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16 avril 2026Analyse : Notre rédaction a examiné les faits et propose un résumé rapide.
Quelques points clés à retenir concernant « La hausse des prix des engrais force les agriculteurs à s’adapter – franceinfo ».
Ce qu’il faut garder en tête
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La guerre au Moyen-Orient et le blocage du détroit d’Ormuz ont de lourdes conséquences pour les céréaliers français qui utilisent de l’engrais. Certains envisagent même de réduire leur production.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Dans la campagne landaise, c’est la pleine saison des semis de maïs, comme chez Nicolas Bats. Avec son prestataire, cet agriculteur enchaîne les allers-retours entre le champ et la ferme. Du maïs dans le semoir et dans cette cuve, des engrais. Problème ? Le prix des engrais azotés s’est envolé de 500 à 800 euros la tonne en un mois, un coup dur pour l’agriculteur.« On travaille justement à essayer de minimiser sa quantité. On aura toujours besoin d’une petite quantité sur nos structures pour aller chercher un rendement correct capable de rentabiliser notre exploitation agricole », explique Nicolas Bats agriculteur.
Grâce à des plantations intermédiaires qui enrichissent le sol, Nicolas Bats a déjà réduit ses engrais. Mais pas assez pour affronter cette crise. Alors, dans ce champ, il a décidé de faire un nouveau test : diminuer graduellement les doses d’engrais. Et si, à l’automne, les rendements sont bons, il reproduira l’expérimentation dans tous ses champs.« C’est un pari risqué parce que je peux perdre de l’argent. C’est dommage de le faire le jour où il y a des guerres parce qu’on se rend compte qu’on est dépendant des produits qu’on utilise, mais on a besoin d’avancer », indique l’agriculteur.
Pour réduire les frais, d’autres ont pris une décision plus radicale. Rémy Deyres est éleveur de canards. Lui aussi cultive essentiellement du maïs pour les nourrir. Mais cette année, pour ne pas racheter des engrais au prix fort, changement de programme. Cette parcelle, par exemple, restera intégralement en jachère.
« On est certain qu’on ne va pas gagner d’argent vu que la jachère ne rapporte rien. Mais on est sûr de ne pas en perdre aussi », déclare Remy Deyres, agriculteur à Sainte-Colombes (Landes).
Et sur celle-ci, où se trouve encore du seigle, il fera finalement du soja. Une culture qui n’a pas besoin d’engrais azotés. Près de 2 000 euros d’économie. Un soja qu’il vendra sur les marchés, en espérant que la météo et les prix lui donneront raison sur ce choix de dernière minute.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : L’équipe éditoriale restera vigilante et partagera ses observations.

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