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17 avril 2026
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17 avril 2026France : le remboursement des protections périodiques réutilisables sera effectif à la rentrée
Analyse : Quelques observations de notre équipe pour mieux comprendre les enjeux.
Un regard de nos journalistes sur l'article « France : le remboursement des protections périodiques réutilisables sera effectif à la rentrée ».
Résumé synthétique
Une mesure qui avait été adoptée il y a trois ans. Le gouvernement a annoncé, jeudi 16 avril, que le remboursement des protections périodiques réutilisables pour les femmes de moins de 26 ans et pour les plus précaires sera effectif « à la rentrée universitaire », en septembre ou octobre.
Cette mesure va concerner 6,7 millions de personnes, précise un communiqué conjoint des ministères de la Santé et de l’Égalité femmes-hommes, qui souhaitent ainsi « lutter contre la précarité menstruelle », « soutenir le pouvoir d’achat » et « encourager l’usage de produits réutilisables ».
« La précarité menstruelle n’est pas une fatalité : c’est une injustice à laquelle nous devons répondre avec détermination », a commenté la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, citée dans le communiqué.
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« Aucune femme, aucune jeune fille ne devrait avoir à renoncer à son hygiène intime : c’est une question de santé et dignité », a souligné Aurore Bergé, ministre déléguée à l’Égalité femmes-hommes.
Coton, vieux vêtements déchirés… Une femme sur dix utilise des alternatives aux protections menstruelles faute de moyens, selon une étude réalisée en novembre 2025 pour l’association Dons Solidaires, sur un échantillon de 4 002 adultes.
Le remboursement concernera à ce stade les produits périodiques réutilisables commercialisés dans les pharmacies, comme les culottes et les coupes menstruelles. Pour les références concernées, « le cahier des charges sera publié après l’avis de l’Anses », l’agence de sécurité sanitaire, a précisé le ministère de la Santé.
« Une mesure qui va dans le bon sens »
« C’est une bonne chose », a salué Manon Moret, secrétaire générale du syndicat étudiant Unef. Face « à l’augmentation de la précarité étudiante, c’est d’autant plus important d’avoir des politiques sur la question des soins et de l’hygiène », a-t-elle souligné. Selon la dernière étude de l’organisation étudiante, parue en août dernier, l’écart de coût de la vie atteint près de 285 euros entre les personnes qui ont leurs menstruations et celles qui n’en ont pas.
À Osez le féminisme, la porte-parole Gaëlle d’Albenas, se dit « très contente » de la mesure, bien qu’elle regrette qu’elle ait « tardé » à être mise en place « car ce ne sont pas des sujets considérés prioritaires ».
Si l’Union étudiante salue également « une mesure qui va dans le bon sens », elle dénonce « un remboursement partiel qui ne va pas mettre un terme à la précarité menstruelle » et regrette la limite d’âge à 26 ans. « C’est juste un pansement », estime Lenna Guerrier, représentante Île-de-France de l’organisation syndicale.
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Le budget 2024 de la Sécurité sociale, adopté fin 2023, prévoyait le remboursement de protections menstruelles réutilisables (culottes et coupes) pour les assurées de moins de 26 ans, ainsi que pour les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire (C2S) sans limite d’âge.
La mesure n’avait toutefois pas été mise en œuvre, en l’absence de la diffusion du décret d’application, suscitant la colère et l’incompréhension d’associations féministes et de fabricants de protections durables.
Interrogée l’an dernier à l’Assemblée nationale sur ce sujet, Aurore Bergé avait alors reconnu un « retard (…) pas acceptable » et avait affirmé que les engagements seraient tenus « avant la fin de l’année » 2025.
Avec AFP
Source : www.france24.com
Conclusion : Les développements à venir permettront de compléter notre point de vue.

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