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Les inégalités de salaires ont continué de se réduire en 2024, selon les dernières données de l’Insee. Mais les femmes gagnent toujours 14% de moins que les hommes à temps de travail équivalent. À poste comparable dans une même entreprise, une femme perçoit en moyenne 3,6% de moins qu’un homme.
La situation continue de s’améliorer même si les inégalités demeurent fortes. Selon les dernières données de l’Insee, les femmes salariées dans le privé gagnaient en moyenne 21,8% de moins que leurs homologues masculins en 2024 (-0,4 point).
Dans le détail, la rémunération nette des premières s’élevaient en moyenne à 22.062 euros, contre 28.220 euros pour les seconds.
Cet écart s’explique en premier lieu par un volume de travail annuel plus faible (-9,1%) pour les femmes qui « sont moins souvent en emploi que les hommes au cours de l’année » et qui « occupent plus fréquemment un emploi à temps partiel », rappelle l’Insee.
À temps de travail égal les inégalités sont toutefois un peu moins prononcées, les femmes touchant en équivalent temps plein une rémunération 14% inférieure à celle des hommes (-0,2 point). Pour l’Insee, cet écart persistant est surtout lié à la « ségrégation professionnel », à savoir le fait que les femmes n’exercent pas les mêmes métiers que les hommes. Les métiers où les femmes sont surreprésentées (sécrétaires, nettoyeuses, aides à domicile…) sont en effet souvent moins bien rémunérés que ceux où les hommes sont les plus nombreux (ingénieurs, conducteurs routiers…).
Des inégalités plus prononcées pour certaines professions
Les écarts de rémunération entre hommes et femmes ont diminué sans interruption depuis 1995. Cette année-là, le salaire net moyen des femmes en équivalent temps plein était encore inférieur de 22,1% à celui des hommes. Autrement dit, l’écart s’est réduit de plus de 8 points en 30 ans (-0,3 point par an en moyenne).
Principale raison: une meilleure représentation des femmes parmi les cadres (38% des effectifs en 2024, contre 23% en 1995) qui sont en moyenne mieux rémunérés que les autres salariés. Mais cela s’explique aussi par la hausse du volume de travail des femmes concomitante à la baisse de celui des hommes ces dernières années. Résultat, l’écart de temps de travail s’est réduit de 5,8 points depuis 1995 (-14,9%).
L’ampleur des inégalités salariales peut varier considérablement selon les métiers. Par exemple, le salaire mensuel net des femmes cadres à temps de travail identique est 14,8% inférieur à celui des hommes. L’écart est en revanche moins marqué parmi les ouvriers et professions intermédiaires (-11,7% et -11,2%) mais surtout chez les employés (-1,9%).
De la même manière, les inégalités de salaires toujours en équivalent temps plein sont plus fortes dans les grandes entreprises de plus de 5.000 salariés (-16,7%) et dans les entreprises de 250 à 999 salariés (-17%) que dans les entreprises de moins de 10 salariés (-7,1%).
Un écart de salaire de 3,6% à poste égal
À poste identique dans une même entreprise, les inégalités salariales sont bien moins importantes. Dans cette configuration, une femme gagne en effet 3,6% de moins en moyenne qu’un homme travaillant dans le même établissement (-0,2 point).
L’Insee précise toutefois que « cet écart de salaire ‘à emploi comparable’ ne peut pas être interprété au sens strict comme une mesure de la discrimination salariale au sein des entreprises, car il ne tient pas compte de certaines caractéristiques individuelles des salariés (…) comme l’expérience, l’ancienneté dans l’entreprise ou le niveau de diplôme ».
Malgré ces inégalités de rémunération persistantes, la France est restée en 2025 avec l’Espagne à la première place du baromètre Equileap sur l’égalité profesionnelle. Ce classement prend en compte différents critères allant de l’écart de rémunération, à la politique de congé parental, en passant par la représentation des femmes aux conseils d’administration des entreprises.
À cet égard, une récente étude publiée par l’observatoire Skema sur la féminisation des entreprises a montré que les comités exécutifs et autres instances dirigeantes des groupes du CAC 40 étaient composés à près de 29% de femmes l’an passé. C’est 9,5 points de plus qu’en 2021.

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