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Selon notre équipe, l'article intitulé « au Liban, ces déplacés hésitent à retourner chez eux malgré le cessez-le-feu – franceinfo » mérite un regard attentif.
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La trêve des combats a débuté à minuit, après un mois et demi de conflit entre Israël et le mouvement libanais pro-iranien Hezbollah. Mais un dilemme se pose pour le million de déplacés : peuvent-ils rentrer chez eux, dans le sud du Liban, en toute sécurité ?
Un répit. Un cessez-le-feu entre Israël et le Liban est entré en vigueur, vendredi 0h01, après avoir été annoncé par le président américain Donald Trump. Il doit durer dix jours, mais l’armée libanaise a rapidement dénoncé des violations de la part d’Israël dans le sud du pays. Cette trêve intervient après un mois et demi de conflit. Depuis que le Liban a été entraîné dans la guerre au Moyen-Orient début mars quand le Hezbollah a visé Israël pour soutenir l’Iran, les frappes israéliennes sur le Liban ont fait plus de 2 000 morts et un million de déplacés.
Après des semaines de frappes et de déplacements massifs de population venues du sud, ce million de réfugiés s’interrogent aujourd’hui : peuvent-ils rentrer chez eux dès maintenant ? franceinfo a rencontré des Libanais dans un camp de déplacés à Beyrouth, juste après l’annonce du cessez-le-feu.
Quand nous arrivons, Fadi s’active déjà : « On se prépare !« , dit-il en chargeant une camionnette avec des palettes, et des couvertures. Ils nous expliquent qu’ils vont, lui et sa famille, partir dès vendredi matin : ils retournent chez eux dans la banlieue sud de Beyrouth.
Pendant que les hommes rangent, Chadia fume un narguilé près de sa tente. « Si Dieu le veut, on rentre chez nous. Il y a juste des vitres cassées, et des gravats. On est contents du cessez-le-feu et je souhaite que ça dure« , insiste-t-elle. Mona, la grand-mère, confie qu’elle n’en peut plus : « On est très fatigués, on est déprimés, les enfants sont épuisés et s’énervent. On est en plein soleil… La situation est très misérable« , décrit-elle.
Hassan aimerait lui aussi partir, mais, pour le moment, ce père de famille refuse de rentrer dans la banlieue sud. Il attend des garanties : « Jusqu’à ce que Nabih Berri, le président du parlement, et le Hezbollah nous disent qu’on peut y aller… On entend encore les drones, les avions de chasse sont toujours là. L’ennemi est trompeur. On ne peut pas lui faire confiance« , lâche-t-il.
Même prudence pour Ali. Il reste dans ce camp de déplacés, car c’est l’inconnue : « J’espère que nos maisons sont encore debout parce qu’elles sont près de la frontière, on est à 500 mètres de Bint-Jbeil« .
Son village, dans le sud du Liban est tout proche de ce bastion du Hezbollah où les combats ont fait rage avec l’armée israélienne. « Je ne sais pas si ma maison a été détruite. On n’a personne à qui demander pour le savoir… Il n’y a plus d’habitants là-bas, mais seulement le Hezbollah et l’ennemi israélien. Je voulais repartir aujourd’hui parce qu’il y a des choses chères à mon cœur chez moi. Et je voulais y aller avant que mon village ne soit occupé« , conclut-il.
Israël a en effet annoncé vouloir maintenir une présence dans le sud du Liban, dans une bande frontalière d’environ dix kilomètres de profondeur. Le village d’Ali se trouve précisément dans cette zone.
Au Liban, ces déplacés du sud du Liban hésitent à retourner chez eux malgré le cessez-le-feu : le reportage de Farida Nouar et Gilles Gallinaro
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : L’analyse sera enrichie dès que de nouvelles données seront disponibles.

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