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16 avril 2026Incendie du Cadran solaire : la seule Gilet jaune mise en cause relaxée par le tribunal de Perpignan
Analyse : Notre équipe offre une vue générale sur cette actualité récente.
Nos rédacteurs considèrent que « Incendie du Cadran solaire : la seule Gilet jaune mise en cause relaxée par le tribunal de Perpignan » est un article à suivre.
Points essentiels
Une mère de famille de 41 ans comparaissait ce jeudi 16 avril 2026 devant le tribunal correctionnel de Perpignan pour la destruction volontaire de l’œuvre monumentale, implantée sur un rond-point de Rivesaltes, en janvier 2019 lors d’une manifestation des Gilets jaunes. Le doute sur sa responsabilité et sa présence sur les lieux l’ont finalement emporté.
Ce procès ne ressemble décidément à aucun autre. À la barre du tribunal correctionnel ce jeudi, une « maman solo » âgée d’une quarantaine d’années, blonde au carré, toute vêtue de jeans, boucles d’oreille et collier en perles, fait front d’une voix douce et pleure à chaudes larmes. Deux enfants. Aucun casier judiciaire. Des revenus à hauteur de 1 200 euros jusqu’à fin avril. Elle était en janvier 2019 parmi les Gilets jaunes qui faisaient brûler la contestation au pied du Cadran solaire sur le rond-point du péage nord à Rivesaltes. Des dizaines de protestataires qui, dans la nuit du 18 au 19 janvier, avaient nourri un immense feu avec des palettes de bois, un monticule de pneus livré le soir même par camion et des litres de carburant, emportant Solart 2, l’œuvre XXL signée par l’artiste plasticien MA2F.
Aujourd’hui, elle est la seule devant la justice. Sans aucun de ses anciens camarades venus pour la soutenir. « Je conteste », se défend-elle. Tellement isolée que l’artiste Marc-André 2 Figuères, par la voix de son avocat Me Jean Codognès, se désiste finalement de sa constitution de partie civile et ne vient rien demander à son encontre avant même qu’elle en livre ses explications.
« Cet incendie n’est pas l’œuvre d’une seule personne »
« Ce soir-là, ils se disaient que deux gars du Boulou arrivaient avec des jerricans pour cramer le cadran. De panique, tout le monde a mis les pneus, les palettes à l’intérieur du Cadran solaire pour les enlever du milieu et pour qu’ils n’y aient pas accès. C’était une habitude de tout ranger dans la Cadran, même la nourriture. Je n’étais pas ivre. J’avais bu deux mojitos et en aucun cas j’étais dans un état inconscient à ne pas savoir ce que je faisais. Je suis partie. Et je n’étais pas sur les lieux au moment où le cadran a été incendié », répète-t-elle. D’ailleurs, si plusieurs témoins ont reconnu sur les lieux son véhicule bleu avec l’inscription de la Pat patrouille, la géolocalisation de son téléphone portable montre qu’elle déclenche une antenne relais à Perpignan, 10 minutes après le feu. Ne reste donc que les déclarations très versatiles à son encontre d’autres mis en cause qui, eux, ont bénéficié d’un non-lieu. Ajoutées à d’épaisses « zones d’incertitudes », aux « doutes » et « aux incohérences de l’information judiciaire » insistent ses avocats Mes Mélanie Le Quellec et Vincent Bissières.
Même le procureur Nessim Beddiaf « un peu gêné » est obligé d’en convenir. Il ne prend pas de réquisitions, et s’en remet à la décision du tribunal. Même Me Raymond Escalé, pour la communauté urbaine Perpignan Méditerranée qui réclame 5 000 euros au titre du préjudice d’image, suit le mouvement et reste sur ses interrogations. « . Je n’attends pas que cette femme soit déclarée coupable, je veux la vérité », termine-t-il. « Manifestement, cet incendie n’est pas l’œuvre d’une seule personne. » Et seule, le tribunal ne peut la condamner. La mère de famille essuie ses dernières larmes. Elle est relaxée.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Notre rédaction vous tiendra informés des changements importants.

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