l’entretien…
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : L’équipe continuera à observer la situation pour mieux informer nos lecteurs.

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