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16 avril 2026Reuters.com
16 avril 2026Stiglitz, Zucman… Cette institution économique appelle à taxer les super profits énergétiques
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Points clés à connaître
JEAN-MARC BARRERE / Hans Lucas via AFP
Des économistes de l’Icrict plaident pour une taxe sur les bénéfices exceptionnels des entreprises énergétiques face à la crise actuelle.
Face à la flambée des prix de l’énergie dûe au conflit au Moyen-Orient, plusieurs économistes remettent sur la table l’idée d’une taxation des « superprofits ». Parmi eux, le prix Nobel Joseph Stiglitz et le Français Gabriel Zucman.
La Commission indépendante pour la réforme de la fiscalité internationale des entreprises (Icrict) plaide pour la mise en place d’une taxe visant les bénéfices exceptionnels réalisés par les groupes du pétrole, du gaz et des engrais. Une mesure que l’organisation juge à la fois « économiquement efficace » et relevant d’un « impératif moral ».
L’Icrict insiste sur le élément qu’une telle taxation ne pèserait pas sur les consommateurs, puisqu’elle ne s’appliquerait pas directement aux prix de l’énergie. Cette taxation vise en fait les profits générés par le contexte géopolitique actuel, et non les investissements des entreprises.
Depuis la fin février, les frappes américaines et israéliennes contre l’Iran ont contribué à faire bondir les prix du pétrole et du gaz, et notamment du fait des perturbations autour du détroit d’Ormuz, axe stratégique pour l’approvisionnement mondial.
Un déséquilibre durable après la fin du conflit
Pour l’Icrict, ces hausses alimentent un déséquilibre durable. « Les bénéfices exceptionnels (…) représentent un transfert soutenu de revenus dû à des contraintes d’approvisionnement qui persisteront longtemps après toute résolution » du conflit, souligne l’organisation, qui compte aussi parmi ses membres Thomas Piketty.
La hausse des prix de l’énergie frappe d’abord « les travailleurs, les agriculteurs et les nations importatrices », tandis que les grandes entreprises du secteur engrangent des gains importants. Et l’impact ne s’arrête pas là puisque l’augmentation des coûts se diffuse à l’ensemble de l’économie, touchant des matières premières essentielles comme les engrais ou l’aluminium.
À terme, ce choc pourrait nourrir une inflation plus large et pousser les banques centrales à relever leurs taux d’intérêt, au risque de freiner la croissance.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : L’équipe éditoriale continuera à analyser les faits.

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