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17 avril 2026Bientôt chez vous du vendredi 17 avril 2026
17 avril 2026Analyse : Voici un aperçu des faits selon nos journalistes.
Quelques points clés à retenir concernant « L’eurodéputée Rima Hassan dénonce des investigations « totalement disproportionnées » ».
Ce qu’il faut garder en tête
Quinze jours après sa garde à vue, Rima Hassan contre-attaque. L’eurodéputée a saisi, jeudi 16 avril, la Défenseuse des droits pour dénoncer une série de « manquements » des policiers et des investigations qu’elle juge « totalement disproportionnées ».
La responsable politique franco-palestinienne, membre de La France insoumise (LFI), avait été convoquée et placée en garde à vue le 2 avril à la suite d’une communication sur X, effacée ensuite. À son issue, le parquet avait indiqué qu’elle serait jugée pour apologie du terrorisme.
Des fuites dans la presse avaient fait état de la présence de drogue dans ses affaires. L’enquête sur une éventuelle détention de stupéfiants l’a démenti plus tard, et la procédure a été classée sans suite.
« Au vu de la gravité des manquements susceptibles d’avoir été commis, il est indispensable qu’une enquête intervienne rapidement », a déclaré son avocat, Me Vincent Brengarth.
Placement en geôle sans « nécessité », questions sur sa pratique religieuse et les valeurs de la République : la défense de l’eurodéputée dénonce une série de « manquements » des policiers du deuxième district de police judiciaire.
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Géolocalisation et « surveillance extrêmement poussée »
Elle dénonce aussi une étude de la géolocalisation de son téléphone sur trois mois, l’exploitation de son emploi du temps ou encore des recherches auprès d’Air France : des investigations « totalement disproportionnées », selon elle. Des méthodes sur lesquelles Mediapart se penche également dans une enquête publiée jeudi en début d’après-midi, faisant état d’une « surveillance extrêmement poussée ».
« Ces informations (sont) très graves et portent atteinte à l’État de droit », a commenté l’équipe de la parlementaire européenne.
Les révélations de Mediapart sont d’ailleurs venues perturber la séance de l’Assemblée nationale. Alors que les députés examinaient une proposition de loi visant à « renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d’attentat », les insoumis ont profité de leurs prises de parole sur les amendements pour interpeller le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez.
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Après avoir longuement refusé de répondre aux députés, ce dernier a fini par réagir, invoquant notamment « la séparation des pouvoirs ». « Dans cet article de Mediapart, je ne relève aucun acte qui ne relève d’une autre autorité que le pouvoir judiciaire, qui est un pouvoir indépendant et qui doit pouvoir mener ses investigations comme il l’entend », a affirmé Laurent Nunez, sans toutefois parvenir à calmer les députés insoumis. Les socialistes et les écologistes ont aussi interpellé le ministre de l’Intérieur à ce sujet.
Par ailleurs, la défense de Rima Hassan demande également à la Défenseuse des droits Claire Hédon de se pencher sur l’affaire de la découverte d’une prétendue drogue de synthèse, la 3-MMC, dans ses affaires.
Avec AFP
Source : www.france24.com
Conclusion : Nous restons attentifs à cette actualité et à son évolution.

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